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Delémont (1875-1975). Urbanisme et habitat
Daucourt Philippe ; Donzé Pierre-Yves ; Kohler Fra
ALPHIL
44,00 €
Épuisé
EAN :9782940398126
Au cours du siècle dernier, la physionomie de Delémont s'est radicalement modifiée : de petite bourgade médiévale, elle est devenue la ville moderne que l'on connaît aujourd'hui. Cette métamorphose s'explique par la forte industrialisation de la région au tournant du XXe siècle, ainsi que par l'importance prise par cette localité dans le réseau ferroviaire franco-suisse. Ces éléments induisent de profonds changements : la nouvelle gare, construite en 1875 à l'extérieur du centre historique, constitue bien vite un nouveau pôle de la ville, qui demeure un certain temps bicéphale - la partie neuve de Delémont se situant à bonne distance du bourg ancien. A ce quartier moderne s'ajoutent, un peu partout dans la ville, de nouvelles constructions, destinées à héberger l'importante main d'oeuvre attirée par la vigueur industrielle des environs. Les très nombreux bâtiments de logement ouvrier construits tout au long du XXe siècle ont ainsi façonné Delémont jusqu'à définir une bonne partie de son identité actuelle. L'étude de ces bâtiments, des plus humbles aux plus miséreux au plus progressistes, raconte, en filigrane, la vie quotidienne de la population modeste des ouvriers. Elle permet aussi d'inscrire l'exemple delémontain dans des tendances de construction que l'on retrouve, pour la même époque, ailleurs en Europe. Elle permet enfin d'illustrer l'histoire de Delémont au XXe siècle, ainsi que les bouleversements urbanistiques, sociaux et économiques connus par cette ville. Le présent ouvrage, abondamment illustré, appréhende ce phénomène au travers de plusieurs angles : les grandes étapes historiques du développement urbain de Delémont sont ainsi exposées tant du point de vue des constructeurs que de celui des ouvriers. Des fiches détaillées présentent enfin une série d'exemples concrets de ce patrimoine aussi important que fragile, soit une cinquantaine d'immeubles parsemés dans la ville.
Séverine Daucourt est poète. Ses trois derniers livres, Salerni, A trois sur le quivive et Dégelle, publiés aux éditions de La Lettre Volée (Bruxelles), convoquaient les notions d'altérité, d'identité sexuelle, de corps et de féminité, à travers une possible érotisation de la langue. L'auteure tente à présent de circonscrire, à partir de son expérience et dans un style frontal et accessible quoique toujours poétique, ce qui fait perdurer le "drame féminin". Sa voix, nue et franche, affirme autant qu'elle questionne, se brise autant qu'elle résiste, énonce mais n'accuse pas. Transparaître serait-il un poème politique qui s'adresse, sans les confondre ni les opposer, et aux femmes et aux hommes ?
Résumé : La maladie de Parkinson est caractérisée par la disparition de neurones dans une zone particulière du cerveau appelée "substance noire" ou "Locus Niger" . Noire substance est un texte, le résidu d'une expérience intime : la mort programmée du père de l'autrice, touché par cette pathologie. Il tente de relater cet étrange voyage au cours duquel le moi se délite et où le corps seul finit par compter et imposer sa façon de parler. Même s'il intègre à la narration les détails des conséquences de la dégénérescence, ce récit n'est que la vérité de celle qui l'a écrit en cherchant, comme dans ses précédents livres, à ne jamais mentir, à saisir l'abrupt de la vie pour y débusquer aussi l'improbable douceur.
Sujet Dans leur collection d'études monographiques consacrées aux architectes suisses romands, les Archives de la construction moderne abordent le cas de la jurassienne Jeanne Bueche, première femme architecte romande diplômée de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Sa carrière commence en 1944 ; sa réalisation la plus connue est la Chapelle de Montcroix située à Delémont. L'uvre de Jeanne Bueche est caractéristique de la modernité régionale suisse d'après-guerre. Son architecture, d'une facture forte et personnelle, se situe en marge des grands débats architecturaux ; elle associe des influences d'origines aussi diverses que l'architecture traditionnelle régionale, le classicisme structurel d'Auguste Perret ou la Modernité rationaliste des Nordiques. L'ouvrage, qui est composé comme un guide raisonné et abondamment illustré, retrace la carrière de l'architecte et propose une analyse des bâtiments les plus significatifs.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.
Localisé à l'extrémité orientale du lac de Neuchâtel, dans un ancien bras de la rivière la Thielle, le site de La Tène a été découvert en 1857 lors de la " fièvre lacustre ". Il a fourni près de 5'000 objets principalement liés à l'armement, mais aussi à la parure ainsi qu'aux activités domestiques et artisanales. Daté de la transition entre le 3e et le 2e siècle avant J.-C., le gisement devient, dès 1874, le site éponyme du Second âge du Fer (480-30 avant J.-C.). Cet ouvrage présente l'approche fonctionnelle des 58 outils en fer à vocation artisanale du site conservés dans les collections du Laténium, parc et musée d'archéologie de Neuchâtel (Hauterive). Le corpus comprend une majorité de petits outils (ciseaux, pointes et gouges), des haches, des scies, un marteau et des indéterminés. Les viroles ont été incorporées à ce corpus car elles renvoient aux systèmes d'emmanchement utilisés, au même titre que les manches d'outils. Le " faciès " de l'outillage de La Tène se distingue par une surreprésentation des haches et une sous-représentation des outils généralement voués au travail des métaux (marteaux, tas, pinces, limes). La présence d'outils complets n'ayant pas subi de destructions volontaires renvoie aux phénomènes des dépôts laténiens. Il peut s'agir de dépôts d'outils " exogènes ", considérés comme des " offrandes " ou d'outils ayant participé à la création, au fonctionnement et à l'entretien du site ou de son mobilier, les deux cas ne s'excluant pas.