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Métaphysique de la putain
De Sutter Laurent
LEO SCHEER
16,00 €
Épuisé
EAN :9782756104416
Malgré le bavardage entourant la "question" de la prostitution, il semblerait que méditer la nature de la putain n'ait jamais suscité l'intérêt. Depuis toujours, ce n'est pas des putains que l'on parle, mais du "problème" qu'elles suscitent. Et s'il n'y avait ni "question" ni "problème" ? S'il n'y avait que des êtres, dont la particularité est de perturber les simples idées de "question" ou de "problème" ? Chaque fois qu'une putain entre dans un lieu, ce sont en réalité toutes les questions et tous les problèmes qui se trouvent affolés. Qu'est-ce que l'art ? Qu'est-ce que l'argent ? Qu'est-ce que le travail ? Qu'est-ce que la police ? Qu'est-ce qu'un sujet ? Au contact avec les putains, les interrogations paraissant les plus légitimes se trouvent soudain compliquées, et les réponses usuelles ridiculisées. Parce que les putains sont une figure : la figure de la vérité et de ce qui, en elle, est insupportable aux forces de l'ordre, aux tartufes et aux gouvernements. Oui, les putains sont le visage même de la métaphysique.
Résumé : Le 14 mai 2013, deux jeunes doctorants de la London School of Economics, Nick Srnicek et Alex Williams, publiaient, sur le site Critical Legal Thinking, un texte intitulé : " #ACCELERATE. Manifesto for an Accelerationist Politics ". Ils y défendaient une thèse iconoclaste : la gauche, si elle veut sortir du marasme dans laquelle elle se complaît désormais, doit repenser sa relation au futur, à la technologie, au travail et à l'économie. Plutôt que continuer à résister aux innovations qui ne cessent d'être produites dans tous les domaines, il est grand temps qu'elle apprenne à les embrasser si elle veut parvenir à dépasser un jour le capitalisme. Il faut accélérer plutôt que tenter de décélérer - car seule une accélération politique, technologique, scientifique et économique assez puissante pourrait nous donner les chances de réaliser une révolution qui ne soit pas réactionnaire et vouée à l'échec. La parution de ce texte a suscité un débat mondial, et a aussitôt fait de Srnicek et Williams les chefs de file de ce qui a été appelé " accélérationnisme " - le mouvement défendant le dépassement du capitalisme par le haut, plutôt que par le bas. D'Antonio Negri aux xénoféministes de Laboria Cuboniks, des chefs de file du Réalisme Spéculatif au critique culturel Mark Fisher, les critiques féroces et les salutations enthousiastes n'ont pas cessé de fuser. Il fallait que les lecteurs francophones puissent avoir accès aux principales pièces du dossier : voilà qui est fait.
Résumé : "Pop'philosophie" : si l'on en croit la morgue méprisante que ce simple mot provoque, il s'agirait du nom d'une étrange maladie. Celle d'une philosophie se prostituant aux industries culturelles ou, pire, aux sirènes du populisme. Avec la pop'philosophie, on assisterait à la ruine de la philosophie tout court, devenue tantôt gadget pédagogique, tantôt tentative pathétique de capitaliser sur le glamour frelaté de la pop culture. Et si c'était faux ? Pour Gilles Deleuze, en tout cas, rien n'était plus important que l'invention d'une pop'philosophie qui sauverait la pensée de la correction professorale et de la pontification esthétique. Inventer une pensée véritablement anarchiste, enterrant la philosophie pour l'ouvrir à des devenirs inédits : tel était l'objectif qu'il donna au concept de pop'philosophie. Rien n'était moins simple - ni plus ambitieux. Il est temps de comprendre en quoi.
Made in Heaven", série de grandes peintures pornographiques met en scène les ébats de l'artiste avec la starlette du X italienne connue sous le nom de Cicciolina, accompagnés de statues représentant des petits chiens et des angelots suscita une vague d'indignation dans le monde de l'art contemporain en 1989. Les critiques n'eurent pas de mots assez durs pour ce qu'ils ne pouvaient s'empêcher de considérer comme la plus parfaite incarnation du kitsch petit-bourgeois libidineux. Laurent de Sutter tente de reconstituer dans cet essai le prodigieux écheveau de références et d'idées incarnées par "Made in Heaven"— qui pourrait conduire à penser que, plutôt que la forme la plus basse du commerce contemporain de l'art, cette oeuvre a toute les chances de représenter, pour nos époque, ce qu'avait représenté Fountain de Marcel Duchamp pour la sienne : le lieu de sa vérité esthétique. Pas moins.
Résumé : Magic est de ces livres étonnants, bouleversant tout ce que nous croyions savoir sur un sujet. A partir d'une interrogation sur l'apparition du concept de "lien social" chez Rousseau ou Durkheim, Laurent de Sutter propose une surprenante remise en cause du consensus régnant autour de l'idée de lien. Plutôt que de poursuivre l'investigation du côté de la sociologie, il suggère, pour comprendre ce qui nous lie, de regarder du côté d'un droit qui aurait retrouvé celle qui lui a toujours été consubstantielle et que l'on a pourtant tenté de refouler, à savoir sa magie. Que se passerait-il si, en effet, le droit était la dernière manifestation de la magie dans un monde qui croyait pouvoir s'en passer ? Telle est la question au coeur de ce bref essai érudit, spectaculaire et fascinant, passant avec une grâce provocante de Montesquieu à Giordano Bruno, des juristes romains à Gabriel Tarde, de Marcel Mauss aux inspirateurs du Code civil, de Giorgio Agamben à Quentin Meillassoux.
En conséquence de graves traumatismes, parfois pour un rien, l'histoire du sujet bifurque et un personnage nouveau, sans précédent, cohabite avec l'ancien. Un personnage méconnaissable, dont le présent ne provient d'aucun passé, dont le futur n'a pas d'avenir. Un monstre dont aucune anomalie génétique ne permet d'expliquer l'apparition. Une improvisation existentielle. De cette impossibilité du retour de l'identité blessée sur elle-même, une forme surgit, née de l'accident, née par accident. Quelle est cette forme? Un visage? Une allure? Un profil psychologique? Et quelle ontologie peut-elle en rendre compte, si l'ontologie est depuis toujours attachée à l'essentiel et reste aveugle à l'aléa des transformations? Quelle histoire de l'être peut-elle expliquer le pouvoir plastique de la destruction, de la tendance explosive de l'existence qui menace secrètement chacun de nous? Poursuivant sa réflexion sur les chocs psychiques et cérébraux, Catherine Malabou nous invite ici à une aventure philosophique et littéraire, où Spinoza, Deleuze, Freud croisent Proust et Duras. Biographie de l'auteur Catherine Malabou enseigne la philosophie à Paris-Ouest Nanterre et à l'Université de New York à Buffalo. Elle a dernièrement publié Les Nouveaux Blessés, de Freud à la neurologie: penser les traumatismes contemporains (Bayard, 2007).
College de Trinity, Angleterre. Le Pr Alan Gordon, le spécialiste mondial des nombres noirs, a disparu. Que sont ces mystérieux nombres noirs? Que sont devenus le professeur et ses travaux? Une commission d'enquête est sur les dents: les recherches de Gordon avaient de quoi intéresser beaucoup de monde... Serions-nous face à la plus grande énigme de tous les temps? Des rues de New York aux couloirs de Trinity, du cimetière de Mortlake à une bibliothèque perdue en Forêt-Noire, la quête des nombres noirs nous emporte à travers les siècles sur les traces d'une conspiration mêlant sociétés secrètes, prophéties et kabbale. De découvertes étonnantes en rebondissements imprévisibles, 676 est un thriller oppressant. Une lecture dont vous ne sortirez pas indemne.
Ce qui sert de point de départ au présent recueil, ce qui a suscité son existence, n'est pas l'évidence des antisémitismes anciens et nouveaux. C'est un débat de portée plus générale, ou plutôt un débat qui doit être tranché de manière préliminaire, même entre ceux qui s'accordent à ne pas supporter la moindre allusion antisémite. Il s'agit en effet de savoir si le mot "juif" constitue, oui ou non, un signifiant exceptionnel dans le champ général de la discussion intellectuelle publique, exceptionnel au point qu'il serait licite de lui faire jouer le rôle d'un signifiant destinal, voire sacré. On voit bien qu'on n'aborde pas de la même façon le processus d'éradication des formes de conscience antisémites si l'on pense qu'elles sont essentiellement distinctes de toute autre forme de racialisme discriminatoire, ou si l'on pense que toutes ces formes n'en appellent pas moins des réactions du même type : égalitaires et universalistes. Les textes d'Alain Badiou ici réunis sont suivis, en annexe, de "Signifiant-maître des nouveaux aryens" , de Cécile Winter. enoncer à rien sans déclencher l'alarme.
Résumé : La Conjuration des Tartuffes tire un bilan des violentes polémiques qui ont entouré la parution du précédent livre de Mehdi Belhaj Kacem, Après Badiou. Il démonte la manière qu'auront eue ses détracteurs de contourner le nerf de la polémique : moralisme, psychologisme, voire psychiatrisation de l'auteur, le tout dégraissé de la moindre calorie philosophique, alors même que ses propres attaques épousaient point par point la philosophie d'Alain Badiou. Mehdi Belhaj Kacem dresse le bréviaire des monstres qui restent à terrasser : agonistique "communiste" autiste, en l'absence du moindre début de philosophie du communisme ; "machisme transcendantal" doctement ignoré par les dévots ; archaïsmes ridicules de patriarche ; universalisme inconsistant, appuyé sur un positivisme épistémologique délirant ; éthique aussi abstraite dans sa formulation qu'ignominieuse dans ses intentions ; etc.