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Des peuples et des films
Brossat Alain
ROUGE PROFOND
18,00 €
Épuisé
EAN :9791097309329
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.
Cet essai décrit le retour de la figure très ancienne de l'affrontement du serviteur avec son maître, au coeur des rapports capitalistes contemporains, au temps de la crise sans fin de la démocratie libérale. La dérégulation généralisée des relations entre le capital et le travail, la disparition toujours accélérée des emplois à statut, la "flexibilisation" du travail se conjuguent avec la crise de la représentation qui dépouille les couches populaires de ce qui leur restait de capacité politique. Ainsi se dessine le nouveau visage de la subalternité.
Le rassemblement des textes qui composent ce volume milite en faveur d'une définition et d'un usage tout à fait distincts de la philosophie : constamment, en effet, et quelle que soit la diversité des objets qui y sont abordés, celle-ci y est rapportée à cette définition : une analytique des discours. Qu'il s'agisse d'envisager les formes contemporaines du gouvernement des vivants (la biopolitique), de la mémoire collective, des phénomènes de violence extrême ou bien encore la dimension politique de la littérature, c'est en effet le discours qui, dans ses formes infiniment variables, est saisi comme le fil conducteur d'une analyse, distinctement inspirée par les travaux de Michel Foucault, dont l'horizon est la mise en relation des modes d'énonciation, des formes de pouvoir et des (en)jeux de vérité. " Le discours, c'est l'ensemble des significations contraintes et contraignantes qui passent à travers les rapports sociaux ", rappelle Foucault. L'analyse de ce domaine de " contraintes ", c'est cela même qui dessine la dimension essentiellement politique du programme de la recherche philosophique ainsi entendue - la philosophie comme agir et comme pratique critique.
Le 11 novembre 2008, des policiers encagoulés accompagnés de caméras de télévision investissaient une ferme de Tarnac (Corrèze) et plaçaient en détention huit militants dits « anarcho-autonomes ». Julien Coupat, que les services du ministère de l'Intérieur considéraient comme le « chef » de ce groupe « à vocation terroriste » et l'auteur présumé d'un livre, L'Insurrection qui vient, devenu depuis un important succès de librairie, sera le dernier d'entre eux à être libéré, en mai 2009, après six mois passés en prison et sans qu'aucun élément tangible ne soit venu étayer sa culpabilité. Alain Brossat propose ici son analyse « à chaud» des différentes réactions alors suscitées, dans la presse et dans les milieux intellectuels, par ce fait divers singulier.Il suggère que, plutôt que d'en appeler à l'innocence des « jeunes de Tarnac », l'on se rende par principe coupable avec eux d'un refus d'obéissance à l'ordre politique des prétendues démocraties de marché.
Dans les deux brefs essais qui composent ce volume est mise à l'épreuve la notion de grammaire des espèces, dans l'usage qu'en fait le cinéma. Le propre du cinéma, comme art et technique, est de travailler en premier lieu sur la mise en visibilité des sujets humains en tant que corps. Ici surgit d'emblée l'enjeu des phénotypes, c'est-à-dire de la relation qui s'établit dans le champ du visuel et de l'observable entre un corps singulier, un groupe de corps humains, et une catégorie. La grammaire des espèces, au cinéma, c'est le mode d'épinglage, de classification et de hiérarchisation des sujets-corps selon leurs propriétés phénotypiques : la présentation d'un corps sur le mode propre à le faire apparaître comme ce qu'il est supposé être. Cette opération, si on la suit attentivement dans sa conduite pratique, a des conséquences aussi lourdes qu'irréversibles. Les logiques de la grammaire des espèces et l'esprit de la démocratie moderne ne font pas bon ménage. Comment le cinéma se fraie-t-il son chemin entre les premières et le second ? Telle est l'interrogation qui soutient la démarche à l'oeuvre dans ce livre.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
Le cinéma d'Hollywood est un art de la plénitude: ses histoires embrassent le monde, ses images sidèrent et transportent, ses créateurs ne s'imposent aucune limite, tous les genres sont représentés et la démangeaison d'infini y est permanente. Ignorant la hiérarchie culturelle, Pierre Berthomieu propose dans ce premier volume, allant des origines aux années 1960, une histoire inédite de l'art hollywoodien: histoire des formes, des styles, histoire des artistes (acteurs, réalisateurs, scénaristes, décorateurs, musiciens). Hollvwood est à l'origine de codes et de genres précis (le film biblique, le film historique et romantique comme Autant en emporte le vent, les musicals...), d'esthétiques sans cesse enrichies, d'échanges artistiques (théâtre, opéra, musique, cinéma, animation, télévision), mais aussi d'icônes (King Kong, Marilyn Monroe...), d'inventions (le Technicolor, le Scope), d'oeuvres d'auteurs à part entière (Cecil B. DeMille, Michacl Curtiz, Clarence Brown, John Ford, Alfred Hitchcock, Orson Welles, George Stevens, King Vidor, Robert Wise...). Feuilletoniste à sa façon, l'auteur reconstitue la saga hollywoodienne, avec ses familles et ses rituels, ses héritages et ses révolutions, alternant parcours chronologiques et approches transversales, privilégiant les filiations (échos, écarts), les transferts d'un cinéaste à l'autre, d'une forme à l'autre, les persistances ou infléchissements thématiques. Il saisit les liens de l'intérieur de la création, en remontant aux sources: il recourt à d'abondants documents visuels - près de trois mille illustrations -, à des propos d'artistes publiés pour la première fois en France.
Taïna Tuhkunen est maître de conférences HDR en littérature et cinéma américains à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses recherches portent sur les littératures et les arts cinématographiques nord-américains, ainsi que sur l'adaptation filmique de textes de pays anglophones.
The Walking Dead. Un succès planétaire avec des records d'audience aux Etats-Unis. Cette série nous fascine et nous tient en haleine parce qu'elle traite notre plus grande hantise. Toute son histoire s'inscrit au point précis où commence et finit le temps des hommes : le moment post-apocalyptique. Tout a disparu de nos manières incorporées de dire le bien et le mal, de distinguer l'humain et l'inhumain. Nos institutions et nos conventions se sont désintégrées. Il ne s'agit plus de chercher comment nous pourrions nous sauver mais de considérer lucidement la possibilité d'un nouveau départ. Avons-nous besoin d'un chef ? Chacun a-t-il le droit de punir et de tuer ? Peut-on être père dans un univers sans mère, sans école et sans travail ? Devons-nous fuir ou nous enraciner ? Qu'est-ce au fond qu'une vie d'homme ? Cette série est âpre et souvent douloureuse. Elle ne pose pas d'autres problèmes que les nôtres mais les pose autrement en cassant le monde qui nous offrait ses solutions de fortune. Elle établit ainsi une nouvelle distance focale avec tout ce que nous avons bâti. C'est l'intégralité des rapports humains qu'elle intime de réinventer. A la façon propre d'une série, à coup de flashes philosophiques, elle nous contraint à penser. Aucun dogmatisme, nulle volonté de fonder ou légitimer. Cet essai sera votre guide de survie conceptuel dans un monde catastrophé.