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LE BRULEMENT DU TALMUD A PARIS 1242-1244
Dahan Gilbert
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204063340
La découverte de la littérature talmudique par l'Occident chrétien au XIIIe siècle vient mettre à mal la thèse du peuple juif peuple témoin, porteur de l'Ancien Testament. Confisquée sur ordre de saint Louis dans le royaume de France, la littérature juive est l'objet d'un procès à Paris en 1240, qui aboutit à sa condamnation puis à son brûlement, en 1242 et 1244. Grâce à une étude attentive du contexte historique et idéologique, ce volume s'attache à comprendre les raisons de cet événement, en le situant dans l'évolution d'un Occident christianisé qui refuse les pensées marginales et tend à limiter les conditions d'existence des Juifs. Il examine la part des principaux acteurs (le roi, le légat du pape, les hébraïsants, les maîtres juifs) et tente d'évaluer ses conséquences pour les communautés juives de France au XIIIe siècle.
En 1394, le roi de France Charles VI décide d'expulser de son royaume les Juifs qui y demeurent encore. La grande expulsion avait été celle de Philippe le Bel, en 1306. Au rythme des réadmissions et des exils, les communautés juives de France ne connaissent plus au XIVe siècle la vie religieuse et intellectuelle intense qui avait été la leur jusqu'au XIIIe siècle - du moins dans le nord, puisque dans le midi, malgré toutes les difficultés, la vie continue. Mais le XIVe siècle est le siècle de tous les dangers pour les Juifs accusations d'empoisonnement de puits, de collusion avec les lépreux, de propagation de la peste lors de la grande épidémie de 1348. Les différentes contributions de ce volume donnent une description des communautés pendant ce siècle noir et s'efforcent de comprendre les raisons de cette expulsion (motifs économiques, idéologiques, politiques ?), puis retracent les chemins de ce douloureux exil. Il constitue le seul travail d'ensemble consacré à cet événement, capital pour les communautés juives de France mais également révélateur des tensions dans le royaume de France.
Gilbert Dahan nous plonge dans l'Europe médiévale et l'aventure intellectuelle des débuts de la critique historique. Il nous raconte les premiers "correctoires" et les efforts érudits par lesquels les intellectuels du XIIIe siècle apportent éclairages et remises en questions au texte de la Bible, sur lequel toute une civilisation s'est fondée. Dans l'Occident médiéval, la Bible tient une place primordiale : on apprend à lire avec elle, les oeuvres d'arts lui empruntent leurs thèmes, et elle fait autorité dans tous les débats intellectuels de l'époque. Mais le texte fait l'objet de recherches approfondies, et la version latine officielle du texte sacré commence à être discutée. Les versions plus anciennes resurgissent, et les premiers philologues tournent leurs regards vers les versions originales grecque et hébraïque. Ce travail n'est pas sans répercussions théologiques. Certains penseurs tiennent compte de l'apport des correctoires, d'autres les ignorent, et l'exégèse médiévale se retrouve nourrie par une étrange harmonie entre approche confessante et approche scientifique. Les mésaventures d'un texte sacré. Une immersion passionnante dans les débats qui ont secoué le Moyen Age.
Les musiciens peuvent-ils être considérés comme des interprètes de la Bible ? Sans doute Haendel fut-il davantage un illustrateur qu'un exégète. Pour autant, il n'a jamais cessé d'être au service du texte sacré qu'il ne cesse de mettre en valeur. Car la musique crée de l'émotion. Et Haendel possède un art consommé de la construction d'un climat propice à la compréhension du texte biblique par ses tonalités, ses accords, ses ornementations. Auteurs : ce supplément a été coordonné par Gilbert Dahan avec la collaboration de Gérard Billon, Régis Burnet, Beat Föllmi, Anne-Zoé Rillon, Christophe Tournu.