Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La fabrique des Etats de facto. Ni guerre ni paix
Dembinska Magdalena
PU MONTREAL
36,00 €
Épuisé
EAN :9782760644731
Comment expliquer la survie des Etats de facto, ces régions séparatistes qui échappent au contrôle des capitales et qui proclament leur indépendance sans pour autant obtenir la reconnaissance internationale ? Bien qu'ils possèdent les attributs étatiques, ils sont considérés comme des "trous noirs" et restent de ce fait invisibles et isolés aux yeux du monde entier. Alors que la plupart des écrits se concentrent sur l'impasse diplomatique et les jeux de pouvoir géopolitique, l'auteure, sans nier l'importance de ces facteurs, met en lumière les processus internes de ces anomalies du système international. Elle montre comment ces entités politiques fabriquent une capacité économique et institutionnelle ainsi qu'une identité collective, qui, au fil du temps, réussissent à institutionnaliser les Etats de facto et à les ancrer dans l'imaginaire collectif. Appuyée par une impressionnante documentation et une connaissance intime du terrain — notamment en Abkhazie et en Transnistrie —, l'auteure rompt avec l'image de simples marionnettes d'un Etat-patron. Ainsi, malgré le gel des conflits dans une situation qui se maintient entre guerre et paix, la construction des Etats de facto se poursuit et confère à ces derniers un certain degré de légitimité. Cet ouvrage remarquable présente une lecture fort originale du monde postsoviétique.
Blais André ; Dembinska Magdalena ; Saint-Martin D
Agir c'est d'abord s'informer. Bien des gens se désinvestissent du champ de la politique, résignés à l'idée de ne pas en comprendre les tenants et aboutissants et frustrés de ne pas être à la hauteur pour bien évaluer les choses à une saine distance. Se sentant parfois impuissants face aux décideurs qui souvent les ignorent, ils se demandent alors à quoi bon s'y intéresser. Pourtant, pour réfléchir aux enjeux de notre société et se positionner en tant que citoyen actif, il faut avoir les clefs qui permettent de débattre des sujets d'actualité. En ce sens, il faut lire les philosophes, les penseurs et les spécialistes qui font de la politique leur sujet de prédilection. C'est ce à quoi nous invitent les professeurs de science politique de l'Université de Montréal, à l'occasion du soixantième anniversaire de leur département. En 25 questions bien choisies, puis auscultées, décortiquées et repensées dans un style limpide et enlevé, ils éclairent de leurs propos tant les connaisseurs que les néophytes. Ce deuxième volume suscitera sans nul doute autant d'intérêt que le premier, et permettra à chacun d'aiguiser son regard avec des réponses simples à des questions de ce genre : Veut-on vraiment un Etat religieusement neutre ? Peut-on décoloniser le Canada ? Pourquoi la corruption existe-t-elle ? Pourquoi les dictateurs sont-ils élus ? Pourquoi Trump ? Les médias sociaux transforment-ils le monde politique ? Où va le monde ? Des questions plus que jamais d'actualité en ce début de XXIe siècle marqué par des bouleversements technologiques, écologiques et identitaires sans précédent.
A l'occasion du 5e anniversaire de Laudato si', le pape François a lancé une année de l'écologie dont le but est de favoriser une conversion écologique par les actes. Le présent ouvrage s'inscrit dans cette dynamique, avec un angle grand public. Ecologie intégrale, technocratie, consommation énergétique, échanges de datas, voilà autant de termes abordés ici à nouveau frais, non pas dans une perspective inéluctablement pessimiste, mais comme des défis pleins d'espérance lancés à l'humanité. L'homme qui est conçu à l'image de Dieu participe au logos divin. Par son intelligence, il est capable de réformer son agir et de s'orienter vers le bien commun.
Alors que les Etats nationaux sont confrontés à la diversité culturelle croissante et peinent avec les politiques d'inclusion-exclusion de l'" autre ", la recherche des pratiques permettant de vivre ensemble s'impose. Cet essai propose une façon de comprendre les processus intégrateurs dans les sociétés divisées, basée sur l'observation des développements politiques en Europe centrale et orientale depuis 1989. Les changements fréquents de frontières au cours de l'histoire et les déplacements forcés de populations expliquent le " patchwork " ethnique dans la région et les hostilités profondes entre communautés et pays qui se méfient de leurs voisins, se perçoivent comme des victimes et sont perçus comme des bourreaux. De fait, les politiques de (re]construction de l'identité nationale des majorités s'expriment souvent en opposition aux groupes minoritaires. Les tensions qui en découlent se manifestent tant au niveau des institutions, des politiques historiques et linguistiques des Etats qu'à des niveaux interétatique et local, avec des situations, parfois cocasses et curieuses, de tiraillements entre communautés culturelles pour des noms topographiques et des symboles. L'absence de conflits violents dans ce contexte amène l'auteure à explorer la formation de la " colle " qui tient ensemble les groupes culturels autrement divisés: rapprochement des mémoires collectives, l'élaboration des lois linguistiques et éducationnelles, les formes de représentation politique et le rôle des acteurs externes, dont l'Union européenne. L'exploration des relations ethniques dans la région incite à réfléchir sur la diversité culturelle, ici et ailleurs, et sur l'importance des processus politiques d'essais et d'erreurs pour son intégration.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
Que se passe-t-il dans l'esprit d'un homme qui agresse sa conjointe, qui en tue un autre ou qui s'adonne au vol comme mode habituel de vie? Qu'est-ce qui motive ou qui pousse cet homme à agir d'une façon qui non seulement contrevient aux lois, mais qui est aussi considérée comme inacceptable et immorale par la majorité de la population? Il n'existe certes pas d'explication unique et encore moins de réponses simples à ces questions; néanmoins, ce livre sur la psychocriminologie psychanalytique explore quelques hypothèses qui permettront au lecteur de mieux saisir ce qui, au plan psychique, sous-tend la délinquance. Cet ouvrage regroupe l'essentiel des contributions théoriques psychanalytiques utiles pour la compréhension du fonctionnement psychique du délinquant. Il explique les notions fondamentales en même temps qu'il permet de saisir le cheminement développemental qui mène à la délinquance à partir de propositions et de cas précis. En présentant de façon concrète la dynamique complexe des relations passionnelles et de la violence conjugale, ainsi que des portraits cliniques éclairants sur les personnes qui ont commis des délits, Dianne Casoni et Louis Brunet ouvrent la voie à l'intégration des connaissances théoriques à la réalité clinique.