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Vivre ensemble dans la diversité culturelle. Europe centrale et orientale après 1989
Dembinska Barbara
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753520134
Alors que les Etats nationaux sont confrontés à la diversité culturelle croissante et peinent avec les politiques d'inclusion-exclusion de l'" autre ", la recherche des pratiques permettant de vivre ensemble s'impose. Cet essai propose une façon de comprendre les processus intégrateurs dans les sociétés divisées, basée sur l'observation des développements politiques en Europe centrale et orientale depuis 1989. Les changements fréquents de frontières au cours de l'histoire et les déplacements forcés de populations expliquent le " patchwork " ethnique dans la région et les hostilités profondes entre communautés et pays qui se méfient de leurs voisins, se perçoivent comme des victimes et sont perçus comme des bourreaux. De fait, les politiques de (re]construction de l'identité nationale des majorités s'expriment souvent en opposition aux groupes minoritaires. Les tensions qui en découlent se manifestent tant au niveau des institutions, des politiques historiques et linguistiques des Etats qu'à des niveaux interétatique et local, avec des situations, parfois cocasses et curieuses, de tiraillements entre communautés culturelles pour des noms topographiques et des symboles. L'absence de conflits violents dans ce contexte amène l'auteure à explorer la formation de la " colle " qui tient ensemble les groupes culturels autrement divisés: rapprochement des mémoires collectives, l'élaboration des lois linguistiques et éducationnelles, les formes de représentation politique et le rôle des acteurs externes, dont l'Union européenne. L'exploration des relations ethniques dans la région incite à réfléchir sur la diversité culturelle, ici et ailleurs, et sur l'importance des processus politiques d'essais et d'erreurs pour son intégration.
Présentation de l'éditeur À quoi ressemblera le monde en 2030, voire en 2050 ? Qui seront les principaux acteurs de la recomposition en cours ? Celle-ci entraînera-t-elle le déclin définitif des pays occidentaux ou se traduira-t-elle par un élargissement du club de la prospérité ?Telles sont les questions auxquelles répond ce livre qui postule que les trois géants démographiques mais aussi économiques que sont la Chine, l Inde et l Afrique, seront à l initiative des grands bouleversements qui nous attendent. Et si le décollage de l Afrique est plus récent, elle est une pièce indispensable de ce puzzle : la Chine et l Inde se tournent de plus en plus vers ce continent réservoir de ressources naturelles et marché de masse et l entraînent dans leur croissance.Passant en revue les différentes dimensions de cette globalisation ressorts démographiques et mouvements migratoires, innovations technologiques, maîtrise des ressources naturelles et des matières premières Jean-Joseph Boillot et Stanislas Dembiski s efforcent d en discerner les risques et les opportunités. Et si la Chine se place en tête de cette course effrénée, les auteurs montrent qu elle est en voie de stabilisation, tandis que l Inde et l Afrique devraient révéler tous leurs potentiels dans les prochaines décennies.
Peuple, populisme, identité et nation sont quatre mots utilisés comme slogans dans une cacophonie encore amplifiée par les réseaux sociaux. Or, lorsque les mots se vident de leur sens à force d'avoir été maltraités et manipulés, le dialogue devient impossible. Les auteurs de ce volume se penchent sur ces termes, en se tournant vers l'Ecriture et les traditions chrétiennes, pour préciser leur portée dans l'Europe d'aujourd'hui. Ils proposent ainsi au lecteur de mieux cerner la complexité de ces thématiques politiques, à rebours des discours réducteurs. Ce travail est le fruit d'une collaboration originale de l'Association internationale pour l'enseignement social chrétien (AIESC) et de la Faculté de théologie catholique de l'Université de Strasbourg.
Comment expliquer la survie des Etats de facto, ces régions séparatistes qui échappent au contrôle des capitales et qui proclament leur indépendance sans pour autant obtenir la reconnaissance internationale ? Bien qu'ils possèdent les attributs étatiques, ils sont considérés comme des "trous noirs" et restent de ce fait invisibles et isolés aux yeux du monde entier. Alors que la plupart des écrits se concentrent sur l'impasse diplomatique et les jeux de pouvoir géopolitique, l'auteure, sans nier l'importance de ces facteurs, met en lumière les processus internes de ces anomalies du système international. Elle montre comment ces entités politiques fabriquent une capacité économique et institutionnelle ainsi qu'une identité collective, qui, au fil du temps, réussissent à institutionnaliser les Etats de facto et à les ancrer dans l'imaginaire collectif. Appuyée par une impressionnante documentation et une connaissance intime du terrain — notamment en Abkhazie et en Transnistrie —, l'auteure rompt avec l'image de simples marionnettes d'un Etat-patron. Ainsi, malgré le gel des conflits dans une situation qui se maintient entre guerre et paix, la construction des Etats de facto se poursuit et confère à ces derniers un certain degré de légitimité. Cet ouvrage remarquable présente une lecture fort originale du monde postsoviétique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.