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Etudes d'histoire de l'exégèse. tome 4, L'épître de Jacques dans sa tradition d'exégèse
Dahan Gilbert ; Arnold Matthieu ; Noblesse-Rocher
CERF
19,80 €
Épuisé
EAN :9782204098298
Si les travaux actuels sur l'épître de Jacques sont nombreux et si, notamment à la suite de l'appréciation célèbre de Martin Luther la qualifiant "d'épître de paille", la diffusion aux tout premiers siècles et l'inscription dans le canon ont suscité un certain nombre de recherches, on constate que l'étude de sa tradition d'exégèse proprement dite est un domaine relativement négligé. Ce volume essaie de combler partiellement cette lacune. Après avoir rappelé les grandes lignes de l'exégèse actuelle, notamment à partir du grand commentaire de Martin Dibelius et des travaux de Bauckham, Kloppenborg, Edgar et Theissen, il expose quatre étapes dans l'histoire de l'exégèse de Jacques. Le rôle d'Alexandrie dans l'histoire de la réception de ce texte est souligné et sont esquissées les grandes lignes de l'exégèse patristique, grecque (Cyrille de Jérusalem, Didyme, Origène) et latine (Augustin, Pélage). Au Moyen Age latin, treize commentaires ont été identifiés, dont les méthodes spécifiques sont examinées, notamment à partir de le 1, 17 et Je 2, 14-26. L'exégèse protestante du XVIe siècle est étudiée, principalement à travers les commentaires de Luther et de Calvin mais aussi de Martin Bucer et de Huldrych Zwingli. Enfin, l'exégèse catholique du XVIe au début du XVIIIe siècle fait l'objet d'une étude qui propose un inventaire des commentaires et se fonde sur trois auteurs principalement : Erasme, Guillaume Estius et Cornelius a lapide.
Le chapitre 28 du second livre de Samuel contient un récit remarquable : l'évocation de Samuel, mort depuis quelque temps, par le roi d'Israël Saül, inquiet à la veille d'une bataille décisive et déçu de ne pas avoir reçu de réponse de la part de Dieu ; cette évocation se fait grâce à une femme capable d'invoquer les morts. Ce récit a suscité de nombreuses questions de la part des exégètes juifs et chrétiens. Mais dans aucun cas il n'y a d'interprétation qui se voudrait défi nitive ou normative : faisant preuve de prudence et de rigueur, les commentateurs proposent des réponses nuancées et différentes. Les deux interrogations principales concernent l'interdiction de la nécromancie et de toutes les pratiques divinatoires, énoncée par exemple en Lévitique 19, 31 ou en Deutéronome 18, 10-12 et reprise par Saül, et la réalité ou non de l'apparition : illusion, ruse du démon... Le personnage de Saül est au coeur du récit et suscite des jugements divers de la part des exégètes, les uns le blâmant sans réserve, d'autres prenant sa défense. Dans le contexte des confrontations du XVIe siècle, une polémique se développe à propos des rites liés à la mort. Après une analyse novatrice de la péricope à la lueur de la linguistique cognitive, les grandes lignes de l'histoire de l'exégèse sont exposées, avec les textes juifs anciens, l'exégèse patristique, l'exégèse médiévale et celle des catholiques et des réformés au XVIe siècle.
Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
La découverte de la littérature talmudique par l'Occident chrétien au XIIIe siècle vient mettre à mal la thèse du peuple juif peuple témoin, porteur de l'Ancien Testament. Confisquée sur ordre de saint Louis dans le royaume de France, la littérature juive est l'objet d'un procès à Paris en 1240, qui aboutit à sa condamnation puis à son brûlement, en 1242 et 1244. Grâce à une étude attentive du contexte historique et idéologique, ce volume s'attache à comprendre les raisons de cet événement, en le situant dans l'évolution d'un Occident christianisé qui refuse les pensées marginales et tend à limiter les conditions d'existence des Juifs. Il examine la part des principaux acteurs (le roi, le légat du pape, les hébraïsants, les maîtres juifs) et tente d'évaluer ses conséquences pour les communautés juives de France au XIIIe siècle.
Réécrire les saintes Ecritures. Les croyants ont toujours éprouvé le besoin de redire le texte biblique d'une manière qui puisse s'adresser à leurs contemporains. Du targoum improvisé dans la synagogue ancienne, des paraphrases de l'époque moderne aux Dix Commandements de Cecil B. DeMille, c'est une même démarche de "réécriture de l'Ecriture", destinée à la mieux faire connaître, voire comprendre. Le point de départ de cette démarche se trouve dans la Bible elle-même, qui est largement réécriture, ainsi que l'illustrent bien le Deutéronome et les Chroniques ; en faisant oeuvre d'interprétations théologiques, ces livres ouvrent le présent de leurs lecteurs vers un avenir qui dépasse les erreurs du passé. Un tel souci d'actualiser l'Ecriture pour éclairer la vie des croyants, de dire Dieu dans un aujourd'hui toujours nouveau est une préoccupation constante au long des siècles et une caractéristique essentielle de la Révélation judéo-chrétienne.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Quand et pourquoi la Bible a-t-elle été écrite? Que savons-nous des premiers patriarches? Quand le monothéisme est-il apparu? Comment le peuple d'Israël est-il entré en possession de la Terre promise? Jérusalem a-t-elle toujours été le centre de l'ancien Israël ? Pour la première fois, il est possible de répondre à ces questions avec un haut degré de certitude. Car les auteurs, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, puisent leurs arguments dans les découvertes archéologiques les plus récentes, entreprises en Israël, en Jordanie, en Égypte, au Liban et en Syrie. Loin de sortir désenchanté de cette mise à plat historique du Livre des livres, le lecteur est d'autant plus fasciné par ces nomades et ces agriculteurs d'il y a trois mille ans, qui ont su fabriquer, en des temps de détresse ou de gloire, un récit dont la fécondité n'a cessé d'essaimer au-delà de ce peuple.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.
Résumé : Les textes gnostiques anciens n'étaient accessibles qu'à travers les citations des Pères de l'Église acharnés à les combattre, quand, en 1945, on découvrit à Nag Hammadi (Haute-Égypte) douze livres reliés en cuir et plusieurs feuillets d'un treizième : toute une bibliothèque gnostique sur papyrus, en traduction copte, qui procurait enfin la rédaction complète de plusieurs écrits discutés par les philosophes néoplatoniciens et les hérésiologues chrétiens, comme l'Évangile de vérité, attribué à Valentin, le Livre des secrets de Jean, ou le célèbre Évangile de Thomas. La Pléiade propose la première traduction française intégrale de cette bibliothèque, complétée par les textes, en partie parallèles, du manuscrit de Berlin. De genres très divers (apocalypses, évangiles et actes apocryphes, dialogues de révélation, homélies, rituels initiatiques, etc.), ces écrits relèvent de plusieurs courants. Polymorphe par essence, le gnosticisme n'a jamais constitué une religion institutionnelle. Qu'est-ce que la gnose dont se réclament les gnostiques ? C'est le pouvoir pour l'homme de recouvrer ce qu'il y a en lui de divin. La voie qui mène à cette connaissance passe à la fois par la tradition authentique des grands ancêtres, gratifiés de révélations secrètes, et par l'intuition spirituelle de chacun. Exploration de la conscience et quête des livres disparus sont les deux faces indissociables d'une même remontée vers l'être. Se connaître soi-même, c'est aussi bien connaître Dieu et le chemin de l'ascension, inverse de la déchéance d'ici-bas. La disparition des communautés gnostiques n'a pas entraîné celle de l'idée même de gnose : au seuil du XXIe siècle, le rêve d'une connaissance totale et rédemptrice de la destinée humaine continue de hanter nos contemporains.