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Pornographie du contemporain. "Made in Heaven" de Jeff Koons
De Sutter Laurent
LETTRE VOLEE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782873175160
Made in Heaven", série de grandes peintures pornographiques met en scène les ébats de l'artiste avec la starlette du X italienne connue sous le nom de Cicciolina, accompagnés de statues représentant des petits chiens et des angelots suscita une vague d'indignation dans le monde de l'art contemporain en 1989. Les critiques n'eurent pas de mots assez durs pour ce qu'ils ne pouvaient s'empêcher de considérer comme la plus parfaite incarnation du kitsch petit-bourgeois libidineux. Laurent de Sutter tente de reconstituer dans cet essai le prodigieux écheveau de références et d'idées incarnées par "Made in Heaven"— qui pourrait conduire à penser que, plutôt que la forme la plus basse du commerce contemporain de l'art, cette oeuvre a toute les chances de représenter, pour nos époque, ce qu'avait représenté Fountain de Marcel Duchamp pour la sienne : le lieu de sa vérité esthétique. Pas moins.
Résumé : Dix trentenaires biberonnés aux comic books et aux blockbusters hollywoodiens. Dix penseurs qui considèrent que la vérité du monde se situe là où l'on aime le moins la regarder. Dix écrivains qui ont un jour décidé que penser, au XXIe siècle, impliquait désormais de raconter des histoires. Dix super-héros emblématiques. Dix méditations virtuoses. Voilà ce que vous trouverez entre les pages de Vies et morts des super-héros : dix manières de tenter de réfléchir le contemporain, à partir du coeur le plus ambigu, le plus méprisé, de la pop culture mondialisée. Superman et l'enfance. Batman et la surveillance. Hulk et la guerre. Iron Man et le capital. Dr. Strange et la pensée. Spider-Man et l'éthique. X-Men et la culture. Captain America et la nation. Et même Professor Chaos. Non, les super-héros ne sont pas qu'un produit, ni l'enfant bâtard du capitalisme des industries culturelles et des délires identitaires, raciaux ou machistes d'une nation fantasmant son histoire et sa grandeur. Ils sont bien plutôt ce à partir de quoi l'un comme les autres entrent en crise. Ils sont le moment de leur réel. Le moment où tout craque.
Le livre que le lecteur tient entre les mains est un bréviaire de l'indifférence à la politique. Ce bréviaire, toutefois, ne vise aucune fin édificatrice, ni prosélyte. Il se contente d'être l'exposé fragmentaire d'un soupçon vague: que la politique ne rend pas heureux. Plutôt qu'y dépenser une énergie que nous n'avons pas, ne vaut-il pas mieux nous tourner vers d'autres horizons? Déambulant le long d'une plage des Pouilles, assis à la terrasse d'un café parisien, ou goûtant, depuis le balcon d'un hôtel, la nuit londonienne, nous n'avons que l'embarras du choix. II suffit qu'une jeune fille croise notre chemin pour que la politique s'évanouisse comme un rêve d'hiver. Biographie de l'auteur Chercheur en théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussel, collaborateur de nombreuses revues, Laurent de Sutter est aussi l'auteur de Pornostars. Fragments d'une méthaphysique du X (La Musardine, 2007).
Et s'il était temps de cesser de vouloir avoir raison et d'apprendre à avoir tort ? Notre époque est celle du scandale généralisé. Du matin au soir, du bureau au bistrot et des vacances aux dîners de famille, il n'est de circonstance qui ne nous fournisse pas l'occasion de nous indigner. Tantôt le scandale est politique, tantôt il est économique ; tantôt il est moral, tantôt il est religieux ; tantôt écologique, tantôt esthétique. Tous les domaines de la vie semblent désormais être affectés par des imperfections, des bêtises, des horreurs suscitant notre rage plus ou moins vertueuse. Que signifie un tel réflexe d'indignation ? Que dit-il de nous?et, surtout, de la manière dont nous pensons ? Pour le philosophe Laurent de Sutter, ce que l'indignation incarne n'est peut-être rien d'autre que l'impasse de ce qui pourtant la nourrit : notre obsession pour la raison. L'âge du scandale est l'âge du triomphe de la raison. Si l'on veut en finir avec le premier, il faut donc se demander comment on peut parvenir à se débarrasser de la seconde !
Nous n'en aurons jamais fini avec (Inspecteur Jacques Clouseau, "de la Sûreté". Nous n'en aurons jamais fini avec la Panthère rose. Nous n'en aurons jamais fini avec la comédie. Pourquoi ? Parce que, tandis que nous éclatons de rire au spectacle de la énième catastrophe causée par l'Inspecteur, ou que nous ricanons une fois de plus devant le témoignage de sa fatuité, nous nous rendons compte que quelque chose d'autre se passe. Aussi idiot, méchant, libidineux, ridicule, prétentieux et autosatisfait que soit Clouseau, sa bizarrerie sera toujours plus sympathique que l'apparente civilité de ceux qui l'entourent, et qui tentent de représenter quelque chose comme une normalité - comme la loi constitutive du monde dans lequel le travail du policier est le maintien de l'ordre. Car c'est bien en tant qu'agent dysfonctionnel du maintien de l'ordre que Clouseau raconte quelque chose de cet ordre lui-même - qu'il en révèle les secrets inavouables, en souligne l'impuissance fondamentale, en incarne les paradoxes les plus intenables. Aucun ordre ne tient debout. Mais il fallait que ce fût le pire (donc le meilleur) de ses représentants qui le démontrât.
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu'Henri Michaux à s'effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n'était que mouvement refusait qu'on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait "Je peins et j'écris pour me trouver" s'insurgeait qu'on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l'exhiber ensuite. Très tôt, il s'est mis à l'écart et, refusant la preuve et la trace, il s'est estompé : "Quand vous me verrez, allez, ce n'est pas moi." Il s'est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l'a dit Asger Jorn : "Autant il s'efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses oeuvres." Cet ouvrage qui accompagne et prolonge l'exposition "Henri Michaux. Face à face", présentée à la Biblioteca Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris, fait apparaître ce que disent les textes d'Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu'ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait...
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.
Goldberg André ; Rozenberg Dominique ; Naron Steph
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et désormais accompagné d'un livret pédagogique conçu par la Fondation Auschwitz. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d'un sentiment d'urgence face à la disparition des derniers témoins directs de ces évènements tragiques. Leur ambition consistait à tenter, avec humilité et simplicité, d'écouter ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. au sentiment d'urgence est venu s'ajouter l'inquiétude face à la montée en puissance de l'extrême-droite, au révisionnisme, aux épurations ethniques et à toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l'autre qui semblent à nouveau dévorer la planète.