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L'eglise en etat d'urgence - droit canonique et gestion de la pandemie de la covid-19
Danto Ludovic ; Burgun Cédric ; Mélois Bernadette
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204146876
Fruit d'une journée d'études organisée par la Faculté de Droit canonique de l'Institut catholique de Paris, cet ouvrage se propose d'interroger les réponses canoniques et juridiques apportées à la célébration du culte catholique dans le cadre de la crise sanitaire. Entre multiplication des célébrations à distance, via le Net et les réseaux sociaux, et usage des gestes barrières au sein des rites liturgiques, entre remise en cause des choix opérés par les autorités, publiques et religieuses, et présence renforcée du Saint-Père aux moments cruciaux des confinements, la pandémie de la Covid-19 sollicite chacun dans son lien aux autorités et dans son appartenance à une communauté de foi, dans le sens à donner à la liberté de culte et dans la réalisation concrète de celle-ci entre vie sacramentaire et vie de Charité. Analysant le droit, la théologie et l'histoire, les différents contributeurs à cet ouvrage permettent une mise en perspective et ouvrent une réflexion qui demande à être poursuivie.
Quelle que soit la place du droit canonique au regard des droits séculiers qu'il rencontre – entre reconnaissance concordataire ou reconnaissance simple de règlement intérieur –, celui-ci offre un lieu de réflexion à l'expérience juridique contemporaine. En partant du trinôme " personne, droit, justice ", le droit canonique entend proposer une réponse à l'art du juste pour aujourd'hui, entre principes universels, qu'ils soient théologiques, philosophiques, juridiques, ou sociologiques et normes particulières dans leur historicité ou positivité, et ce dans un dialogue constant avec les différents corpus de droits. Fruit du dix-septième Congrès de droit canonique de la Consociatio Internationalis studio iuris canonici promovendo, accueilli par la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris, le présent ouvrage, entre fondements du droit et élaborations normatives, propose une interprétation du droit canonique dans sa théorie et sa pratique. Ce positionnement se confronte et répond à l'expérience des sujets de droit vivant un pluralisme juridique de fait en tant que citoyens et fidèles du Christ. Ludovic Danto est doyen de la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris depuis 2016. Docteur de l'Université pontificale grégorienne (Rome, Italie), il est professeur en droit canonique et directeur du troisième cycle. Au sein de l'Institut catholique de Paris, il est co-responsable du pôle " Cultures et Humanités " de l'unité de recherche " Religion, culture et société " (EA7403) et il est responsable de l'équipe de recherche " Autorité et transmission " traitant de la question de la synodalité.
Fondé sur une série de conférences données à la National Gallery de Washington, ce livre d'allure très ouverte, de ton très vif et plein d'un humour ravageur constitue la plus stimulante introduction à la théorie de l'art d'Arthur Danto, et à la pratique critique de ce philosophe peu banal qui est aussi, depuis plusieurs années et sur deux continents, un de nos critiques d'art les plus influents.
Dans la voie ouverte par La Transfiguration du banal, Arthur Danto explore ici la relation complexe et inévitable entre l'art et la philosophie. La réception d'une oeuvre est en effet inséparable d'une identification, et donc d'une interprétation qui pose d'emblée cette question typiquement philosophique : qu'est-ce qui fait d'un objet, ou d'un acte, une oeuvre d'art ? Au nom de cette nécessité, la philosophie a tenté pendant des siècles de s'assurer de l'art en l'assujettissant à sa spéculation. Depuis le début de ce siècle, par une série de coups de force auxquels sont liés des noms comme ceux de Duchamp ou de Warhol, l'art s'est affranchi de cette tutelle en devenant sa propre philosophie. Ainsi s'accomplit cette "fin de l'art" jadis annoncée par Hegel : ayant mené à bien la séculaire recherche de lui-même qui fondait son évolution, l'art est aujourd'hui entré dans sa phase post-historique. Libéré de son interrogation narcissique, le voici peut-être enfin disponible pour de nouvelles fonctions dans la vie des hommes.
Danto Arthur Coleman ; Weiss Séverine ; Quintyn Ol
Qu'entend-on, au juste, lorsqu'on affirme qu'un objet "est une oeuvre d'art"? Qu'est-ce qui permet de différencier une oeuvre d'un simple objet réel ? Arthur Danto défend ici une position essentialiste, mettant en lumière les critères et propriétés universellement partagés qui définissent le concept d'art. Ce qu'est l'art lui donne l'occasion de présenter le dernier état de sa recherche : une oeuvre d'art, selon lui, se caractérise par sa signification et par l'incarnation de cette signification, auxquelles vient s'ajouter la contribution interprétative décisive du public. Au fil de son argumentation, Danto entrecroise perspectives historiques et analyses théoriques, convoquant aussi bien des philosophes - Platon et sa République, Descartes, Kant, Hegel, Heidegger ou Peirce - que de nombreux artistes - Muybridge, Cunningham, Michel-Ange, Poussin, Manet, Picasso ou les "fauves". Qu'il évoque les problèmes posés par la restauration de la chapelle Sixtine, le statut des "idées esthétiques" chez Kant, le paragone entre peinture et photographie ou la ressemblance entre l'art et un "rêve éveillé", l'auteur de La Transfiguration du banal mène à bien une opération de ressaisie philosophique de l'histoire de l'art qui en trace la dynamique complexe, jusqu'à son parachèvement dans les ready-mades de Marcel Duchamp et d'Andy Warhol. Ce qu'est l'art revient ainsi sur un exemple paradigmatique : celui des Boites Brillo, objets d'art visuellement indiscernables des objets ordinaires, et pourtant philosophiquement distincts.