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L'EXEGESE CHRETIENNE DE LA BIBLE EN OCCIDENT MEDIEVAL. XIIème-XIVème siècle
Dahan Gilbert
CERF
55,00 €
Épuisé
EAN :9782204060943
Lue par les clercs, entendue et vue par les laïcs, La Bible constitue la référence majeure de la civilisation de l'Occident chrétien du Moyen Age. Comprendre celle-ci exige de connaître la manière dont est lue et commentée l'Ecriture sainte. C'est à quoi s'attache le présent ouvrage, dont le centre de gravité est la période-clé des XIIe-XIVe siècles, qui voit s'épanouir la culture dans de nombreux domaines et pendant laquelle se trouvent posés les fondements de la pensée et des mentalités de l'Occident moderne. L'histoire de cette lecture de La Bible, faite dans quelques ouvrages devenus classiques, est rappelée dans le présent livre, qui renouvelle totalement le sujet, en mettant à profit les progrès récents des "sciences du texte'. Une fois décrits les genres majeurs que sont la"lectio divina', "lecture divine" du monastère, l'exégèse des écoles et l'exégèse très formalisées de l'université, l'objectif principal du livre (et ce qui constitue sa nouveauté) réside dans l'analyse des méthodes exégétiques et dans une tentative de définir l'herméneutique des commentateurs du Moyen Age. Ce qui ressort en effet de la période considérée, c'est d'abord la mise au point de méthodes de plus en plus rigoureuses d'étude du texte sacré: si la critique textuelle connaît un développement remarquable au XIIIe siècle (et l'ouvrage lui consacre un chapitre important), les acquis de la linguistique, de la grammaire, de la rhétorique, de l'analyse historique, théologique et philosophique viennent charpenter le commentaire - l'exégèse de La Bible se posant comme une science véritable dès la seconde moitié du XIIIe siècle. Ces techniques sont, bien sûr, mises en service d'une approche spirituelle, but de l'exégèse chrétienne, qui elle aussi cherche à établir des procédures objectives. Cette pratique s'accompagne d'une intense réflexion théorique, stimulée à la fois par les progrès faits parallèlement dans l'exégèse juive occidentale et par l'élaboration d'une théologie qui se définit aussi comme science. Le problème majeur, celui du passage au sens spirituel, donne lieu à une quête passionnante, notamment chez Thomas d'Aquin mais aussi chez d'autres auteurs moins connus. Cette étude de la réflexion herméneutique des exégètes médiévaux constitue un point fort du livre. Au-delà d'une recherche nourrie de nombreux textes, imprimés ou manuscrits, au-delà de la question historique de l'étude de La Bible au Moyen Age, cet ouvrage tente de trouver chez les auteurs des XIIème-XIVème siècles une réponse à la question lancinante, que se pose sans doute tout lecteur de l'Ecriture, de la transmission d'une Parole perpétuelle mais donnée dans le temps, au-delà des catégories humaines mais dictée dans la langue des hommes, infinie mais accessible à l'humain.
Gilbert Dahan nous plonge dans l'Europe médiévale et l'aventure intellectuelle des débuts de la critique historique. Il nous raconte les premiers "correctoires" et les efforts érudits par lesquels les intellectuels du XIIIe siècle apportent éclairages et remises en questions au texte de la Bible, sur lequel toute une civilisation s'est fondée. Dans l'Occident médiéval, la Bible tient une place primordiale : on apprend à lire avec elle, les oeuvres d'arts lui empruntent leurs thèmes, et elle fait autorité dans tous les débats intellectuels de l'époque. Mais le texte fait l'objet de recherches approfondies, et la version latine officielle du texte sacré commence à être discutée. Les versions plus anciennes resurgissent, et les premiers philologues tournent leurs regards vers les versions originales grecque et hébraïque. Ce travail n'est pas sans répercussions théologiques. Certains penseurs tiennent compte de l'apport des correctoires, d'autres les ignorent, et l'exégèse médiévale se retrouve nourrie par une étrange harmonie entre approche confessante et approche scientifique. Les mésaventures d'un texte sacré. Une immersion passionnante dans les débats qui ont secoué le Moyen Age.
En 1394, le roi de France Charles VI décide d'expulser de son royaume les Juifs qui y demeurent encore. La grande expulsion avait été celle de Philippe le Bel, en 1306. Au rythme des réadmissions et des exils, les communautés juives de France ne connaissent plus au XIVe siècle la vie religieuse et intellectuelle intense qui avait été la leur jusqu'au XIIIe siècle - du moins dans le nord, puisque dans le midi, malgré toutes les difficultés, la vie continue. Mais le XIVe siècle est le siècle de tous les dangers pour les Juifs accusations d'empoisonnement de puits, de collusion avec les lépreux, de propagation de la peste lors de la grande épidémie de 1348. Les différentes contributions de ce volume donnent une description des communautés pendant ce siècle noir et s'efforcent de comprendre les raisons de cette expulsion (motifs économiques, idéologiques, politiques ?), puis retracent les chemins de ce douloureux exil. Il constitue le seul travail d'ensemble consacré à cet événement, capital pour les communautés juives de France mais également révélateur des tensions dans le royaume de France.
Résumé : Dans une société chrétienne qui peu à peu se replie sur elle-même comme la société médiévale, la présence des juifs paraît un sujet de stupéfaction, sinon de scandale. Est-il possible d'admettre la pratique d'un culte, la fidélité à une doctrine que la venue du Christ a rendus inutiles et dépourvus de sens ? A cette question, les textes faisant autorité répondent positivement. Aussi l'attitude des chrétiens du Moyen Age à l'égard des juifs et du judaïsme est-elle tendue entre deux pôles - attrait, crainte. Attrait qui provoque un dialogue de tous les instants, dans la rue, autour de la Bible, autour de la science ; crainte - de la " séduction judaïque " - qui aboutit à des mesures d'isolement et à une constante polémique, s'exaspérant parfois en crises meurtrières. Tension encore, parce que le peuple juif ne cesse, par sa présence même, d'interpeller le peuple chrétien : coincé dans le passé - il reste un contemporain du Christ, projeté dans le futur - il représente l'aboutissement de l'histoire du Salut. Rompant avec la tradition d'une conception monolithique du Moyen Age chrétien dans ses rapports avec les juifs, cet ouvrage s'efforce de restituer dans sa complexité la pensée chrétienne sur le judaïsme, voulant retrouver, dans une doctrine qui ne triche pas avec elle-même, les conditions d'un dialogue authentique dont le Moyen Age a dit aussi qu'il était fraternel.
Résumé : Des communautés juives sont établies en France depuis l'Antiquité et ont été florissantes durant toute la première partie du Moyen Age, avant les expulsions de 1306 et de 1394 le caractère le plus remarquable étant leur éparpillement jusqu'au début du XIIIe siècle. Partie intégrante de la population de la Gaule puis de la France, elles ont contribué notablement à sa culture, dans divers domaines (le corpus ancien le plus riche de termes techniques français se trouve dans des commentaires juifs du XIIe et du XIIIe siècle). Le présent recueil propose une série d'études éclairant les conditions de cette présence, faite de coexistence mais aussi de tensions, avec une détérioration de leur situation au XIIIe siècle, accompagnée de diverses accusations, comme celle de profanation d'hostie, lors de l'affaire des Billettes en 1290. Si le dialogue entre chrétiens et juifs se poursuit malgré tout, la condamnation de la littérature rabbinique entre 1239 et 1244 rend difficile l'enseignement traditionnel mais fait connaître au monde chrétien le Talmud et ses commentaires. L'attitude de l'Eglise est examinée, avec ses aspects opposés, condamnation du judaïsme mais aussi protection (comme le montre le cas exemplaire de Bernard de Clairvaux). Sont présentées deux figures majeures de la culture juive de France médiévale, dont le rayonnement se constate aussi chez les intellectuels chrétiens, Rashi et Gersonide. Enfin, trois études examinent l'"image du juif" dans deux genres de la littérature française du Moyen Age, le théâtre religieux et les miracles de Notre Dame.
Le texte de la Bible de Jérusalem. Des explications théologiques. Des clefs pour comprendre le sens. Des propositions de lectures pour mieux l'aborder. Des questions pour en débattre. Des pistes pour prier en groupe ou seul. L'évangile de Jean, souvent considéré comme le plus mystique des évangiles, forme le cinquième titre de cette collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible, réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.
Quand et pourquoi la Bible a-t-elle été écrite? Que savons-nous des premiers patriarches? Quand le monothéisme est-il apparu? Comment le peuple d'Israël est-il entré en possession de la Terre promise? Jérusalem a-t-elle toujours été le centre de l'ancien Israël ? Pour la première fois, il est possible de répondre à ces questions avec un haut degré de certitude. Car les auteurs, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, puisent leurs arguments dans les découvertes archéologiques les plus récentes, entreprises en Israël, en Jordanie, en Égypte, au Liban et en Syrie. Loin de sortir désenchanté de cette mise à plat historique du Livre des livres, le lecteur est d'autant plus fasciné par ces nomades et ces agriculteurs d'il y a trois mille ans, qui ont su fabriquer, en des temps de détresse ou de gloire, un récit dont la fécondité n'a cessé d'essaimer au-delà de ce peuple.