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Martin Bodmer et les promesses de la littérature mondiale
David Jérôme
ITHAQUE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782916120959
Martin Bodmer a réuni une collection privée si précieuse et si cohérente d'ouvrages et de manuscrits anciens qu'il a eu le privilège rare de pouvoir la désigner par un nom latin : la Bodmeriana. Des années 1920 jusqu'à sa mort, en 1971, il a ainsi constitué une bibliothèque de plusieurs dizaines de milliers de documents qui embrassent toute l'histoire de l'écriture. Cette entreprise de longue haleine fut guidée par une philosophie de la littérature mondiale. Héritier de la "Weltliteratur" rêvée par Goethe, Bodmer a toutefois reformulé cet idéal à l'horizon des débats intellectuels du XXe siècle, des horreurs de la Seconde Guerre mondiale et de ses propres aspirations spirituelles. Bodmer associait à la littérature mondiale des promesses que seule une enquête minutieuse permet de préciser. A l'exploration de ses archives personnelles, il faut ajouter l'inscription de ses réflexions dans le contexte dense et parfois confus de l'époque. Il apparaît alors que Bodmer est sans doute le penseur le plus conséquent de la littérature mondiale depuis deux siècles.
L'agent littéraire : En deux mots, quelle est l'histoire ? Lui : Deux personnages discutent des usages historiques de la notion de "littérature mondiale". Moi : De Goethe à Pascale Casanova. Lui : Dans les villes où cette notion a fait l'objet d'une réappropriation significative. Moi : De Weimar à New York, en passant par Istanbul, Bruxelles ou Paris. L'agent littéraire : Il me faudrait quelques mots clés. Lui : Oh ! c'est facile : il sera question des formes contemporaines de l'humanisme, des ambitions et des craintes associées à la mondialisation depuis deux siècles, à l'ambivalence critique de la catégorie même d'universalité... Moi : Et du rôle que des intellectuels ou des chercheurs ont confié à la littérature dans l'instauration d'une communauté culturelle globale. L'Agent littéraire : Quelques noms supplémentaires ? Moi : Karl Marx, Erich Auerbach, Edward Said, David Damrosch, Franco Moretti. Sans compter ceux qui ne vous diraient peut-être rien hors contexte.
Résumé : Des fiches de cours pour réviser efficacement. Plus de 200 exercices classés par objectif avec de façon systématique : - la méthode et son application sur un exercice type, - des exercices pour s'entraîner. Des sujets de Bac avec des indications du ou (des) chapitre(s) concerné(s) et du nombre de points par question. Toutes les solutions rédigées comme au Bac et commentées, avec en regard des conseils de méthode et les points de cours utilisés.
Résumé : L'édition bilingue du roman mythique de J. D. Salinger, un chef-d'oeuvre universellement acclamé. Issu d'une famille aisée à New York, Holden Caulfield intègre le pensionnat Pencey Prep en Pennsylvanie. Renvoyé après avoir échoué dans quatre matières, il entreprend alors une aventure de délinquance innocente. Entre taxis, boîtes de jazz et rencontres au sein du New York transi de froid de l'époque McCarthy, Holden va tenter de trouver sa place. Une histoire captivante qui dresse un portrait incontournable de l'Amérique de l'après-guerre au travers de l'un des personnages les plus aimés de la littérature. Après soixante ans, L'Attrape-coeurs, premier et unique roman de J. D. Salinger conserve toute sa puissance. Objet de réflexions sur la souffrance de l'adolescence et la transition de l'enfance à l'âge adulte, le livre reste un classique incontournable pour les jeunes de tous âges.
En reprenant des thèmes qui lui sont chers - notamment la théorie du champ et la théorie de la narrativité, les fonctions de la rêverie et de l'onirisme, la place et les enjeux de l'interprétation, la transformation des émotions -, Ferro revient sur le coeur de sa pratique pour en dégager des perspectives cliniques nouvelles. Il soutient que les productions en séance sont des co-constructions entre le patient et l'analyste, mettant en évidence la pertinence de la rêverie qui permet de transformer les contenus bruts, non traités par la psyché, en représentations symbolisables sous la forme de récits de vie. Les facteurs de guérison sont ainsi décrits comme le déploiement d'une capacité nouvelle à contenir une sensorialité qui peu à peu, au fil des séances, peut se transformer en image puis en récit. Ferro aborde également des thèmes souvent négligés par les textes analytiques traditionnels, tels que les enjeux concernant des ruptures du cadre par l'analyste, le vieillissement des psychanalystes, la place des supervisions dans la formation analytique.
La littérature se tient-elle au-delà du bien et du mal ? La modernité le proclame depuis les procès de Madame Bovary et des Fleurs du mal. Aujourd'hui, ce droit à la transgression est remis en question au nom de nouvelles valeurs : respect des sensibilités, militantisme culturel, assignation de toute fiction à une expérience vécue. L'effet du mouvement #MeToo sur la manière dont on lit les oeuvres est à cet égard exemplaire. En 2017, des agrégatifs se demandèrent comment lire et enseigner une pastorale du XVIIIe siècle mettant en scène un viol déguisé : ce fut l'affaire Chénier. En 2020, l'affaire Matzneff soulevait la question de la valeur littéraire d'actes sexuels pénalement répréhensibles. Aux Etats-Unis, l'exigence du trigger warning enjoint les universitaires de signaler à leurs publics les textes au programme dont le contenu pourrait raviver chez eux d'éventuels traumatismes. Cet ouvrage explore la complexité des justifications engagées dans ce nouveau régime du jugement esthétique. Loin de le défendre pour son "progressisme" ou de le condamner pour sa bienséance "politiquement correcte" , comme y encourage la polarisation idéologique des débats, il s'agit ici de plaider que la littérature n'agit pasà la lettre et que ce jeu de la lecture nous libère et nous lie.
Robert B. Brandom est l'un des plus grands philosophes américains contemporains. Auteur d'une pensée originale qui se réclame à la fois de Kant, de Hegel et de la philosophie analytique du langage et de la logique, il poursuit dans le même temps une réflexion sur l'héritage de la philosophie pragmatiste américaine. Le présent volume constitue l'introduction la plus accessible à cette philosophie hors-norme. La plupart des thèmes et des ressources exposés dans ses grands livres y sont convoqués, mais sous une forme plus directe et plus familière. Qu'il s'agisse du pragmatisme analytique et de la rationalité expressiviste (développées dans son oeuvre majeure, RxRendre explicite, 2 vol. , 1993), de sa réhabilitation de Hegel, du holisme et d'une conception de la raison comme formation historique et sociale (présentées dans A Spirit of Trust, 2019), les essais traduits ici constituent une excellente entrée en matière aux éléments clés de la pensée de Brandom. On y découvrira un philosophe analytique original, patient défenseur d'une conception normative de la raison irréductible aux naturalismes et aux cognitivismes si influents aujourd'hui dans la discipline.
Le père, loin de n'être qu'un géniteur, est devenu, grâce à "la religion monothéiste" selon Freud, le héros d'une aventure spirituelle ; celle-ci fait de la paternité un "progrès dans la spiritualité" . Cette valeur nouvelle repose sur la parole qui engage celui qui se reconnaît comme père auprès d'un enfant, en reconnaissant cet enfant comme le sien ? Première déclaration d'amour pour son enfant, qui ne tient qu'aux mots, qui échappe aux sens, qui, de géniteur, le rend père de cet enfant à qui il donne son nom. Mais que devient le nouage entre le père et la paternité quand la conception religieuse du monde s'éclipse au profit de la conception scientifique, et des bouleversements dans la filiation ? Si la paternité est viable sans le soutien d'une religion, comment se met en place la dissociation souvent observée entre un père et sa paternité, comment les errements et les égarements des pères l'auront-ils annoncée et préparée ? Quel est le secret de ce lien que la paternité constitue, différent en fonction du sexe de l'enfant ? A la fin de son enseignement, Lacan considère que le père oedipien garant des histoires de famille et de la norme sexuelle est devenu un symptôme dans notre modernité, parmi d'autres pères-symptômes voués à faire tenir ensemble leur parole et leur jouissance, mais aujourd'hui loin des codes associés à l'hétérosexualité. Comment le penser ? Désormais qu'est-ce qu'un père, et même à quoi sert-il, si la représentation de son meurtre ne parvient plus à mettre en scène et à donner sens à la mort ? De quelle fiction peut-il être le garant dans un temps, le nôtre, où la discordance entre le monde et l'homme devient assourdissante ?