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Ontologie de l'accident. Essai sur la plasticité destructrice
Malabou Catherine
LEO SCHEER
15,00 €
Épuisé
EAN :9782756101606
En conséquence de graves traumatismes, parfois pour un rien, l'histoire du sujet bifurque et un personnage nouveau, sans précédent, cohabite avec l'ancien. Un personnage méconnaissable, dont le présent ne provient d'aucun passé, dont le futur n'a pas d'avenir. Un monstre dont aucune anomalie génétique ne permet d'expliquer l'apparition. Une improvisation existentielle. De cette impossibilité du retour de l'identité blessée sur elle-même, une forme surgit, née de l'accident, née par accident. Quelle est cette forme? Un visage? Une allure? Un profil psychologique? Et quelle ontologie peut-elle en rendre compte, si l'ontologie est depuis toujours attachée à l'essentiel et reste aveugle à l'aléa des transformations? Quelle histoire de l'être peut-elle expliquer le pouvoir plastique de la destruction, de la tendance explosive de l'existence qui menace secrètement chacun de nous? Poursuivant sa réflexion sur les chocs psychiques et cérébraux, Catherine Malabou nous invite ici à une aventure philosophique et littéraire, où Spinoza, Deleuze, Freud croisent Proust et Duras. Biographie de l'auteur Catherine Malabou enseigne la philosophie à Paris-Ouest Nanterre et à l'Université de New York à Buffalo. Elle a dernièrement publié Les Nouveaux Blessés, de Freud à la neurologie: penser les traumatismes contemporains (Bayard, 2007).
Résumé : " Au possédé ou à l'aliéné de l'ancienne médecine, au névrosé de la psychanalyse, se sont substitués les nouveaux blessés cérébraux. Le spectre large de leurs apparitions révèle l'économie d'une condition post-traumatique inédite qui demande aujourd'hui à être pensée. La difficulté tient à la nécessité de situer ce problème de dimension mondiale entre l'hypothèse freudienne de la pulsion de mort et l'hypothèse neurologique d'une mort de la pulsion. "
Une chambre est un espace d'intimité et de tranquillité, accommodé pour le confort et l'agrément, le sommeil, la détente, le désir. Elle est le cadre habituel de la rêverie, de la prière, de la sexualité, de la récupération de la santé. Mais la chambre est aussi un lieu public, une assemblée (chambre haute, chambre basse, chambre des lords...), l'endroit où l'on débat, le coeur de la politique. C'est entre l'intimité et la publicité de la chambre, ouvrant un nouvel espace, entre les deux, une nouvelle chambre, que se déploie la méditation philosophique. La philosophie habite la chambre du milieu. Les textes qui dessinent ici l'architecture de cette chambre rassemblent les grandes étapes d'une aventure de pensée qui commence avec la dialectique, se poursuit avec la déconstruction, se prolonge avec les recherches actuelles sur le cerveau et la plasticité neuronale. A la fin du XXe siècle, le cerveau n'apparaît plus comme un organe dénué de fonction symbolique. Il devient le lieu même de la subjectivité. Quelles conséquences cette prise en compte d'un nouvel objet a-telle rétrospectivement sur les discours qui l'ignoraient ? En quoi la conscience de notre cerveau change-t-elle nos façons de lire et de comprendre une réalité qui prend de ce fait une nouvelle ampleur ? Les problèmes abordés ici différence, négativité, genres et sexes, régénération, membres fantôme esquissent le nouveau corps, biologique et politique, qui vient se loger dans la chambre.
Résumé : A défaut de définir l'intelligence, les psychologues ont entrepris de la mesurer. Après l'échec des tests de mesure, les biologistes l'ont cherchée dans les gènes. La génétique demeurant silencieuse, c'est le cerveau et son développement épigénétique qui ont construit le nouveau laboratoire de l'esprit. Aujourd'hui, l'intelligence autorise sa propre simulation par les puces synaptiques. Les programmes Human Brain et Blue Brain entendent cartographier le cerveau humain dans son intégralité jusqu'à produire un jour une conscience artificielle capable de s'auto-transformer en accédant à son code source. Laissant de côté toute déploration technophobe, Métamorphoses de l'intelligence engage le dialogue entre autonomie et automatisme, ouvrant ainsi à l'intelligence la voie prometteuse de la démocratie expérimentale.
L'une des tâches de la philosophie a toujours été de faire apparaître des pans du réel restés cachés. Le corps a été un l'un d'eux. La sexualité a été l'un d'eux. Mais cela n'était jamais encore arrivé à une partie du corps. Cette partie, qui n'en est pas vraiment une, parce qu'elle est une tout à elle seule, c'est le clitoris. Organe dit du plaisir de la femme. Organe longtemps ignoré, souvent mutilé. L'organe du plaisir effacé. Inédit
Galloway Alexander R. ; Duzer Clémentine ; Duzer T
Résumé : Ce livre est né d'un séminaire intitulé French Theory Today - An Introduction to Possible Futures, donné à la Public School de New York en 2010 et consacré à cinq philosophes français : Catherine Malabou, Bernard Stiegler, Mehdi Belhaj Kacem, Quentin Meillassoux et François Laruelle. La perspective dans laquelle se place son auteur est celle d'un outsider étranger au contexte français, aux querelles de clocher de l'élite philosophique parisienne ainsi qu'à l'antique genèse de ses factions politiques. Sous le nom de "nouveaux réalistes", il ne s'agit donc pas de repérer l'émergence d'une nouvelle école mais de faire apparaître, en respectant la singularité de chaque auteur, des chemins de pensée qui témoignent d'un intérêt renouvelé à l'égard de la vérité. L'auteur rassemble ici, entre ontologie, redéfinition de l'objet et critique du capitalisme, quelques-uns des thèmes les plus significatifs du discours d'aujourd'hui. Il démontre qu'à la crise de la théorie succède la recherche d'autres logiques pour d'autres mondes. La question désormais décisive de la philosophie pourrait se formuler ainsi : êtes-vous du côté du réel ou du côté de l'histoire ?
Résumé : Un cinéphile découvre, sur le tard, l'opéra, sous la seule forme de DVD. Il savait que le cinéma s'est toujours défini par opposition au théâtre ; il découvre que, syntaxe musicale oblige, le cinéma est une gigantesque répétition des procédés de l'opéra. Pendant trois ans, il n'interroge plus son rapport à la seconde vie de l'opéra, le cinéma, qu'à travers le visionnage de plusieurs versions des mêmes opéras, chroniqués pour des magazines réels ou imaginaires. Le présent livre est un florilège de ces chroniques.
Que peut la philosophie sur la politique ? Rien, entend-on partout. Au contraire, dit Alain Badiou, la philosophie ne cesse pas de rencontrer la politique, rencontres qui sont autant de ces "circonstances" dont est formé le présent volume. Comme le précédent, celui-ci rappelle que, pour le philosophe, une circonstance n'est pas forcément ce qui fait la une des journaux. Qu'au contraire, c'est lui qui décide de l'importance de ce qui arrive. Autrement dit, qu'il s'agisse, comme c'est le cas ici, de la guerre en Irak, de la querelle du foulard, de l'art contemporain ou des rapports de l'Allemagne et de la France, philosopher consiste à éclairer la distance entre la pensée et le pouvoir (savoir si l'on peut la franchir), à marquer la valeur de l'exception (savoir si l'événement porte à la rupture) ; en dernière instance : à choisir.
Les textes qui composent ce premier volume d'une série à venir intitulée Circonstances portent sur quelques séquences brèves et récentes de l'actualité planétaire; ils sont parmi les plus polémiques, les plus sarcastiques, les plus scandaleux peut-être (c'est le souhait de l'auteur) que ces "circonstances désastreuses" pouvaient lui inspirer. Qu'ils pouvaient lui inspirer en philosophe. Qu'ils pouvaient lui inspirer plus précisément, et pour emprunter à son lexique, en métapolitique. Qu'est la métapolitique? Le moyen qu'offre la philosophie de défaire les opinions établies et les propagandes dominantes. Quels mots établissent le langage, quel langage le jugement, quel jugement l'opinion, quelle opinion la propagande, et quelle propagande enfin le pouvoir dominant; c'est ce que ce volume 1 de Circonstances analyse avec enjouement autant qu'avec gravité.