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Ce qu'est l'art
Danto Arthur Coleman ; Weiss Séverine ; Quintyn Ol
POST
12,00 €
Épuisé
EAN :9791092616262
Qu'entend-on, au juste, lorsqu'on affirme qu'un objet "est une oeuvre d'art"? Qu'est-ce qui permet de différencier une oeuvre d'un simple objet réel ? Arthur Danto défend ici une position essentialiste, mettant en lumière les critères et propriétés universellement partagés qui définissent le concept d'art. Ce qu'est l'art lui donne l'occasion de présenter le dernier état de sa recherche : une oeuvre d'art, selon lui, se caractérise par sa signification et par l'incarnation de cette signification, auxquelles vient s'ajouter la contribution interprétative décisive du public. Au fil de son argumentation, Danto entrecroise perspectives historiques et analyses théoriques, convoquant aussi bien des philosophes - Platon et sa République, Descartes, Kant, Hegel, Heidegger ou Peirce - que de nombreux artistes - Muybridge, Cunningham, Michel-Ange, Poussin, Manet, Picasso ou les "fauves". Qu'il évoque les problèmes posés par la restauration de la chapelle Sixtine, le statut des "idées esthétiques" chez Kant, le paragone entre peinture et photographie ou la ressemblance entre l'art et un "rêve éveillé", l'auteur de La Transfiguration du banal mène à bien une opération de ressaisie philosophique de l'histoire de l'art qui en trace la dynamique complexe, jusqu'à son parachèvement dans les ready-mades de Marcel Duchamp et d'Andy Warhol. Ce qu'est l'art revient ainsi sur un exemple paradigmatique : celui des Boites Brillo, objets d'art visuellement indiscernables des objets ordinaires, et pourtant philosophiquement distincts.
La question du blasphème a fait sa réapparition dans les sociétés occidentales alors même que notre époque semblait l'avoir abandonnée au nom de la liberté de conscience et de la liberté d'expression : tout citoyen est interpellé et l'expérience juridique des Etats et des religions est sollicitée. Ainsi, celui qui veut appréhender cette notion de blasphème se doit d'embrasser divers systèmes juridiques sans oublier que ces derniers entrent en dialogue et se confrontent à des approches théologiques et philosophiques. Derrière l'apparente simplicité dans le discours quotidien du terme blasphème se cache une réflexion complexe entre régulation du croire et régulation de la vie sociale.
Fruit d'une journée d'études organisée par la Faculté de Droit canonique de l'Institut catholique de Paris, cet ouvrage se propose d'interroger les réponses canoniques et juridiques apportées à la célébration du culte catholique dans le cadre de la crise sanitaire. Entre multiplication des célébrations à distance, via le Net et les réseaux sociaux, et usage des gestes barrières au sein des rites liturgiques, entre remise en cause des choix opérés par les autorités, publiques et religieuses, et présence renforcée du Saint-Père aux moments cruciaux des confinements, la pandémie de la Covid-19 sollicite chacun dans son lien aux autorités et dans son appartenance à une communauté de foi, dans le sens à donner à la liberté de culte et dans la réalisation concrète de celle-ci entre vie sacramentaire et vie de Charité. Analysant le droit, la théologie et l'histoire, les différents contributeurs à cet ouvrage permettent une mise en perspective et ouvrent une réflexion qui demande à être poursuivie.
Fondé sur une série de conférences données à la National Gallery de Washington, ce livre d'allure très ouverte, de ton très vif et plein d'un humour ravageur constitue la plus stimulante introduction à la théorie de l'art d'Arthur Danto, et à la pratique critique de ce philosophe peu banal qui est aussi, depuis plusieurs années et sur deux continents, un de nos critiques d'art les plus influents.
Pour Arthur Danto, l'exposition en 1964 des Boîtes Brillo d'Andy Warhol, fac-similé ironique d'un célèbre objet commercial, a sonné la fin de la phase historique de l'art occidental. Après la fin de l'art explore les conséquences de cette situation "post-historique". Danto conteste ici le "récit dominant" de l'art occidental. Il confronte cette tradition aux récits concurrents qui ont cours en Orient ou en Afrique, et s'interroge sur les présupposés philosophiques de la notion même d'Histoire de l'art. Il examine la collusion opérée entre l'art et la production industrielle, qui modifie depuis 1964 la production et la réception des oeuvres - y compris des oeuvres antérieures à cette date symbolique - et le régime "pluraliste" qui en résulte aujourd'hui. Un livre limpide, allègre et plein d'humour, dont le message esthétique passe par une série d'analyses très vives d'oeuvres contemporaines. Chez Arthur Danto, le critique d'art et le philosophe ne cessent de se provoquer et de se stimuler réciproquement.
Résumé : Vie et mort des aoûtiens se présente comme un document, c'est le scénario d'un film non réalisé. A plusieurs reprises, pendant la période du mois d'août, Judith Abensour a collecté des enregistrements de voix, des témoignages d'habitants de Paris et de sa banlieue ; elle a mené des entretiens sous la forme de conversations avec l'idée de constituer une encyclopédie de paroles, une sorte de cartographie sonore de la métropole. Il s'agissait d'évoluer dans la zone blanche du mois d'août, de l'utiliser comme caisse de résonance, pour faire émerger des lignes de fuite, des trajectoires qui remettent en jeu la délimitation entre le centre et la périphérie, entre la norme et la marge, entre l'oeuvre achevée et celle restée en suspens. Hantise du scénario est un texte de réflexion théorique écrit parallèlement à Vie et mort des aoûtiens.
Résumé : Depuis plus de quarante ans, les artistes italiens Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi traversent le monde et embrassent le xxe siècle depuis leur atelier milanais qui a tout d'un laboratoire d'alchimiste. Les images qu'ils nous adressent régulièrement, films, vidéos et installations, sont bien plus que des nouvelles : ce sont des révélations. A partir de documents d'archives aussi bien que de films amateurs de la première moitié du XXe siècle, dénichés et collectés précieusement, Yervant Gianikian & Angela Ricci Lucchi recadrent, déplacent, resserrent, colorisent, ralentissent. Libérées du regard et de l'idéologie de leurs auteurs, désaliénées, les images de notre passé font retour mais autrement, comme si nous les voyions pour la première fois. Les artisans de cette révélation ont pris pleinement acte de la révolution opérée par le cinéma et ses dérivés, qui se sont imposés en arts de notre temps. Avec eux, le siècle devient simultanément vécu, filmé et regardé. Ses images persistent et reviennent. A travers la colonisation, le fascisme, l'impérialisme ou la guerre, les artistes créent une continuité inédite entre passé, présent et futur. Mystérieusement, par un effet duel de ce sortilège, le temps retrouvé fait à nouveau histoire tout comme ses images font poème, rendues à leur liberté sauvage et à leur pouvoir de sidération. A l'invitation du Centre Pompidou et en association avec le Festival d'Automne, Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi présenteront la rétrospective intégrale de leurs cinquante films et un inédit commandé pour l'occasion, avec une exposition consacrée à leurs installations, la première en France après la Biennale de Venise, le MoMA de New York ou le Hangar Bicocca à Milan.