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Dictionnaire inuit. Dialecte du Nunavik
Gouyon Matignon Louis de
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343167299
Le langage est instrumentant — le mot désigne l'objet. Le langage également est structurant — le mot définit l'objet. Tristan Tzara, le poète surréaliste, énonçait déjà "la pensée se fait dans la bouche". Le langage est tout cela, mais il constitue une réalité, nous le découvrons aujourd'hui, encore plus complexe. En effet, des travaux récents (Climate, vocal folds, and tonal languages Connecting the physiological and geographic dots. / Everett, Caleb ; Blasi, Damian ; Roberts, Sean. In : Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, Vol. 112, No. 5, 2015, p. 1322-1327) viennent démontrer que la langue se trouve largement déterminée par les conditions environnementales au sens large, notamment le climat et la géographie. L'auteur, au terme de plusieurs séjours en région arctique du Nunavik (Canada), offre ici au lecteur un dictionnaire de la langue inuit dans le dialecte du Nunavik. Ce dictionnaire vient à propos illustrer la thèse évoquée plus haut sur le rôle des conditions environnementales dans la structuration du langage. La région du Nunavik produit une langue, la langue inuit, qui vient refléter l'environnement arctique — ses sonorités se font ainsi l'écho, dans une forme de poésie, des paysages du Grand Nord canadien.
Spécialiste reconnu de la question tsigane, Louis de Gouyon Matignon retrace ici l'histoire du jazz manouche depuis sa création dans les années 30 jusqu'à ses expressions les plus récentes. Le lecteur y côtoiera, au gré d'une discothèque de 100 albums, une galerie de personnages haut en couleur dont Django Reinhardt, les frères Ferré, le trio Rosenberg ou encore Biréli Lagrène et Christian Escoudé, et découvrira des talents méconnus ou aujourd'hui oubliés. Tous, à leur manière, ont contribué à écrire cette histoire.
Résumé : Une langue, c'est une culture. Une culture, c'est un peuple. Un peuple, c'est Nous. Ainsi peut se résumer l'approche de Louis de Gouyon Matignon, 22 ans, étudiant en droit, et déjà un long passé au service de la cause tsigane. Après avoir publié un dictionnaire de langue tsigane (L'Harmattan, 2012), puis un pamphlet consacré à la défense des gens du voyage (Michalon, 2013), Louis propose aujourd'hui au lecteur cette méthode pour apprendre le tsigane. Fruit de plusieurs années de recherches auprès de la communauté, cet ouvrage a pour ambition de rendre accessible, à ses locuteurs, mais également à un public plus large, la richesse de cette langue, à la fois présente mais aussi étrangère - étrangère à notre connaissance, étrangère à notre compréhension. Gageons que le lecteur y trouvera les clefs d'une meilleure compréhension de la communauté tsigane et de sa culture, héritière d'un passé ancien, façonnée par plusieurs siècles de migration, et qui se trouve confrontée aujourd'hui au défi d'un monde toujours plus en intégration.
Dans son acception la plus large, dérivée de son étymologie, l environnement représente tout ce qui nous entoure. Les éléments et les paysages, les animaux, les micro-organismes et nos semblables. Tous devenus invisibles à force d être là; invisibles, et pourtant essentiels à notre existence. Depuis un siècle, la perception individuelle et collective de notre environnement a beaucoup évolué, passant d une approche locale à une vision planétaire. Avec la conquête de l espace et les images de la Terre qu elle nous a fait découvrir, il nous est d un coup apparu dans sa finitude, dans sa vulnérabilité aussi. Car la sédentarisation de l homme, sa croissance démographique et son incroyable expansion ont fortement contribué à fragiliser le tissu qui l entoure, dont il n est que l un des fils.Dans la lignée des précédents ouvrages de la collection, Aux origines de l environnement a pour ambition de relier, voire de renouer, un à un, tous ces fils. Sont sollicités ici des systématiciens, des écologues, des biologistes évolutionnistes et des anthropologues, des philosophes et des géochimistes, des généticiens et des économistes. Ils nous font comprendre l origine de notre planète, de ses constituants, de son climat, des créatures vivantes qui la peuplent, et explorent les conséquences de nos actions sur notre environnement. Surtout, loin de tout catastrophisme et de tout angélisme, ils nous invitent à réfléchir à la façon dont chacun de nous peut agir, maintenant.
Tout a été écrit sur la Corée du Nord. Tout, sauf cette situation, unique au monde, d'une langue parlée à l'origine par une même population sur un même territoire, et qui se trouve aujourd'hui, et depuis près de 70 ans (la création de la République populaire démocratique de Corée date du 9 septembre 1948), comme séparée en deux. La langue parlée au Nord, à l'écart du monde moderne, celle au Sud, résolument engagée dans la contemporanéité. Le même idiome, mais aujourd'hui deux langues, qui se différencient dans le vocabulaire, l'écriture, mais également la prononciation. Le français du Moyen Age et le français du XXIe siècle ; et si la langue, à l'instar de ce qu'exprime Tristan Zara (" La pensée se fait dans la bouche "), construit la pensée, alors la pensée du passé et la pensée de la contemporanéité. L'on connaît le rôle du langage dans la société dite " communiste ". Sa fonction structurante, évoquée plus haut, se trouve exacerbée. Anticipant sur ce que pourrait être une langue dans une société dominée par la production automatique des richesses et par la disparition corrélative des cultures, la langue se rapproche alors de ce qui pourrait constituer une sphère autonome, un système qui en quelque sorte fonctionne par lui-même, détaché du monde. La langue nord-coréenne est tout cela à la fois - témoignage du passé, illustration de la fonction du langage dans la société dite " communiste ", préfiguration d'une hypothétique et future totalité sociale.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !