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Histoire de l'écologie. Une science de l'homme et de la nature
Deléage Jean-Paul
LA DECOUVERTE
19,06 €
Épuisé
EAN :9782707120670
L'évolution des sociétés humaines met aujourd'hui en jeu les équilibres fondamentaux de la biosphère et la survie de l'humanité. La conscience scientifique de ces problèmes est récente. Ce livre en retace l'histoire passionnante et mouvementée, ainsi que celle de ses principaux acteurs. L'écologie plonge ses racines dans un passé biséculaire, avec l'équilibre de la Nature de Linné et le principe de population de Malthus. Les voyages biogéographiques de Humboldt, l'agrochimie de Liebig et surtout la théorie de l'évolution de Darwin préparent la définition donnée en 1866 par Haeckel : l'écologie est la science des relations des êtres vivants, plantes et animaux, entre eux et avec leur milieu. Mais il faudra attendre le début de ce siècle pour que soient définis et mis en oeuvre les concepts modernes de l'écologie : "biosphère" (Vernadsky), "écosystème" (Tansley) ou "réseau trophique" (Linderman). Et c'est beaucoup plus récemment que les progrès de la génétique et des mathématiques, ceux des techniques modernes d'observation et de l'informatique lui ont ouvert d'immenses et nouveaux espaces de recherche. Dès l'origine, en intégrant le phénomène humain à sa réflexion, l'écologie s'est située sur le terrain complexe des rapports homme-nature. Elle est donc la matrice vivante d'une nouvelle conscience et d'une nouvelle culture, celles de notre appartenance à la nature. C'est dire qu'elle est au coeur d'un débat crucial, celui de notre dépendance vis-à-vis de cette dernière, que nos sociétés croyaient naïvement avoir maîtrisée sans retour.
Un jour, les femmes n'enfanteront plus. Leurs cellules et celles des hommes seront soigneusement produites, sélectionnées puis traitées en laboratoire en vue de la fabrication industrielle d'êtres humains. Améliorés, sur mesure, sans défauts génétiques. De la science-fiction ? En réalité, cet avenir d'où l'enfantement aurait disparu, ce futur où les enfants ne seraient plus le fruit du hasard biologique mais celui d'un système technologique finement paramétré, est déjà parmi nous, en puissance. Petit à petit, par ses avancées dans le domaine des technologies de la reproduction (de l'insémination artificielle à l'ectogenèse, en passant parla fécondation in vitro et la congélation d'ovaires) et au prétexte fallacieux de libérer les femmes, la technoscience nous y conduit. Après avoir pris le contrôle des sols et celui des corps travailleurs dans le but d'accroître toujours plus son emprise, l'industrialisme, dans la poursuite de son geste totalitaire, s'affaire depuis plusieurs décennies à prendre le contrôle du vivant.
Yachar Kémal, moins que le romancier-paysan que l'on a complaisamment décrit, est le romancier du déplacement, d'un mouvement encore indécis, dans le monde turc des débuts de la République kémaliste à nos jours, monde en quête de repères, de buts, déplacement guidé pour beaucoup par le seul espoir d'un peu plus de liberté. Le propos du romancier est de dire et d'accompagner ce passage dont il est partie prenante : d'une dimension verticale qui unit la communauté à la terre d'une part, au ciel de l'autre, l'inscrivant dans une perspective cosmique - c'est le rôle du pilier de la tente des nomades - nous passons à l'horizontalité d'un maillage serré qui manifeste des formes nouvelles et multiples de contrôle et de mainmise. La parole de Yachar Kémal est d'abord une parole qui soumet à son examen l'exercice des pouvoirs quels qu'ils soient, y compris le sien.
Debeir Jean-Claude ; Deléage Jean-Paul ; Hémery Da
Chocs pétroliers, accidents nucléaires, crise climatique, déforestation et désertification : l'actualité ne cesse de mettre en évidence le rôle crucial de l'énergie dans le devenir du monde. Or l'histoire est un puissant moyen d'explorer ces crises en les replaçant dans la longue durée des sociétés humaines. S'il est vrai que le feu de bois des systèmes énergétiques anciens diffère techniquement du "feu" nucléaire, les moyens de convertir l'énergie brute en énergie utile aux hommes ont toujours rencontré des limites physiques (épuisement des ressources, saturation des sites hydrauliques par les moulins...), sociales (bois pour les riches, charbon pour les pauvres, comme dans l'Angleterre du XVIIIe siècle), économiques et géopolitiques (énergie rare dans les pays du Sud, essence à volonté à la pompe et électricité presse-bouton dans les pays sur-développés). Les défis énergétiques ne datent pas d'hier, mais ils mettent aujourd'hui en question, pour la première fois, la survie de la planète. Partout les systèmes énergétiques approchent de situations critiques, entraînant avec eux la dramatique accélération du réchauffement climatique. Les sociétés humaines auront-elles le temps d'entreprendre le changement qu'impose le chaos annoncé ?
Debeir Jean-Claude ; Deléage Jean-Paul ; Hémery Da
Jean-Claude Debeir, historien économiste, est spe ialiste des questions énergétiques et en particulier des systèmes énergétiques modernes et contemporains. Jean-Paul Deléage est professeur honoraire de l'université d'Orléans, physicien, historien des sciences, fondateur et directeur de la revue Ecologie & politique. Daniel Hémery enseigné l'histoire du Vietnam et de l'Asie du Sud-Est à l'université Paris, WJenis-Diderot.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.