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Pourquoi l'on ne se comprend pas ?
Dacheux Eric
CNRS EDITIONS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782271145307
On ne se comprend pas. Jamais tout à fait en tout cas. En amour, en amitié, comme dans les sphères administratives, politiques ou professionnelles, la compréhension parfaite et réciproque est rare. Pourquoi l'incompréhension est-elle la norme dominante de nos relations ? Dans cet ouvrage de vulgarisation, Eric Dacheux apporte des réponses claires, en mobilisant tout le savoir scientifique des sciences de l'information et de la communication. Une fois réglées les questions de définition de la communication, de son ambivalence fondamentale, il décrypte les concepts clés de message, d'écoute, d'identité ou de contexte. Surtout, il s'attache à comprendre les difficultés de la relation humaine, celle qui nous permet de vivre dans un monde commun, sans occulter le rôle inquiétant des outils numériques. Un livre clair et concis pour comprendre le langage et les concepts de la communication.
Les sciences de l'information et de la communication ont un objet de recherche: la communication. Elles remettent en cause des idées reçues comme la manipulation des médias ou la transformation de la société par Internet. Elles possèdent trois traits essentiels: elles pensent ensemble le couple information et communication, ce qui est une spécificité française; elles s'inscrivent, grâce à cette singularité, dans une recherche mondialisée; elles ne s'appuient pas sur une discipline ou une méthode unique, mais revendiquent l'utilisation de plusieurs approches. Ce livre, clair et concis, est indispensable pour qui veut comprendre cette discipline jeune, au coeur des mutations du monde.
L'Union européenne est-elle une chance ou une menace pour la démocratie ? Pour ce faire une opinion, il est important que chacun dispose d'un travail scientifique qui ne cherche pas à définir ce que devrait être l'Europe politique, mais ce qu'elle est aujourd'hui. Telle est l'ambition de ce livre. Malgré l'indifférence du plus grand nombre et l'hostilité d'une minorité croissante, l'Union européenne se construit chaque jour et influence de manière profonde nos vies quotidiennes : abandon de la monnaie nationale au profit de l'Euro, financement des routes et autoroutes, instauration d'une " citoyenneté européenne ", etc. Cette construction européenne permet-elle, comme le soutiennent ses partisans, de remédier à la crise démocratique qui frappe les Etats européens, en offrant un cadre politique adéquat à la nouvelle donne politique mondiale ? Au contraire, comme le proclament ses adversaires, favorise-t-elle le déclin du politique en fondant les bases d'une gouvernance économique mondiale ? Pour que chacun puisse apporter une réponse argumentée, cet ouvrage collectif interroge une notion qui est au cœur de la démocratie moderne : l'espace public. L'Union européenne possède-t-elle un espace public transnational permettant de légitimer une politique et de fonder une identité européenne ? Des chercheurs, de nationalités et de disciplines différentes offrent des éléments de réflexion. Il s'agit d'offrir au lecteur les moyens de se forger une opinion fondée non plus sur des passions partisanes forcément réductrices, mais sur des enquêtes de terrain originales et des réflexions théoriques nourries aux sources les plus récentes des sciences sociales. En un mot, comprendre les multiples dimensions contradictoires d'un processus politique qui engage l'avenir de chacun avant de porter un jugement ou de glisser un bulletin dans l'urne...
Comment vivre ensemble aujourd'hui? Dans un monde en crise, comment établir et maintenir une relation avec l'autre? Pour étudier le lien social dans nos sociétés pluriculturelles, cet ouvrage collectif du groupe de recherche "Communication et solidarité" propose deux pistes de réflexion: enquêter sur les pratiques quotidiennes (l'économie solidaire, les blogs etc.) et analyser le lien symbolique unissant les citoyens à leur territoire (médias, religions etc.). Un livre concret, réunissant des approches plurielles, pour mieux comprendre une question essentielle.
Résumé : La communication naît dans l'incompréhension et meurt dans la communion. Autrement dit, la communication pose toujours problème, puisqu'elle est à la fois un lien qui sauve l'individu de la solitude et une corde qui l'attache aux normes sociales. Cette ambivalence ontologique la différencie profondément du marketing qui est une méthodologie rationalisante créée pour et par le marché. Son utilisation dans l'espace public par des acteurs politiques engendre certains effets pervers que le monde associatif - à travers le scandale de l'ARC par exemple - commence à peine à mesurer. En effet, non seulement ces techniques sont onéreuses et souvent peu efficientes mais, de surcroît, le cadre interprétatif qu'offre le marketing ne permet pas de comprendre l'origine des difficultés communicationnelles rencontrées par les associations qui cherchent à promouvoir un projet d'intérêt général. En réalité, les associations de transformation sociale sont moins confrontées à des problèmes de communication - d'ailleurs inhérents à la vie démocratique de leur organisation - que victimes d'une profonde crise identitaire. Dès lors, le marketing associatif emprisonne les acteurs sociaux dans un " prêt-à-penser " communicationnel marchand où se perd leur identité politique. Pourtant, l'analyse empirique et théorique montre qu'il existe des alternatives...
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.