Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quand l'Inspecteur s'emmêle de Blake Edwards. Paradoxes sur le désordre
De Sutter Laurent
YELLOW NOW
12,50 €
Épuisé
EAN :9782873403867
Nous n'en aurons jamais fini avec (Inspecteur Jacques Clouseau, "de la Sûreté". Nous n'en aurons jamais fini avec la Panthère rose. Nous n'en aurons jamais fini avec la comédie. Pourquoi ? Parce que, tandis que nous éclatons de rire au spectacle de la énième catastrophe causée par l'Inspecteur, ou que nous ricanons une fois de plus devant le témoignage de sa fatuité, nous nous rendons compte que quelque chose d'autre se passe. Aussi idiot, méchant, libidineux, ridicule, prétentieux et autosatisfait que soit Clouseau, sa bizarrerie sera toujours plus sympathique que l'apparente civilité de ceux qui l'entourent, et qui tentent de représenter quelque chose comme une normalité - comme la loi constitutive du monde dans lequel le travail du policier est le maintien de l'ordre. Car c'est bien en tant qu'agent dysfonctionnel du maintien de l'ordre que Clouseau raconte quelque chose de cet ordre lui-même - qu'il en révèle les secrets inavouables, en souligne l'impuissance fondamentale, en incarne les paradoxes les plus intenables. Aucun ordre ne tient debout. Mais il fallait que ce fût le pire (donc le meilleur) de ses représentants qui le démontrât.
Résumé : Le 15 mai 2012, François Hollande était élu président de la République française. Depuis, avec l'aide de ses différents gouvernements, il n'a cessé de multiplier les actions, les lois et les déclarations contraires à ce qu'il avait annoncé - et, surtout, contraires à l'idée la plus élémentaire de ce que peut être la gauche. Cinquante intellectuels et écrivains se sont donc réunis pour dresser la chronique de ces trahisons et pour raconter, à rebours de l'épilepsie médiatique favorisant notre amnésie, quelque chose de la condition politique du présent. Du programme présidentiel au projet de loi El Khomri, des déclarations de Manuel Valls contre toute tentative d'explication au passage en force de la constitutionnalisation de l'état d'urgence, de la gestion de la jungle de Calais, jusqu'aux dictateurs invités par l'Elysée, à l'affaire Notre-Dame-des-Landes et à la démission de Christiane Taubira, ce sont quatre années invraisemblables qui viennent de s'écouler. Ce n'est pas la première fois que la gauche a trahi la gauche, mais celle-ci pourrait bien être la dernière.
Résumé : Dix trentenaires biberonnés aux comic books et aux blockbusters hollywoodiens. Dix penseurs qui considèrent que la vérité du monde se situe là où l'on aime le moins la regarder. Dix écrivains qui ont un jour décidé que penser, au XXIe siècle, impliquait désormais de raconter des histoires. Dix super-héros emblématiques. Dix méditations virtuoses. Voilà ce que vous trouverez entre les pages de Vies et morts des super-héros : dix manières de tenter de réfléchir le contemporain, à partir du coeur le plus ambigu, le plus méprisé, de la pop culture mondialisée. Superman et l'enfance. Batman et la surveillance. Hulk et la guerre. Iron Man et le capital. Dr. Strange et la pensée. Spider-Man et l'éthique. X-Men et la culture. Captain America et la nation. Et même Professor Chaos. Non, les super-héros ne sont pas qu'un produit, ni l'enfant bâtard du capitalisme des industries culturelles et des délires identitaires, raciaux ou machistes d'une nation fantasmant son histoire et sa grandeur. Ils sont bien plutôt ce à partir de quoi l'un comme les autres entrent en crise. Ils sont le moment de leur réel. Le moment où tout craque.
Après la loi, il y a le droit ; après la loi, il y a la totalité de ce dont la loi a signé l'oubli ; il y a l'invention et le désordre, le savoir et l'exploration, la multiplicité et la singularité, les êtres et les choses, la force des gestes et celle des mots. Après la lex, il y a le ius, le li, le giri, le dharma, la fiqh, la aggadah, la maât et le dînum ; après le nomos, il y a l'anomie, l'anarchie, l'injustice, l'arbitraire, la casuistique, la magie, le récit, la religion, les rituels. Après la loi, il y a l'ensemble des moyens que les êtres humains ont inventé pour devenir plutôt qu'être, et pour faire devenir avec eux les relations qui les unissaient à d'autres et finissaient par les constituer en groupes. Car telle est la différence principale qui sépare la loi du droit : la loi ne connaît que l'être, un être à la défense duquel elle est vouée par structure et par fonction - un être qu'il est de son devoir de ne pas remettre en question."
Résumé : Qui est Greta Thunberg ? Héroïne d'un présent assombri par le désastre climatique en cours pour les uns, incarnation de la bêtise catastrophiste du contemporain pour les autres. Pourtant, ce qu'elle nous apprend va au-delà du jeu d'échec des "pour" et des "contre" qui plombe les débats relatifs à l'écologie. Ce qu'elle nous apprend est tout simplement une nouvelle manière de penser et d'agir à l'aune de la crise que nous traversons. Avec Greta Thunberg, la figure de l'intellectuel jugeant le monde depuis la certitude de sa connaissance se voit déboulonnée au profit d'une autre, qui ne craint plus de regarder en face l'incertitude de toute connaissance. Car il y aura toujours une raison d'attendre, une donnée manquante, une théorie non vérifiée, une hypothèse sur un risque non expurgée de valeurs. Or ce dont nous avons besoin, aujourd'hui, est autre chose, qui prend la forme d'un savoir que nous ne pouvons pas maîtriser ? le savoir de l'urgence. De ce savoir, Greta Thunberg est désormais l'incarnation. Et Laurent de Sutter propose de se mettre à son école.
Dans un paysage proche et lointain chacun est seul à vouloir construire sans relâche une existence qui soit sienne. Les pierres sont à l'image de notre résolution. Les bêtes ont dans les yeux le reflet de l'homme exploité. Du minéral, du végétal, de l'animal monte, en ces temps de désarroi, un appel à la solidarité avec tout ce qui nous fait vivre et vit en nous.
e volume réunit quatre études tirées de publications destinées à l'origine à accompagner les enseignants qui emmènent leurs élèves au cinéma. Les films analysés sont: Mon voisin Totoro, Porco Rosso, Le voyage de Chihiro et Ponyo sur la falaise. Pour chacun, un résumé, une bibliographie, une image-ricochet, un déroulant retraçant le film, l'analyse d'une séquence et des promenades pédagogiques.
Le piano n'est pas un objet ordinaire à l'écran. Dans les films habités de sa présence, ce meuble joue un rôle clef, qui éclaire la poétique des cinéastes. Cet essai s'attache à la cinégénie secrète de l'instrument de musique par excellence. On a cherché à identifier quelques figures majeures du piano, telles que de grands auteurs les ont façonnées. Douze haltes ponctuent ce chemin, depuis Max Ophuls et ses pianos-miroir et horloge, Jean Renoir et son piano-boîte à musique, et Jean Grémillon avec son piano-moteur. On rencontre le piano-coeur de Lubitsch, le piano-rêve que partagent Dreyer et Bunuel, le piano-radio de Borzage et le pianopensée de Sirk ; ainsi que le piano-outil d'Hitchcock et le piano-sentiment de McCarey. Enfin, on s'aventure dans les séries du piano-démon (avec Robert Wiene, Karl Freund, John Brahm, Robert Florey et Edmond T. Gréville) et du piano-porte-voix (en compagnie de Roy Rowland, Nicholas Ray, Jean-Claude Guiguet, Robert Bresson, Pier Paolo Pasolini et Jean-Luc Godard), le piano-ange de Jacques Demy demeurant à part. En prélude et postlude, on fête le piano-cinéma d'Oliveira et Grémillon, et le piano-âme d'un trio de poètes d'aujourd'hui : Todd Haynes, Pere Portabella et Peter Sülyi. Après ce voyage, le lecteur ne considérera plus un piano dans un film du même oeil ni de la même oreille, c'est le bonheur qu'on lui souhaite.
Les cartons de Jean-Michel Vlaeminckx sont remplis de souvenirs de famille. Les proches qui l'ont entouré et accompagné sa vie durant : Michèle, Tom et ceux que Jean-Michel a accompagnés et suivis : Mary, Chantal, Marion, Jaco, Joachim, Luc et Jean- Pierre, Bouli... La grande famille du cinéma belge était aussi la sienne, sa famille de coeur qu'il admirait. Il a mis tout son savoir-faire au service des créateurs d'images, ceux qui se trouvent derrière la caméra, sur les côtés, hors champ, et devant la caméra. Il leur a donné ce qu'il recevait : reconnaissance, estime et connivence. Sans ces ingrédients, les photos de JMV seraient de simples clichés, témoins d'un réel révolu. Mais ses prises de vue vont au-delà, elles reflètent l'âme du septième art. "Le regard des regards", comme il aimait dire.