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Cantor et la France. Correspondance du mathématicien allemand avec les Français à la fin du XIXe siè
Décaillot Anne-Marie
KIME
29,50 €
Épuisé
EAN :9782841744671
Le nom du mathématicien allemand Georg Cantor (1845-1918) est notoirement lié à ses travaux sur l'infini, qui ont transformé le fondement des mathématiques dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Ce sont d'autres aspects, relativement méconnus ou peu étudiés, qui sont abordés dans cet ouvrage. Etablis à partir de la correspondance que le mathématicien échange avec les Français, ils permettent d'appréhender sous un angle nouveau la personnalité d'exception qu'est Georg Cantor, d'éclairer de manière inattendue les différentes formes de son activité. Un enjeu majeur de cette activité réside dans l'établissement de relations internationales durables entre mathématiciens. Nous voyons Cantor développer une action spécifique, dans le contexte de crispation qui caractérise les relations franco-allemandes après le conflit de 1870-1871. Cette action est marquée par la préparation du premier congrès international des mathématiciens à Zurich, en 1897. Enjeu philosophique également, puisque ces lettres sont parcourues de réflexions montrant la richesse des conceptions de Cantor en ce domaine. Elles révèlent l'intérêt qu'il porte aux questions métaphysiques, aux débats qui traversent le monde scientifique de son temps et qui touchent les intellectuels catholiques français. Cet intérêt se conjugue de manière surprenante avec celui que Cantor manifeste pour les mouvements occultistes particulièrement actifs en France à la fin du XIXe siècle. Enjeu scientifique enfin, puisque nous voyons Cantor suivre avec attention la diffusion en France de ses principaux textes mathématiques et développer dans sa correspondance un aspect peu connu de son activité scientifique: il concerne la théorie des nombres et l'étude de la conjecture de Goldbach. A cette occasion se révèlent les rapports essentiels qu'entretient le mathématicien avec le monde associatif français. La correspondance que Georg Cantor établit avec les Français apporte ainsi un éclairage significatif sur la nature et l'intensité des relations scientifiques franco-germaniques, dans les dernières décennies du XIXe siècle.
L'état du monde actuel le montre : il faudra tôt ou tard sortir du marché. Il faudra le faire sans retomber dans l'autoritarisme, ni dans les illusions d'une évasion vers le monde sauvage. Nous pouvons le faire à condition d'en tirer les leçons de l'expérience séculaire. En dépit des dénégations libérales, l'échange équitable est possible et accessible. Le juste prix est une condition essentielle de l'équilibre social. Il n'entérine ni les gains d'aubaine du trafic marchand et leurs égalités, ni l'égalitarisme dé-personnifiant. En prolongement d'une réflexion sur la division du travail, sur l'héritage théorique et sur l'objet de l'économie et sa place dans la vie sociale, ce livre revoit la valeur-travail et, sur cette base, propose des méthodes cohérentes d'élaboration et des pratiques sociales nouvelles de validation du prix des biens et de la rémunération des services... L'auteur se soucie l'équité, y compris à l'échelle internationale. Sous une forme accessible à tous ceux qui attendent une transformation profonde de notre société, ce livre ouvre la perspective d'un développement économique à la fois cohérent et profondément ré-humanisé, en écart profond avec les options marchandes aujourd'hui dominantes. Il met à la disposition des promoteurs d'initiatives économiques nouvelles les outils d'évaluation et de décision pour un développement efficace appuyé sur la solidarité, la réciprocité, la justice.
Français SEGPA est destiné en priorité aux élèves de 4e et 3e de SEGPA, mais on peut concevoir de l'utiliser en remédiation et dans l'enseignement modulaire, pour les élèves de CAP en difficulté par exemple. L'ouvrage présente des activités organisées en 13 dossiers permettant de mettre en ?uvre les compétences de lecture et d'écriture. Adaptées au niveau des élèves de SEGPA, elles les conduisent à mieux comprendre le monde actuel, à aborder avec plus de confiance des situations concrètes et diverses et ainsi, à mieux s'insérer dans la société. Les textes, les iconographies, sur lesquels s'appuient les activités vont dans ce sens. Dans chacune des séquences: Une page "Découvrir" permet aux élèves, à partir d'images et de questions orales de comprendre l'utilité de l'activité choisie. Ils deviennent ainsi acteurs de leur apprentissage. Trois doubles-pages "Apprendre" sont organisées selon la méthode inductive. L'une d'entre elles concerne plus particulièrement l'étude de la langue. Dans chaque double-page, deux ou trois "recherches" sur des documents actuels et attractifs conduisent à l'appropriation de connaissances, synthétisées dans "un faisons le point" clair et concis. Le questionnement est simple et tient compte de la difficulté de certains élèves à répondre longuement par écrit. Une page "L'essentiel" met en relation sous une forme très simple les connaissances, les savoir-faire acquis au cours du dossier. Une double-page "Exercices" réactive les apprentissages. Elle se termine toujours par un court exercice d'écriture auto-évalué. Deux pages "Le coin de l'orthographe" reprennent sous une forme synthétique des règles orthographiques de base, accompagnées d'exercices.
Seattle, Porto-Alegre... Le besoin de sortir de la marchandisation mondiale et de l'exploitation du travail humain rassemble des populations de plus en plus vastes. " Il n'y a pas d'alternative " proclame pourtant le slogan libéral. Ce livre veut contribuer à faire éclore cette alternative. Echanger hors la guerre marchande ou l'allocation administrative, dans la réciprocité ; échapper à l'assujettissement salarial et hiérarchique ; sortir des routines du capital rémunéré et de la propriété marchande pour ouvrir à tous l'égal accès aux moyens de travail et aux biens et services collectifs ; rapprocher de tous la gestion des biens publics ; combler les fractures de l'économie mondiale... L'auteur, tirant les leçons des expériences passées et actuelles, autogestionnaires comme étatistes, s'efforce de proposer, sur tous ces terrains, non des dogmes ou des recettes, mais un ensemble d'outils d'organisation et de décision pour de nouveaux lieux et de nouveaux modes de vie économique, que les hommes au travail, de par le monde, pourraient mettre ensemble au service de projets réels.
La grandeur de la Convention, écrivait Victor Hugo, fut de rechercher la quantité de réel qui est dans ce que les hommes appellent l'impossible". Demain ne peut pas n'être que le triste aujourd'hui ripoliné d'une couche de printemps. Il semble que le temps soit venu de chercher la sortie des impasses du siècle précédent. Les radicalités sont de retour. La mise à jour des désastres actuels, provoqués par une finance avide de profits faciles, provoque une onde de choc. L'indignation est en hausse, grimpant jusqu'aux sommets de l'Etat et du grand patronat. "Comment tolérer ça ?", disent-ils... Ça ? Les paradis fiscaux, les retraites parachutes faramineuses, les stock-options incroyables ? Sans doute. Mais plus encore cette face cachée de la finance : l'exploitation, la précarité, la misère... Et une austérité générale présentée comme la seule réponse à la crise, le prix juste d'un endettement injustifié. Bref, le capitalisme ! D'où l'invitation à ne pas se limiter à l'indignation, se cantonner à l'urgence de la défensive, mais à affronter le temps long d'une projection vers l'avenir. Sans oublier la question de la refondation d'une perspective de changement radical, dans l'immédiateté. Et interroger les rapports avec l'idéal. Après les impasses historiques du 20e siècle, l'empirisme est souvent présenté comme la vertu permettant de s'immuniser contre le dogmatisme. L'ambition doit être autre. Refonder l'idéal (ou l'utopie), une exigence radicale et urgente ? Réhabiliter la révolution, une tâche pour le présent ?
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?