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Dictionnaire nord-coréen
Gouyon Matignon Louis de ; Blot Philippe
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782343123868
Tout a été écrit sur la Corée du Nord. Tout, sauf cette situation, unique au monde, d'une langue parlée à l'origine par une même population sur un même territoire, et qui se trouve aujourd'hui, et depuis près de 70 ans (la création de la République populaire démocratique de Corée date du 9 septembre 1948), comme séparée en deux. La langue parlée au Nord, à l'écart du monde moderne, celle au Sud, résolument engagée dans la contemporanéité. Le même idiome, mais aujourd'hui deux langues, qui se différencient dans le vocabulaire, l'écriture, mais également la prononciation. Le français du Moyen Age et le français du XXIe siècle ; et si la langue, à l'instar de ce qu'exprime Tristan Zara (" La pensée se fait dans la bouche "), construit la pensée, alors la pensée du passé et la pensée de la contemporanéité. L'on connaît le rôle du langage dans la société dite " communiste ". Sa fonction structurante, évoquée plus haut, se trouve exacerbée. Anticipant sur ce que pourrait être une langue dans une société dominée par la production automatique des richesses et par la disparition corrélative des cultures, la langue se rapproche alors de ce qui pourrait constituer une sphère autonome, un système qui en quelque sorte fonctionne par lui-même, détaché du monde. La langue nord-coréenne est tout cela à la fois - témoignage du passé, illustration de la fonction du langage dans la société dite " communiste ", préfiguration d'une hypothétique et future totalité sociale.
Résumé : Les Tsiganes établis en Europe de l'Ouest se donnent le nom de Sinté. Leur langue se trouve aujourd'hui menacée. Le but de cet ouvrage, témoignage historique mais aussi culturel, est de préserver, et dans un même temps présenter au plus grand nombre, la grande diversité et la richesse de la langue des Sinté.
Le langage est instrumentant — le mot désigne l'objet. Le langage également est structurant — le mot définit l'objet. Tristan Tzara, le poète surréaliste, énonçait déjà "la pensée se fait dans la bouche". Le langage est tout cela, mais il constitue une réalité, nous le découvrons aujourd'hui, encore plus complexe. En effet, des travaux récents (Climate, vocal folds, and tonal languages Connecting the physiological and geographic dots. / Everett, Caleb ; Blasi, Damian ; Roberts, Sean. In : Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, Vol. 112, No. 5, 2015, p. 1322-1327) viennent démontrer que la langue se trouve largement déterminée par les conditions environnementales au sens large, notamment le climat et la géographie. L'auteur, au terme de plusieurs séjours en région arctique du Nunavik (Canada), offre ici au lecteur un dictionnaire de la langue inuit dans le dialecte du Nunavik. Ce dictionnaire vient à propos illustrer la thèse évoquée plus haut sur le rôle des conditions environnementales dans la structuration du langage. La région du Nunavik produit une langue, la langue inuit, qui vient refléter l'environnement arctique — ses sonorités se font ainsi l'écho, dans une forme de poésie, des paysages du Grand Nord canadien.
Résumé : Une langue, c'est une culture. Une culture, c'est un peuple. Un peuple, c'est Nous. Ainsi peut se résumer l'approche de Louis de Gouyon Matignon, 22 ans, étudiant en droit, et déjà un long passé au service de la cause tsigane. Après avoir publié un dictionnaire de langue tsigane (L'Harmattan, 2012), puis un pamphlet consacré à la défense des gens du voyage (Michalon, 2013), Louis propose aujourd'hui au lecteur cette méthode pour apprendre le tsigane. Fruit de plusieurs années de recherches auprès de la communauté, cet ouvrage a pour ambition de rendre accessible, à ses locuteurs, mais également à un public plus large, la richesse de cette langue, à la fois présente mais aussi étrangère - étrangère à notre connaissance, étrangère à notre compréhension. Gageons que le lecteur y trouvera les clefs d'une meilleure compréhension de la communauté tsigane et de sa culture, héritière d'un passé ancien, façonnée par plusieurs siècles de migration, et qui se trouve confrontée aujourd'hui au défi d'un monde toujours plus en intégration.
Partagé depuis le XVIIe siècle entre la France et l'Espagne, le Pays basque – Euskal Herria, "le pays de la langue basque" – n'a eu de cesse d'affirmer son identité face à ces deux grands blocs nationaux hégémoniques. Ce combat, dans la période de la construction de l'Etat-nation, était, sinon voué à l'échec, du moins promis à un cheminement long et difficile. Les luttes armées des années 1960 et 1970 en portent ainsi la marque douloureuse. Paradoxe de l'histoire, la construction de l'Europe, aujourd'hui, qui amène avec elle la disparition progressive de cet Etat-nation, ouvre, dans le même temps, la possibilité d'un retour de l'identité "régionale". Après un premier volume consacré à l'histoire du nationalisme basque, l'auteur présente ici le combat des jeunes militants basques d'aujourd'hui. Dans une série d'entretiens, l'auteur donne la parole à ces jeunes militants qui cherchent à ce que soit reconnue la pleine identité du peuple basque, dans son histoire, dans sa culture, et dans sa langue. Ce combat, inscrit dans un contexte résolument nouveau, celui d'une Europe en voie d'intégration, est celui de tous, face à l'homogénéisation des modes de vie, des modes de consommation, et, au final, des modes de pensée.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.