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Le principe de précaution. Comment rater sa vie en essayant de la sauver
Declerck Michèle
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782343019741
Que le principe de précaution sous toutes ses formes alimentaire, médicale, sécuritaire soit devenu le schéma directeur de nos sociétés occidentales, paraît ressortir de l'évidence. Il n'y aurait donc pas lieu d'en faire un ouvrage, sauf à s'apercevoir que ce fameux principe, avec toutes les précautions qu'il engendre, est passé de la sphère sociale à la sphère intime, au point de jalonner à toutes les étapes l'existence individuelle. De la petite enfance où on nous apprend "à nous méfier de tout", à l'adolescence, vécue comme le lieu de tous les dangers, à l'âge adulte où il importe avant tout de se "caser", jusqu'à tous ces moments où on aurait bien voulu "changer de peau" et où on ne le fera parce que c'est trop risqué, on constate que la vie d'un individu "normal" est jalonnée par une série de dérobades. Dans la plupart des cas, on se fera une raison, sauf à s'apercevoir, mais un peu tard, qu'on est passé à côté de sa vie en essayant de la sauver. Dans d'autres cas, qui ne sont peut-être pas les plus désespérés, on va avoir affaire à une succession de pathologies qui sont autant de stratégies d'évitement, dont la répétition et la banalisation vont nous amener, nous autres psy, à revoir le sens de notre fonction et de nos interventions.
Pourquoi, d'abord, Les Arènes de Lutèce, alors qu'il s'agit d'une chronique consacrée en grande partie à cette crise du coronavirus ? Tout d'abord, parce que c'est là que la narratrice se retrouve chaque jour, à mi-chemin du Luxembourg et du Jardin des Plantes, dans un lieu qui lui permet, en toute tranquillité d'âme, d'aborder le temps d'aujourd'hui et ses problématiques. C'est ici qu'elle appréhende de façon plus intime ce sujet de société, à travers le vécu de personnages familiers soumis brutalement à cette tempête inattendue. Elle y réfléchit sur le fossé des générations avec ce qu'il peut laisser d'incompréhension et de douleur, au maelström de l'épidémie, bouleversant les individus par des situations imprévues : la fin des amours adolescentes, l'effort pour comprendre "malgré tout", la remise en cause des projets et pour d'autres, le regret d'une fin tranquille... Elle s'efforce d'établir un pont entre le public et le privé, les pièges de la désinformation et les contraintes de l'enfermement, sachant que l'histoire n'est pas encore écrite, nous laissant encore une fois face à nos forces, nos faiblesses et nos incertitudes. Elle vient nous dire enfin qu'à travers les chants de victoire et le silence de la peur, il reste des lieux propices au repos et à l'écoute, pour nous permettre d'entendre l'histoire de notre histoire.
Ouvrage de référence depuis sa première édition, ce livre rassemble pour les étudiants en formation initiale, les internes, les pédodontistes et les omnipraticiens toutes les données essentielles pour une prise charge optimale en odontologie pédiatrique. Cette 3e édition, révisée et complétée de nouvelles fiches, est rédigée sous l'égide du Collège des enseignants en odontologie pédiatrique et coordonnée par le Professeur Michèle Muller-Bolla. Elle collecte les contributions de plus de cent auteurs pour une approche pluridisciplinaire avec en fil conducteur : rendre accessible le savoir de l'odontologie pédiatrique en synthétisant de façon rationnelle les situations cliniques les plus fréquemment rencontrées. Avec plus de 300 illustrations, tableaux et figures cet ouvrage s'adressent à tous les praticiens qui prennent en charge des enfants.
Le propos des auteurs consiste à travers quelques cas exemplaires, à montrer comment l'intégration de ce schéma corporel "comme réalité vécue" peut permettre de parvenir à une autonomie si vacillante aujourd'hui, et à travers elle, de maîtriser les peurs qui sont à l'origine du malaise, du simple stress aux phobies les plus spectaculaires, de la dépression à ses déguisements tels que la boulimie et autres dépendances.
Le sentiment de solitude qui caractérise notre temps et les mille et un détours inventés pour y pallier recouvrent plusieurs paradoxes : paradoxe d'une société qui se recommande du " tout communication ", qui ne cesse d'inventer des instruments à communiquer et qui génère des individus de plus en plus isolés, et de plus en plus souffrants de leur solitude. Paradoxe d'un monde qui se prétend individualiste et qui multiplie les dépendances, qu'il s'agisse de dépendances matérielles comme la drogue, le médicament, l'aliment, de dépendances affectives, voire de ces nouvelles dépendances engendrées par les technologies modernes : Internet, les jeux vidéo, la fuite dans le virtuel... Paradoxe de cette incapacité à vivre seul alors même que le couple ou le groupe se révèle " invivable ". Comment avons-nous pu oublier que la solitude, loin d'être une maladie, se présente comme la condition même de notre liberté et de notre créativité, voire de notre " bonne distance " avec les autres ? " Alone, but not lonely " comme l'exprimait Ellen Mac Arthur, la navigatrice solitaire.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.