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Souvenirs de Paris
De Amicis Edmondo ; Brambilla Alberto ; Gendrat-Cl
ULM
16,00 €
Épuisé
EAN :9782728805341
Les Souvenirs de Paris rassemblent les articles écrits par De Amicis à l'occasion d'un séjour dans la capitale française au moment de l'Exposition universelle de 1878. Emblématique du travail de reportage de l'écrivain, ce texte constitue un document remarquable de la fascination qu'exerce Paris sur les visiteurs italiens : l'Exposition, prétexte initial du voyage et de l'écriture, donne lieu à un compte rendu foisonnant, au coeur des lumières et du brouhaha de la ville, déesse de la modernité et des plaisirs. Jouant avec les lieux communs, l'auteur rend hommage à la culture française, s'interroge sur le rôle international de la France au lendemain de Sedan et de la Commune, s'amuse des vices et des travers des Parisiens plus qu'il ne les condamne, se met en scène en touriste étourdi par tant de merveilles et de tentations. Traduit une première fois au XIXe siècle dans une version devenue obsolète par ses imprécisions et ses lacunes, ce texte malicieux et virevoltant fait l'objet d'une nouvelle traduction et d'une annotation aussi complète que possible à l'occasion de l'Exposition universelle de Milan 2015 (1er mai-31 octobre 2015).
De Amicis Edmondo ; Colin Mariella ; Genevois Emma
Pendant les douze mois de l'année 1896 (marquée par la funeste guerre d'Afrique entre l'Italie et l'Ethiopie), les tramways à chevaux de Turin servent à De Amicis d'observatoire privilégié. Dans ce livre-enquête où les "carrosses pour tous" sont un lieu de rencontre entre les différentes classes sociales, les personnages sont les passagers. Au gré de leurs apparitions répétées, ils composent une galerie de personnalités variées, formant un roman choral où leurs trajectoires se trouvent reliées dans une structure unitaire. La simplicité de l'invention romanesque est compensée par la précision avec laquelle est décrite la société d'une grande ville italienne, fière des gloires du Risorgimento mais vivant à l'enseigne d'une activité intense et de la culture de masse naissante. La "question sociale" constitue l'un des filtres du jugement de l'écrivain ; sa vision du socialisme n'est pas celle de la lutte des classes, mais plutôt d'une collaboration apaisée.
Que beaucoup d'hommes aient voulu une aussi vaste et horrible calamité dans leur propre intérêt, et non parce qu'ils la croyaient être une nécessité vitale à leur pays, que - beaucoup d'hommes pour leur seul profit aient souhaité prolonger le misérable massacre en attisant un feu de colère et de haine, que d'innombrables civils n'aient rien éprouvé que de la curiosité devant cette effroyable tragédie et que d'autres en demeurent les spectateurs indifférents comme s'il s'agissait là d'une querelle d'insectes, de quoi nous faire mépriser la nature humaine et nous désespérer de la civilisation. La tristesse nous saisit." Ancien officier devenu écrivain et journaliste, Edmondo De Amicis (1846-1908) appartient à la première génération italienne post-unitaire qui remet en cause l'idée de nation quand elle s'accompagne d'une rhétorique arrogante et brutale. L'auteur du célèbre C?urs s'oppose en socialiste humaniste à toutes les formes d'impérialisme et annonce la montée des voix pacifistes du début du XXe siècle
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
De Amicis Edmondo ; Caracciolo Piero ; Macé Mariel
Cuore (" Coeur "), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français dans ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on sait captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?