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Transitions funéraires en Occident. Une histoire des relations entre morts et vivants de l'Antiquité
Cuchet Guillaume ; Laubry Nicolas ; Lauwers Michel
ECOLE ROME
32,00 €
Épuisé
EAN :9782728318001
Comprendre la dynamique et les transformations des relations entre les vivants et les morts Depuis plusieurs décennies, le rapport à la mort et aux morts connaît une véritable mutation dans la société occidentale. Transformations des rites funéraires, notamment sous l'effet de la déchristianisation de l'Occident, diffusion d'un pluralisme religieux, pratiques individuelles en sont les traits les plus marquants. Mais c'est davantage l'acte de mourir, voire la définition même de la mort, qui semblent aujourd'hui changer radicalement. Cette mutation, profonde, n'est pourtant pas un fait nouveau. Elle n'est que le prolongement d'une autre transformation, plus ancienne, qui a touché l'ensemble du monde occidental dès le XVIIIe siècle, où l'on a commencé à déplacer et éloigner les sépultures à la périphérie des villes. La "transition" - si ce n'est la rupture - qui s'est alors produite en seulement quelques générations est venue bouleverser un régime funéraire qui s'était imposé depuis la fin de l'Antiquité, articulant des espaces destinés aux morts aux lieux sacrés, et faisant cohabiter les vivants et les défunts. Cet ouvrage vient analyser la manière dont s'est mis en place cet effacement progressif à travers les siècles, en tentant de dresser une histoire longue des rapports entre les vivants et les morts.
Résumé : Comment notre monde a cessé d'être chrétien Le recul du catholicisme en France entre le milieu des années 1960 et aujourd'hui est l'un des faits les plus marquants et pourtant l'un des moins expliqués de notre histoire contemporaine. Comment comprendre une telle mutation et un tel déclin de la pratique religieuse ? Guillaume Cuchet a repris l'ensemble du dossier. Il propose l'une des premières analyses de sociologie historique de cette grande rupture religieuse, identifie le rôle déclencheur de Vatican II (1962-1965) dans cette évolution et la situe aussi bien dans le temps long de la déchristianisation que dans le contexte des mutations démographiques, sociales et culturelles des décennies d'après-guerre.
Pourquoi le purgatoire, ce " troisième lieu " de l'au-delà catholique, entre enfer et paradis, dont les croyants eux-mêmes ne parlent plus guère, a-t-il fait l'objet depuis les années 1970 d'un si grand nombre de travaux parmi les historiens ? Comment comprendre cet étrange tropisme qui les a poussés à compter indéfiniment les messes, les indulgences, les legs pieux, les confréries, comme si de ces curieuses opérations devait sortir quelque leçon fondamentale sur l'histoire profonde des sociétés européennes ? Cet ouvrage entend faire le bilan de ces recherches françaises et étrangères tout en poursuivant deux objectifs principaux. Le premier est d'embrasser toute l'histoire du purgatoire, de sa " naissance " (pour reprendre le titre d'un ouvrage célèbre de Jacques Le Goff) à son effacement actuel en incitant chacun des contributeurs à replacer sa période référence dans un cadre plus large et à réfléchir sur les continuités et les discontinuités qu'elle révèle. Le second est de profiter de la maturité érudite et problématique du dossier pour proposer, avec la collaboration de spécialistes venus d'autres disciplines, des lectures susceptibles d'en renouveler l'approche. Il en ressort un tableau d'ensemble de la fortune d'un dogme qui, depuis son " invention " au Moyen Age et jusqu'à une date relativement récente, a puissamment structuré l'imaginaire, la religion et le rapport aux morts des populations de culture catholique européennes.
On ne lit plus guère Alphonse Gratry et c'est dommage, non seulement parce qu'il fut l'un des penseurs religieux les plus marquants du XIXe siècle, mais un écrivain de talent et un témoin averti de son temps. Philosophe, il est à l'origine du système de pensée le plus complet et le plus caractérisé que le monde catholique français ait produit au XIXe siècle, qui a influencé tout une lignée de penseurs indépendants du thomisme. La fin de son existence a été très assombrie par les conséquences de ses prises de position retentissantes contre l'infaillibilité pontificale en 1870, même si son ralliement in extremis au dogme lui a permis d'échapper à une damnatio memoriae qui aurait pu être définitive, mais qui n'a finalement été que provisoire. Le but de cet ouvrage est de faire redécouvrir cette figure majeure de l'histoire religieuse et intellectuelle du XIXe siècle, à travers un essai biographique, la première édition critique et intégrale de ses souvenirs et une anthologie de textes qu'on a voulu aussi représentatifs que possible de la diversité des thèmes de sa pensée comme des formes de son écriture.
Dans la France du XIXe siècle, les régimes politiques se succèdent comme des dynasties royales : Restauration (1814-1830), Monarchie de Juillet (1830-1848), Deuxième République (1848-1851), Second Empire (1852-1870) et , Troisième République (1870-1940). Avant cette dernière, aucun régime ne dure plus de 18 ans. La Troisième ; République elle-même aurait bien pu confirmer la statistique en disparaissant avec la crise boulangiste. Bref, au XIXe siècle, les régimes passent plus vite que les hommes qui sont en position d'en connaître plusieurs dans leur existence, jusqu'à six potentiellement. De là deux questions auxquelles cette synthèse d'une étonnante actualité tâche de répondre : pourquoi une telle instabilité et pourquoi cette stabilisation sous la IIIe République ?
L'auteur avait livré en 1989 à la fois une étude sur le passage de la peinture dite archaïque à la peinture "naturaliste", imitative, de la Grèce de Périclès à la Rome de Ciceron, mais aussi une histoire de "l'histoire de l'Art" dans l'Antiquité gréco-romaine, mettant en confrontation les extraordinaires découvertes de l'archéologie avec ce que les textes anciens disent de la peinture. De sorte que l'ouvrage parvient à éclairer la construction progressive de toute la tradition occidentale de l'image en relation avec ce que les Anciens voulaient de la peinture. Héritage dans lequel va puiser abondamment, à chaque moment de l'histoire de l'archéologie, pensons à l'invention de Pompéi au XVIIIe siècle, la Renaissance et la modernité pour renouveler son imaginaire plastique.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.