Depuis les sceaux du Moyen Âge et les enluminures des chartes royales jusqu'à la moderne Marianne courant au frontispice des documents officiels contemporains, l'image est une marque du pouvoir. Mais, de tout temps, l'Administration a aussi utilisé dessins et photographies pour informer, garder une trace, justifier une action, faire de la propagande... Présentes dans les dossiers aux côtés des documents écrits, les images ont gagné le statut d'archives à part entière alors que la nécessité de conserver et de rendre publique la production administrative s'est imposée. Dans une époque qui privilégie les images, il est une autre exigence : s'orienter dans une foisonnante diversité. Collections d'images à caractère documentaire ou fonds constitués de documents figurés, il faut les localiser, les inventorier, les décrire. Rassemblant des recherches présentées lors du 132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, cet ouvrage apporte un éclairage sur un large éventail de l'iconographie administrative et documentaire qui est étudiée et questionnée en considération des principales missions des services d'archives : collecter, conserver, valoriser. Et puisque, dit-on, un petit dessin vaut mieux qu'un long discours, on ne s'étonnera plus de trouver autant d'images à côté des mots, autant de documents figurés dans les archives.
Les sources utiles a à la biographie et à la prosopographie ne se limitent pas aux registres paroissiaux ou d'état civil et aux minutes notariales. Nombre d'organismes, publics et privés, ont accumulé des renseignements sur toutes sortes d'individus. C'est à ces autres sources que le présent ouvrage introduit, en attirant l'attention sur des fonds peu connus ou insuffisamment exploités et des outils de recherche nouveaux. Il offre un regard original sur les dictionnaires biographiques et présente, à titre d'illustration, une recherche sur les musiciens d'église dont les résultats se situent entre histoire individuelle et radioscopie d'un groupe social. Professionnels des archives, universitaires et chercheurs ont, à l'occasion du 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, échangé sur leurs méthodes et leurs outils de travail. La diversité des contributions ici publiées suggère la richesse des sources à mobiliser et l'ampleur des masses documentaires à exploiter pour qui se lance dans une enquête sur les individus, qu'il s'agisse de retracer des parcours individuels ou collectifs. Car chacun de ces dossiers personnels, de ces matricules, de ces fonds d'archives, livre les matériaux d'un roman individuel, familial ou social, et transmet les échos de millions de destinées, célèbres ou inconnues, glorieuses ou obscures.
Résumé : Tous les éléments de notre vie quotidienne sont " esthétisés " de manière plus ou moins importante : les journaux sont remplis d'images, presque tous les objets utilitaires sont investis par le design, les villes sont décorées de monuments, les jardins sont multipliés en tous lieux. De manière plus déconcertante, nous pouvons prendre aussi plaisir au spectacle, de la guerre, ou des ruines : lorsque nous regardons à la télévision un documentaire sur la guerre du Vietnam, présenté sur un mode narratif, il est accompagné d'une musique. Quel est le rôle de cette musique ? Enfin, notre expérience esthétique est souvent associée à des " messages " : les artistes dénoncent la guerre, critiquent la société, revendiquent des accès privilégiés à la liberté, à la vérité, à l'authenticité ou à l'absolu... Comment définir alors les " sentiments esthétiques ", au regard de cette complexité des objets vers lesquels ils se portent ? Ce livre essaie de repérer la spécificité d'une expérience esthétique : celle-ci intervient lorsqu'il y a plaisir dérivé des formes du monde, dans leur stylisation propre ; le phénomène du style est ainsi un des aspects centraux de la vie sociale. Mais ce plaisir est lié à des perceptions qui dépendent elles-mêmes de croyances et de présupposés. Deux objets très similaires par leurs propriétés effectives pourront ainsi être appréhendés de manière très différente suivant la diversité des croyances que nous avons vis-à-vis d'eux (par exemple s'il s'agit d'un original ou d'une copie). La thèse de ce livre est ainsi de souligner que les plaisirs esthétiques, comme les " valeurs " esthétiques qui leur sont associées, interviennent à partir de croyances préalables, dans le cadre général d'un rapport " cognitif " au réel. Ces croyances obéissent à une logique propre. Elles peuvent faire l'objet d'une rationalisation, en sorte que l'analyse des sentiments esthétiques quitte le registre de la subjectivité ou de l'irrationnel.
Résumé : Le concept d'Homo oeconominus est central dans la tradition des sciences sociales, aussi bien pour la caractérisation d'un type d'action concernant le domaine économique que pour l'opposition de celui-ci à d'autres domaines, en particulier celui de la sociologie, où cette notion peut néanmoins être importée. Cette enquête, qui prend appui sur la tradition de la science économique, peut ainsi apparaître comme une tentative de sociologie de la connaissance, dans la mesure où elle indique les difficultés qui ont donné naissance à l'acceptation d'idées ambiguës concernant le principe de la rationalité économique. Hume, Smith, Mill, Menger, Walras, Pareto, Weber, von Mises, Parsons, Coleman sont ici mobilisés ou convoqués pour construire et comprendre cet Homo oeconomicus, acteur social aussi énigmatique que rationnel.
Yaël, commissaire de police, s'est formé une solide réputation au sein de la brigade qu'il dirige sous la responsabilité de son patron. Il va découvrir sa véritable identité avec le concours de Jeannot, son ami de toujours. La quête de la vérité, l'application de la justice, le devoir de servir avec honneur et droiture base de l'engagement qu'il a pris lors de son entrée dans le corps de la police vont être le fer de lance de son action. C'est une histoire passionnante qu'il raconte sans détour. Il en est fier.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.