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Eloge de la verticalité. Carnets de route d'un voyageur sédentaire
Jelmini Jean-Pierre ; Knoepfler Julien
ALPHIL
35,00 €
Épuisé
EAN :9782889305773
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.
Jelmoni Philippe ; Crooks Pierre ; Le Falher Frédé
Résumé : Comment sont nées " Le Telefon " (avec Gaston), " Le roi d'Angleterre ", " Alexandre ", " Les cornichons " et plusieurs autres ? Les anecdotes illustrées vous conteront la petite histoire des ces classiques indémodables créés au fil de sa vie par Nino Ferrer. Et dans le CD, vous aurez le plaisir de redécouvrir ces chansons réinterprétées par "La bande à Gaston" avec en invités Emma Daumas, Adrienne Pauly, Ignatus, Klaus Blasquiz, Merlot, Emilie Anne Charlotte, Benoit Dorémus, Michel Winogradoff, Luc Alenvers, Erwan Roux.
Dès les premiers jours de la Grande Guerre, Willy Russ (1877-1959) entame la rédaction d'un journal que lui demande de tenir son père Carl, président du conseil d'administration de la chocolaterie Suchard S.A, organe faîtier dont Willy est le secrétaire. Jusqu'à l'armistice de 1918, en fils obéissant et consciencieux, Willy va rédiger un manuscrit d'environ 3000 pages - malheureusement disparu -, dont il publiera en 1924 un résumé représentant environ 15 % de l'original. Mais le tirage de cette première édition des Souvenirs de 1914 à 1918, destinée à la famille, est si réduit qu'il ne subsiste plus aujourd'hui qu'une poignée d'exemplaires de cet épais volume tombé dans l'oubli. La présente réédition veut mettre un terme à cette éclipse. La richesse de ce document est en effet considérable. Industriel malgré lui mais surtout amateur de musique et, plus encore, de peinture, Willy Russ, nous offre, à la manière d'une chronique de l'immédiat, un regard original sur la guerre, sa perception et ses répercussions sur la vie sociale, économique, politique et culturelle de la Suisse et du canton de Neuchâtel. Très présent y est également le sort de la maison Suchard, sise à Neuchâtel mais dont le dynamisme dépend de l'activité de ses quatre succursales installées dans les pays belligérants. L'auteur raconte enfin le quotidien d'une famille de la bourgeoisie neuchâteloise dont le train de vie et les modes de sociabilité ne sont que peu touchés par la guerre.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
Sur les hauteurs de la Riviera vaudoise se dresse le Palace de Caux, siège d'un mouvement international répondant au nom mystérieux de " Réarmement moral " s'apprêtant à fêter ses huit décennies d'existence. Des élites de tous bords y convergèrent en masse dès 1946 pour assister à ses conférences annuelles. Qui formait la nébuleuse de ce cercle porté par un réseau de bénévoles consacrant leur vie à " changer le monde " ? Comment qualifier ce qui ne fut ni un nouveau mouvement religieux, ni une organisation politique ? Quelles furent ses activités et comment expliquer sa pérennisation ? Brassant des millions durant un âge d'or encore mythifié, le RAM est resté dans les mémoires pour son anticommunisme. A partir d'archives inédites croisées avec des entretiens de sympathisant·e·s, cet ouvrage analyse ses mécanismes de pérennisation comme les expressions de la pensée d'un mouvement devenu aujourd'hui l'ONG Initiatives of Change. Une première partie du livre dissèque les influences qui traversent l'idéologie de Troisième voie (méthodisme, personnalisme, libéralisme économique et conservatisme moral) et les procédés systématiques du mouvement. Les formes et les stratégies discursives de la propagande qu'il met en place après la mort de son fondateur sont l'objet de la seconde partie. Le RAM adapte son agenda à celui du reste de la société : face à l'activisme des milieux progressistes des années 1960, il élabore une " contre contre-culture " destinée à la jeunesse ainsi que des écrits antiféministes. La chute du Mur lui donne un nouveau souffle, avec des missions en ex-URSS et la promotion d'une justice restauratrice.
Depuis l'introduction de l'assurance obligatoire des soins en 1996, les controverses sur l'organisation et le financement de l'assurance-maladie, les coûts croissants du système de santé ou encore les relations tendues entre assureurs et professions médicales, constituent autant de points d'achoppement majeurs de la politique suisse. Malgré cette actualité brûlante, l'histoire du système de santé demeure largement méconnue. En s'appuyant sur des archives jusqu'alors inexploitées, ce livre éclaire pour la première fois l'histoire de longue durée des caisses-maladie, qui forment le socle institutionnel du système de financement des soins. Il révèle la façon dont les myriades de sociétés de secours mutuels du XIXe siècle, à fort ancrage local et s'adressant en premier lieu aux hommes de la classe ouvrière, se sont transformées au cours du XXe siècle en caisses-maladie opérant sur l'ensemble du territoire national. La diffusion de l'assurance-maladie auprès de couches toujours plus larges de la population a modifié la gouvernance et le fonctionnement des sociétés mutuelles, qui ont progressivement adopté les technologies commerciales issues du monde de l'assurance-vie. Cet effacement des anciens idéaux mutualistes et leur remplacement par des mécanismes de marché se sont accompagné d'une concentration sectorielle croissante et ont conduit à l'émergence, après la Seconde Guerre mondiale, de l'assurance-maladie en tant que produit de consommation de masse. La thèse de doctorat dont ce livre est issu a reçu le Prix Pierre du Bois 2021, récompensant annuellement la meilleure thèse en histoire défendue à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève.