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Etudes d'histoire de l'exégèse 12. Exode 4, 24-26, la rencontre nocture
Dahan Gilbert ; Arnold Matthieu ; Dulaey Martine ;
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204125673
Les trois versets qui racontent le mystérieux assaut subi par Moïse alors qu'obéissant à l'ordre divin il se rendait en Egypte pour délivrer ses frères hébreux n'ont cessé de susciter la perplexité des lecteurs et des exégètes : pour paraphraser le titre de l'une des études de ce volume, la concision avec laquelle est relatée l'étrange circoncision du récit ne peut qu'engendrer la circonspection et la confusion du lecteur ! Le texte hébreu (qui ne pose aucun problème d'ordre critique) est elliptique et les traductions anciennes (particulièrement le latin de la Vulgate) n'ont guère éclairci les énigmes qu'il posait : quels sont les sujets des verbes, qui est l'assaillant et pourquoi attaque-t-il Moïse (si du moins c'est de Moïse qu'il s'agit), pourquoi l'épouse de Moïse réagit-elle en coupant le prépuce de son fils, que signifie l'expression " époux de sang " ? Après une étude préliminaire qui pose dans toute leur complexité les problèmes soulevés par ces quelques phrases et qui montrent que toutes les solutions, y compris celles que fournit l'exégèse actuelle, ne peuvent être que des hypothèses, la tradition d'exégèse est étudiée, depuis les interprétations rabbiniques jusqu'à la lecture de Luther et Calvin, en passant par la littérature patristique et par l'exégèse chrétienne du Moyen Age. Ce qui est remarquable est la présence constante de l'exégèse rabbinique ancienne, aussi bien chez les exégètes juifs du Moyen Age et de l'époque moderne que chez les commentateurs chrétiens, des Pères au XVIe siècle : les interrogations anciennes, sur la culpabilité de Moïse, sur l'identité de l'enfant circoncis, sur le rôle de Tsipora la païenne, sont sans cesse reprises et font de l'histoire de l'exégèse de cette brève péricope une enquête passionnante, avec des effets constants d'écho et de dialogue. Ce volume est issu de la douzième des " Journées bibliques " organisées par le Laboratoire d'Etudes des monothéismes/Intitut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses-Paris IV) et le Groupe de recherche sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes, EA 4378 (GRENEP, Faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg).
Le chapitre 28 du second livre de Samuel contient un récit remarquable : l'évocation de Samuel, mort depuis quelque temps, par le roi d'Israël Saül, inquiet à la veille d'une bataille décisive et déçu de ne pas avoir reçu de réponse de la part de Dieu ; cette évocation se fait grâce à une femme capable d'invoquer les morts. Ce récit a suscité de nombreuses questions de la part des exégètes juifs et chrétiens. Mais dans aucun cas il n'y a d'interprétation qui se voudrait défi nitive ou normative : faisant preuve de prudence et de rigueur, les commentateurs proposent des réponses nuancées et différentes. Les deux interrogations principales concernent l'interdiction de la nécromancie et de toutes les pratiques divinatoires, énoncée par exemple en Lévitique 19, 31 ou en Deutéronome 18, 10-12 et reprise par Saül, et la réalité ou non de l'apparition : illusion, ruse du démon... Le personnage de Saül est au coeur du récit et suscite des jugements divers de la part des exégètes, les uns le blâmant sans réserve, d'autres prenant sa défense. Dans le contexte des confrontations du XVIe siècle, une polémique se développe à propos des rites liés à la mort. Après une analyse novatrice de la péricope à la lueur de la linguistique cognitive, les grandes lignes de l'histoire de l'exégèse sont exposées, avec les textes juifs anciens, l'exégèse patristique, l'exégèse médiévale et celle des catholiques et des réformés au XVIe siècle.
Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
Lue par les clercs, entendue et vue par les laïcs, La Bible constitue la référence majeure de la civilisation de l'Occident chrétien du Moyen Age. Comprendre celle-ci exige de connaître la manière dont est lue et commentée l'Ecriture sainte. C'est à quoi s'attache le présent ouvrage, dont le centre de gravité est la période-clé des XIIe-XIVe siècles, qui voit s'épanouir la culture dans de nombreux domaines et pendant laquelle se trouvent posés les fondements de la pensée et des mentalités de l'Occident moderne. L'histoire de cette lecture de La Bible, faite dans quelques ouvrages devenus classiques, est rappelée dans le présent livre, qui renouvelle totalement le sujet, en mettant à profit les progrès récents des "sciences du texte'. Une fois décrits les genres majeurs que sont la"lectio divina', "lecture divine" du monastère, l'exégèse des écoles et l'exégèse très formalisées de l'université, l'objectif principal du livre (et ce qui constitue sa nouveauté) réside dans l'analyse des méthodes exégétiques et dans une tentative de définir l'herméneutique des commentateurs du Moyen Age. Ce qui ressort en effet de la période considérée, c'est d'abord la mise au point de méthodes de plus en plus rigoureuses d'étude du texte sacré: si la critique textuelle connaît un développement remarquable au XIIIe siècle (et l'ouvrage lui consacre un chapitre important), les acquis de la linguistique, de la grammaire, de la rhétorique, de l'analyse historique, théologique et philosophique viennent charpenter le commentaire - l'exégèse de La Bible se posant comme une science véritable dès la seconde moitié du XIIIe siècle. Ces techniques sont, bien sûr, mises en service d'une approche spirituelle, but de l'exégèse chrétienne, qui elle aussi cherche à établir des procédures objectives. Cette pratique s'accompagne d'une intense réflexion théorique, stimulée à la fois par les progrès faits parallèlement dans l'exégèse juive occidentale et par l'élaboration d'une théologie qui se définit aussi comme science. Le problème majeur, celui du passage au sens spirituel, donne lieu à une quête passionnante, notamment chez Thomas d'Aquin mais aussi chez d'autres auteurs moins connus. Cette étude de la réflexion herméneutique des exégètes médiévaux constitue un point fort du livre. Au-delà d'une recherche nourrie de nombreux textes, imprimés ou manuscrits, au-delà de la question historique de l'étude de La Bible au Moyen Age, cet ouvrage tente de trouver chez les auteurs des XIIème-XIVème siècles une réponse à la question lancinante, que se pose sans doute tout lecteur de l'Ecriture, de la transmission d'une Parole perpétuelle mais donnée dans le temps, au-delà des catégories humaines mais dictée dans la langue des hommes, infinie mais accessible à l'humain.
Les musiciens peuvent-ils être considérés comme des interprètes de la Bible ? Sans doute Haendel fut-il davantage un illustrateur qu'un exégète. Pour autant, il n'a jamais cessé d'être au service du texte sacré qu'il ne cesse de mettre en valeur. Car la musique crée de l'émotion. Et Haendel possède un art consommé de la construction d'un climat propice à la compréhension du texte biblique par ses tonalités, ses accords, ses ornementations. Auteurs : ce supplément a été coordonné par Gilbert Dahan avec la collaboration de Gérard Billon, Régis Burnet, Beat Föllmi, Anne-Zoé Rillon, Christophe Tournu.
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Lorsque Jésus veut parler de, Dieu et de ce qu'il espère des humains, pourquoi choisit-il de raconter des histoires ? Les courts récits fictifs, à portée symbolique, que sont les paraboles sont ciselés pour ouvrir de nouveaux champs de réflexion. Elles visent à secouer l'apathie et susciter une action fraternelle selon une visée universelle et attentive aux plus faibles, aux plus pauvres, aux bannis de la société. Camille Focant présente ici une interprétation des 32 récits paraboliques des évangiles, offrant au lecteur un commentaire complet des différents genres de paraboles que l'on y rencontre. Un livre indispensable pour mieux comprendre l'enseignement de Jésus.
Résumé : Ce que les chrétiens appellent "Ancien Testament" correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ? En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs. Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf !