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1 Samuel 28. La nécromancienne d'En-Dor
Dahan Gilbert ; Arnold Matthieu ; Noblesse-Rocher
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204146333
Le chapitre 28 du second livre de Samuel contient un récit remarquable : l'évocation de Samuel, mort depuis quelque temps, par le roi d'Israël Saül, inquiet à la veille d'une bataille décisive et déçu de ne pas avoir reçu de réponse de la part de Dieu ; cette évocation se fait grâce à une femme capable d'invoquer les morts. Ce récit a suscité de nombreuses questions de la part des exégètes juifs et chrétiens. Mais dans aucun cas il n'y a d'interprétation qui se voudrait défi nitive ou normative : faisant preuve de prudence et de rigueur, les commentateurs proposent des réponses nuancées et différentes. Les deux interrogations principales concernent l'interdiction de la nécromancie et de toutes les pratiques divinatoires, énoncée par exemple en Lévitique 19, 31 ou en Deutéronome 18, 10-12 et reprise par Saül, et la réalité ou non de l'apparition : illusion, ruse du démon... Le personnage de Saül est au coeur du récit et suscite des jugements divers de la part des exégètes, les uns le blâmant sans réserve, d'autres prenant sa défense. Dans le contexte des confrontations du XVIe siècle, une polémique se développe à propos des rites liés à la mort. Après une analyse novatrice de la péricope à la lueur de la linguistique cognitive, les grandes lignes de l'histoire de l'exégèse sont exposées, avec les textes juifs anciens, l'exégèse patristique, l'exégèse médiévale et celle des catholiques et des réformés au XVIe siècle.
Résumé : Dans une société chrétienne qui peu à peu se replie sur elle-même comme la société médiévale, la présence des juifs paraît un sujet de stupéfaction, sinon de scandale. Est-il possible d'admettre la pratique d'un culte, la fidélité à une doctrine que la venue du Christ a rendus inutiles et dépourvus de sens ? A cette question, les textes faisant autorité répondent positivement. Aussi l'attitude des chrétiens du Moyen Age à l'égard des juifs et du judaïsme est-elle tendue entre deux pôles - attrait, crainte. Attrait qui provoque un dialogue de tous les instants, dans la rue, autour de la Bible, autour de la science ; crainte - de la " séduction judaïque " - qui aboutit à des mesures d'isolement et à une constante polémique, s'exaspérant parfois en crises meurtrières. Tension encore, parce que le peuple juif ne cesse, par sa présence même, d'interpeller le peuple chrétien : coincé dans le passé - il reste un contemporain du Christ, projeté dans le futur - il représente l'aboutissement de l'histoire du Salut. Rompant avec la tradition d'une conception monolithique du Moyen Age chrétien dans ses rapports avec les juifs, cet ouvrage s'efforce de restituer dans sa complexité la pensée chrétienne sur le judaïsme, voulant retrouver, dans une doctrine qui ne triche pas avec elle-même, les conditions d'un dialogue authentique dont le Moyen Age a dit aussi qu'il était fraternel.
Résumé : Des communautés juives sont établies en France depuis l'Antiquité et ont été florissantes durant toute la première partie du Moyen Age, avant les expulsions de 1306 et de 1394 le caractère le plus remarquable étant leur éparpillement jusqu'au début du XIIIe siècle. Partie intégrante de la population de la Gaule puis de la France, elles ont contribué notablement à sa culture, dans divers domaines (le corpus ancien le plus riche de termes techniques français se trouve dans des commentaires juifs du XIIe et du XIIIe siècle). Le présent recueil propose une série d'études éclairant les conditions de cette présence, faite de coexistence mais aussi de tensions, avec une détérioration de leur situation au XIIIe siècle, accompagnée de diverses accusations, comme celle de profanation d'hostie, lors de l'affaire des Billettes en 1290. Si le dialogue entre chrétiens et juifs se poursuit malgré tout, la condamnation de la littérature rabbinique entre 1239 et 1244 rend difficile l'enseignement traditionnel mais fait connaître au monde chrétien le Talmud et ses commentaires. L'attitude de l'Eglise est examinée, avec ses aspects opposés, condamnation du judaïsme mais aussi protection (comme le montre le cas exemplaire de Bernard de Clairvaux). Sont présentées deux figures majeures de la culture juive de France médiévale, dont le rayonnement se constate aussi chez les intellectuels chrétiens, Rashi et Gersonide. Enfin, trois études examinent l'"image du juif" dans deux genres de la littérature française du Moyen Age, le théâtre religieux et les miracles de Notre Dame.
Les musiciens peuvent-ils être considérés comme des interprètes de la Bible ? Sans doute Haendel fut-il davantage un illustrateur qu'un exégète. Pour autant, il n'a jamais cessé d'être au service du texte sacré qu'il ne cesse de mettre en valeur. Car la musique crée de l'émotion. Et Haendel possède un art consommé de la construction d'un climat propice à la compréhension du texte biblique par ses tonalités, ses accords, ses ornementations. Auteurs : ce supplément a été coordonné par Gilbert Dahan avec la collaboration de Gérard Billon, Régis Burnet, Beat Föllmi, Anne-Zoé Rillon, Christophe Tournu.
Dahan Gilbert ; Noblesse-Rocher Annie ; Arnold Mat
Issu des dix-huitièmes "Journées bibliques", ce volume revient sur un des chapitres les plus fascinants de la Bible, le chapitre 19 du livre de Job. Le livre de Job est l'un des plus fascinants de la Bible et son chapitre 19 est certainement l'un des textes les plus étonnants : d'un côté, les paroles de révolte de Job accusent Dieu d'injustice, de l'autre côté, on a l'affirmation exaltée d'une foi en un Rédempteur toujours vivant. L'exégèse traditionnelle a tenté d'atténuer la violence des propos et mis en valeur la foi de Job. Mais la complexité du livre n'a pas échappé aux commentateurs juifs et chrétiens. Après Jean Chrysostome, l'exégèse chrétienne occidentale est dominée par les Moralia in Iob de Grégoire le Grand, qui accentuent l'approche morale. Au XIIIe siècle, après la traduction latine de Maïmonide, l'approche est plus volontiers théologique, avec notamment le commentaire de Thomas d'Aquin et la mise en relief du problème de la Providence. Les exégètes protestants (Johannes Fischer, Jean Calvin) exploitent le chapitre dans une perspective morale, tandis que les catholiques (Cajetan, Balthasar Cordier) développent les thèmes théologiques et l'approche christologique. Les exégètes juifs optent pour une approche philologique (Rashi, Abraham Ibn Ezra, les Qimhi) ou théologique (Gersonide, Isaac Arama). Ce volume est issu de la dix-huitième des " Journées bibliques " organisées par le Laboratoire d'Etudes des Monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses- PSL-Sorbonne Université) et l'UR 4378, Faculté de théologie protestante (Université de Strasbourg).