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KATHRYN BIGELOW. PASSAGE DE FRONTIERES
D'ESTAIS JEROME
ROUGE PROFOND
19,00 €
Épuisé
EAN :9791097309312
La polémique qui a accompagné la sortie en 2017 de Detroit aux Etats-Unis s'inscrit dans les vagues successives de succès et d'échecs, de scandales et de consécrations qui ont, depuis plus de quarante ans, balayé la carrière de Kathryn Bigelow, cinéaste majeure et pourtant mal identifiée par la presse et le public. Sans doute parce qu'elle est à la fois populaire et avant-gardiste, classique autant qu'expérimentale, post-féministe et politique. En redessinant à travers dix films (parmi eux, Aux frontiéres de l'aube, Point Break, Blue Steel, Strange Days, Zero Dark Thirty) les frontières éthiques, physiques et sexuées, les limites entre la vie et la mort, la réalité et la virtualité, Bigelow a fait exploser les genres cinématographiques. Son cinéma, voué aux cauchemars étasuniens, est tour à tour claustrophobe et libérateur, frontal et viscéral, entre fresque et spectacle, hyperréalisme et abstraction, intime et collectif. Cet ouvrage français, richement illustré, est le premier à se consacrer à l'oeuvre intégrale de la seule réalisatrice récompensée à ce jour par un Oscar (en 2010 pour Démineurs).
Ils le sont. Ils le disent. Traditionnellement discrète, la franc-maçonnerie se porte désormais haut et fort. "Coming-out" des hommes ou "coming-out" des idées? C'est l'une des questions que pose Tessa Destais à Pierre Chastanier dans ce livre dialogue qui entend faire toute la lumière sur les rapports des "frères" au politique. Pierre Chastanier préside Dialogue et Démocratie Française (D&DF), un "think-tank" jusqu'ici discret fondé par 33 maçons qui sert de pont entre la classe politique et la franc-maçonnerie. C'est dans ce club de réflexion que Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Bertrand Delanoë, Valérie Pécresse, Jean-Louis Borloo, Marielle de Sarnez, Françoise de Panafieu ont ouvert un dialogue avec de très nombreux initiés de toutes obédiences, parmi lesquels la plupart des Grands Maîtres des différentes structures. Pierre Chastanier livre ici un diagnostic, mûri à l'enseignement maçonnique, des réformes politiques nécessaires (pouvoir d'achat, sécurité, thérapie de choc pour l'école, place du travail, immigration, recherche...) et les confronte aux mouvements d'un monde en révolution. Il répond aussi sans détour aux mille questions que se pose un non-initié. Est-il vrai, par exemple, que les maçons sont à l'origine d'Internet? Ou encore le général Pinochet et Salvador Allende appartenaient-ils à la même loge? Pierre Chastanier déverrouille la boîte à idées.
Recruter est un acte incontournable de la fonction de DRH ou de manager, compte tenu de ses conséquences directes sur le travail des équipes et de ses enjeux pour le développement de l'entreprise. L'entretien de recrutement constitue l'étape clé du processus, celle qui permet de recueillir les éléments indispensables à la prise de décision. Pour cela, le recruteur doit avoir identifié au préalable le profil qu'il recherche, les moyens à mettre en oeuvre pour le trouver, tout en se connaissant lui-même afin d'être apte à faire son choix. Ce guide pratique synthétise les meilleures méthodes, tous les outils et astuces pour conduire efficacement un entretien de recrutement. Didactique et concis, il est enrichi de cas, d'exercices et de questionnaires en français et en anglais.
Accélérer, dynamiser et réussir ma recherche d'emploi ! Vous entamez une recherche d'emploi et vous êtes sans doute, à juste titre, un peu inquiet... Pas de panique ! En 60 exercices concrets et de nombreux exemples, ce livre vous permettra d'intégrer tout ce qu'il faut pour conduire avec succès votre recherche. Aligné sur votre objectif, vous pourrez ainsi : - définir un projet inspirant mais réaliste et mettre en oeuvre la bonne stratégie ; - développer une démarche réseau précise et efficace ; - affûter vos outils de communication : CV, lettres, profils Linkedln... - maîtriser les dernières évolutions du recrutement digital ; - comprendre le fonctionnement des recruteurs et des chasseurs de tête pour faire la différence lors de vos futurs entretiens ; - être armé pour mener une recherche à l'international. Un ouvrage 100% opérationnel à mettre entre toutes les mains !
Depuis l'adolescence, l'auteur entretient avec Possession (1981) d'Andrzej Zulawski, oeuvre tentaculaire et sans cesse régénérée, une relation intime et viscérale. D'où vient le fait qu'un film puisse ainsi prendre possession de notre corps et de notre âme ? Qu'une actrice (Isabelle Adjani) nous plonge dans un état de transe aussi intense ? Sans doute de ses motifs métaphysiques creusés jusqu'au sang pour y débusquer une vérité plus personnelle, même si douloureuse, voire repoussante. Ou des masques que le film revêt, à la fois tous les genres, à la fois tous les films, à la fois chacun, dans le labyrinthe d'une narration qui entremêle les repères et les pistes pour mieux les brouiller. Cet ouvrage est autant une tentative d'approcher le mystère d'un chef-d'oeuvre abstrait et physique qu'une manière de comprendre une obsession. En commençant par investir les lieux mêmes où le film de Zulawski vit le jour, Berlin ; en pénétrant dans son cosmos, gorgé de sens et de signes, pour y remettre un semblant d'ordre et de cohérence, conscient du fait que, tout comme aucune vision ne l'a jamais asséché, aucune interprétation n'enlèvera jamais au film, ni sa force, ni son mystère. Les Epreuves, Exorcismes d'Henri Michaux servent de texte psychopompe tout au long de ces pensées. Tout comme Possession fut pour son réalisateur son double autant qu'une exorcisation mise en images, cet essai est une tentative de dompter ce monstre magnifique devenu le nôtre.
En décembre 1976, dans le mythique Filmstudio de Traste-vere à Rome, un jeune homme de vingt-trois ans projetait lui-même son premier long métrage tourné en Super 8. Il s'agissait de Nanni Moretti et le film s'intitulait de manière prémonitoire Je suis un autarcique. Ainsi, dans un cinéma italien marqué par la difficulté à se renouveler, faisait irruption un surdoué égocentrique, un cinéaste passionné qui allait s'imposer très vite comme la figure dominante de sa génération. Metteur en scène exigeant que la conscience de son talent et la rigueur de ses positions morales et politiques rendent souvent incommode, Moretti a d'abord exploré l'introspection autobiographique cristallisant les angoisses existentielles d'un individu plongé dans une société privée de repères éthiques et idéologiques. Sous l'identité de Michele Apicella, il a été membre d'une troupe de théâtre (Je suis un autarcique), étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique joueur de water-polo (Palombella rossa). Dans Journal intime et Aprile, Michele Apicella cède la place à Nanni Moretti lui-même. Il sera désormais à la fois un homme public intervenant dans le débat politique et un homme privé évoquant le cadre de ses préoccupations intimes (La Chambre du fils, Le Caïman, Habemus Papam, Mia madre). Dans cet ouvrage, l'artiste se confie à Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, et revient sur toute sa production cinématographique, s'imposant comme un créateur protéiforme, un intellectuel vigilant et un producteur, distributeur, directeur de salle, opérateur culturel omniprésent.
Après un premier volume allant des origines aux années 1960, Pierre Berthomieu poursuit son histoire inédite de l'art hollywoodien. Sans parler de décadence ou de rupture avec le classicisme, Hollywood entre dans le temps des modernités dès les films d'Elia Kazan, John Huston, Otto Preminger. La suite prend la forme de diverses innovations esthétiques et de révolutions dans la nature et la diffusion des images de cinéma qui conduisent jusqu'aux productions les plus récentes - l'auteur laisse en point de mire les ultimes mutations hollywoodiennes, qui seront évoquées dans un troisième volume. Hollywood moderne revisite les genres (le thriller, le film d'action, la science-fiction, l'érotisme...), impose de nouveaux canons, de 2001, l'odyssée de l'espace et Titanic à des cinéastes comme Clint Eastwood, Francis Ford Coppola, Brian De Palma. Il reste un art à la vocation populaire, à l'ambition spectaculaire (David Lean, Ridley Scott), naturellement cosmique (Steven Spielberg, Star Wars, John Williams) et métaphysique (Martin Scorsese, Terrence Malick). Sans oublier des figures moins attendues (Sydney Pollack, Robert Mulligan, John Frankenheimer, Frangin J Schaffner), Pierre Berthomieu alterne parcours chronologiques et approches transversales, privilégie les échos et les écarts, saisissant les liens de l'intérieur de la création et remontant aux sources. Il recourt à près de cinq mille illustrations et à des propos d'artistes souvent publiés pour la première fois en France.
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.
Attachée à ses racines hispaniques, Charlotte Largeron a suivi un enseignement universitaire consacré à l'art espagnol tout en portant son attention sur le cinéma de Guillermo del Toro, Alfonso Cuaron, Alejandro Gonzalez Inarritu. L'un de ses mémoires de recherches a ainsi été consacré au Labyrinthe de Pan. C'est en l'envoyant à Guillermo del Toro qu'elle a pris contact avec le cinéaste qui, sensible à son approche, a accepté d'apporter sa contribution au livre que l'auteure lui consacre.