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Giovanni Papini. Culture et identité
De Paulis-Dalembert Maria Pia
PU MIDI
26,00 €
Épuisé
EAN :9782858169047
Personnalité controversée de son vivant déjà, Giovanni Papini continue de susciter une grande attention critique en France et en Italie. De sa riche activité culturelle, ce volume privilégie les aspects liés à sa vocation d'intellectuel engagé dans la modernisation de la culture et dans le débat historique de son époque. Papini a été tour à tour médiateur entre les artistes italiens et les avant-gardes françaises, découvreur de la philosophie intuitionniste de Bergson, fondateur de revues littéraires et idéologiques et patriote favorable aux deux guerres mondiales au nom de la reconstruction de l'identité nationale. Ces diverses facettes de son action intellectuelle, qui ont fait de lui un esprit inquiet et un agitateur d'idées dérangeant dans le panorama italien du XXe siècle, révèlent une grande cohérence de pensée. La fidélité à une interprétation ethnique de la nation et de l'histoire explique la continuité idéologique de Papini, mais aussi son besoin constant de rupture. L'esprit de rébellion, la satire et la virulence de ses propos sont soulignés au cours de sa longue fortune française. La dernière partie de ce volume, qui retrace en effet la réception contrastée de Papini en France, met en perspective son expérience créatrice et fournit, par le truchement du regard français, une lecture globale de son oeuvre.Maria Pia De Paulis-Dalembert est agrégée d'italien et Maître de conférences à l'université Sorbonne nouvelle Paris 3. Elle est auteur de nombreuses études portant sur les revues florentines du début du XXe siècle, la réception des lettres italiennes en France, des poètes et des narrateurs tels que Montale, Ungaretti, Malaparte, Consolo, et Lucarelli.
Illustre aristocrate et poète de talent, Paulin prend la décision, avec l'accord de son épouse Therasia, de renoncer à ses biens et de partir mener une vie d'ascète à Nole en Campanie. Son ami, Sulpice Sévère, jeune avocat réputé, choisit la même voie du renoncement et se fixe à Primuliacum, près de Toulouse. Voici la première traduction complète en français de leur correspondance. Nourrie des dernières recherches universitaires, elle montre en quoi l'échange épistolaire de ces deux Pères de l'Eglise reflète le passage entre la culture antique et la culture chrétienne. La conversion à l'ascétisme, le culte rendu aux martyrs, le sens de l'amitié spirituelle, le goût des lettres, mais surtout le dépassement de la morale par l'appel à une existence réellement vécue, tels sont les grands thèmes qu'éclairent cette relation singulière. Un témoignage passionnant parce que passionné. Bordelais d'origine, Paulin de Nole (353-431), moine puis évêque, est un écrivain latin, contemporain d'Augustin d'Hippone. Sulpice Sévère, originaire également du Sud-Ouest, est connu pour avoir rédigé la Vie de Martin de Tours et des Chroniques. Correspondance traduite et annotée par Janine Desmulliez, Cédric Vanhems et Jean-Marc Vercruysse Collection dirigée par Marie-Anne Vannier
Présentation de l'éditeur Diego travaille pour des guides de voyage et court le monde depuis des années lorsqu’un accident l’oblige à rentrer en Italie pour se faire opérer. Très vite, il se rend compte qu’un problème sur sa ligne téléphonique lui permet d’écouter toutes les conversations de ses voisins. Leurs ennuis de santé, leurs amours déçues, leurs désirs inassouvis font dès lors partie de son quotidien. Mais écouter la vie des autres ne lui suffit pas ; il décide de s’en mêler, d’apporter son aide, car il ne supporte ni le chagrin ni la dépression – il les a trop longtemps fuis lui-même. Il est loin d’imaginer où tout cela va le mener… Sous une fausse désinvolture et avec un talent fou, l’auteur nous entraîne dans un tourbillon d’angoisses existentielles. Stéphanie des Horts, Valeurs actuelles.
Interroger Il romanzo di Ferrara de Gorgio Bassani répond au projet de vérifier la complexité d'une écriture qui, fût-elle inscrite dans le sillage d'un certain roman historique italien, se pose en rupture avec la littérature des années 1950-1970. Cette oeuvre romanesque rendue homogène par le retour obsédant de situations, de personnages et du je-narrateur, met ses formes narratives à l'épreuve d'un ancrage structurel dans un espace clos, Ferrare, et dans un temps défini, la longue nuit du fascisme et la guerre. L’éthique inhérente au réalisme historique s'allie à la poétique du vrai et à l'engagement politique de l'auteur. Voulant dire, par la reconstruction mémorielle, la (sur)vie de la communauté israélite ferraraise et la réalité indicible des hommes dans l'Histoire, Bassani conjugue les contraintes d'un réalisme crédible et les ressources d'une riche littérarité. L’écriture palimpseste de Il romanzo di Ferrara est au coeur d'une enquête scientifique à laquelle cet ouvrage proposera quelques éléments de réponse.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
A un moment où de nombreux domaines affichent des préoccupations relatives à la littératie, ce numéro s'intéresse à la constitution et à la réinterprétation de son espace conceptuel dans le champ de l'enseignement et de l'éducation. Plutôt que de se focaliser sur les différentes tentatives de définition qui ont pu en être proposées, ce volume cherche à comprendre en quoi la littératie conduit à penser autrement le développement des activités langagières : le continuum de leurs apprentissages, leurs interactions, leurs usages dans différentes institutions sociales, leurs fonctionnalités pour l'individu et la société.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.