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Peut-on changer ? Comment trouver sa route ?
Declerck Michèle
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343072142
Peut-on changer ? Telle est bien la question à laquelle ne peut se soustraire aucune thérapie, quelle qu'elle soit. Tout dépend de ce que changer veut dire : il y a le changement utopique, la tentation de l'île déserte : partir, oh ! partir ! Le changement parcimonieux : quelques kilos en moins, et le reste suivra... Le changement qu'on attend des autres, notamment de ses proches ou de la société, d'une rencontre inespérée ou du temps qu'il fait. Et puis il y a le changement en profondeur, celui qui demande un effort, une vraie motivation, un apprentissage de soi et une longue préparation. C'est entre ces deux types de changement que se joue le sort des thérapies, une fois éliminés les remèdes miracles et les propositions fantaisistes. En fait, la vraie question reste : jusqu'où veut-on changer ? Dans tous les cas, le changement n'est jamais simple, jamais facile, compte tenu de tous les liens qui nous retiennent...
Un thème relativement insolite pour cette édition 2001 du Congrès de la Société Française de Sophrologie, justifié par ce constat que la demande en thérapie avait évolué de nos jours jusqu'à faire du chagrin d'amour ou de la difficulté d'aimer un motif de consultation. Un thème qui a suscité l'intérêt des participants, sophrologues ou non sophrologues, qui avaient manifestement " à dire " sur le sujet ; qu'il s'agisse du rôle du thérapeute face à une fonction qui risque de mettre en cause la " neutralité bienveillante " traditionnellement recommandée ; du poids de la société dans la mesure où il intervient dans la définition des identités, les rapports entre masculin et féminin et la conception même du couple ; du lien entre ce que nous pourrions prendre pour de nouveaux désordres amoureux et des pathologies masquées qui relèvent de notre , vocation première ; enfin, de problèmes éthiques aussi essentiels que la procréation assistée, la responsabilité du soignant et, in fine, le sens de l'amour... au regard de la position existentielle que représente la Sophrologie.
Le propos des auteurs consiste à travers quelques cas exemplaires, à montrer comment l'intégration de ce schéma corporel "comme réalité vécue" peut permettre de parvenir à une autonomie si vacillante aujourd'hui, et à travers elle, de maîtriser les peurs qui sont à l'origine du malaise, du simple stress aux phobies les plus spectaculaires, de la dépression à ses déguisements tels que la boulimie et autres dépendances.
Que le principe de précaution sous toutes ses formes alimentaire, médicale, sécuritaire soit devenu le schéma directeur de nos sociétés occidentales, paraît ressortir de l'évidence. Il n'y aurait donc pas lieu d'en faire un ouvrage, sauf à s'apercevoir que ce fameux principe, avec toutes les précautions qu'il engendre, est passé de la sphère sociale à la sphère intime, au point de jalonner à toutes les étapes l'existence individuelle. De la petite enfance où on nous apprend "à nous méfier de tout", à l'adolescence, vécue comme le lieu de tous les dangers, à l'âge adulte où il importe avant tout de se "caser", jusqu'à tous ces moments où on aurait bien voulu "changer de peau" et où on ne le fera parce que c'est trop risqué, on constate que la vie d'un individu "normal" est jalonnée par une série de dérobades. Dans la plupart des cas, on se fera une raison, sauf à s'apercevoir, mais un peu tard, qu'on est passé à côté de sa vie en essayant de la sauver. Dans d'autres cas, qui ne sont peut-être pas les plus désespérés, on va avoir affaire à une succession de pathologies qui sont autant de stratégies d'évitement, dont la répétition et la banalisation vont nous amener, nous autres psy, à revoir le sens de notre fonction et de nos interventions.
Une bien curieuse maladie que l'on serait tenté de confondre avec la simple paresse ou une tendance toute méridionale à "remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même" Si ce n'est qu'elle représente, pour ceux qui en sont atteints, un véritable empêchement à vivre qui peut compromettre le sens même de leur existence. L'auteur, qui aime les cas difficiles, essaie ici de comprendre le mystère du procrastinateur qui, loin d'être l'indolent qu'on suppose, n'a de cesse d'occuper son temps de tâches diverses qui présentent la particularité de l'éloigner de ses objectifs. Peut-être parce qu'il craint d'être confronté à l'échec, ou à une réussite qui ne serait que relative : le prix Nobel et rien d'autre. D'où le temps consacré aux préparatifs, à ce qu'on pourrait appeler le "périphérique" pour éviter de se confronter à l'essentiel. Surtout parce qu'il est un phobique du temps, qu'il ne supporte pas que de ce temps-là, il doive rendre compte, refusant d'admettre que selon le mot de Kundera, la vie est la seule expérience que l'on n'a pas l'occasion de recommencer Mais plutôt que décortiquer le processus de la procrastination qui se répète avec une certaine monotonie, l'auteur a choisi de nous présenter un personnage composite que nous accompagnerons à travers ses angoisses et ses hésitations jusqu'à la défaite finale, quand le temps l'aura rattrapé...
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.