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Rencontres du vers et de la prose. Conscience poétique et mise en texte
Croizy-Naquet Catherine
SORBONNE PSN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782878549164
Le choix du vers et/ou de la prose suppose une réflexion préalable sur l'expérience des formes. Qu'elle s'observe dans l'entreprise de traduction ou bien, au sein d'une même langue, dans l'alliage ou le passage d'une forme à une autre, cette conscience poétique appelle un examen des contraintes linguistiques et des modes littéraires qui la nourrissent. Portant sur des oeuvres diverses par l'origine géographique, le contenu ou le mode de performance, les contributions réunies ici mettent en relief les obstacles auxquels se heurtent les auteurs ou les libertés qu'ils s'arrogent et les motivations éthiques ou esthétiques qui les gouvernent. En clôture de l'ouvrage, la voix inspirée des poètes nous transporte quant à elle de l'autre côté du miroir dans les arcanes de la création, où se dévoilent les pouvoirs du vers et de la prose. Cet ensemble de communications permet ainsi, par son empan spatial et temporel, d'esquisser une cartographie des pratiques, voire une carte de l'imaginaire de la langue en Europe, qui est une autre manière de penser la littérature.
Ce recueil s'intéresse à la matérialité du manuscrit médiéval pour en analyser les éléments constitutifs et les enjeux et faire l'histoire de ses usages. Les manuscrits sont les précieux témoins de lectures diverses dont ils ont gardé la trace. Les articles couvrent une large période, des manuscrits carolingiens aux premiers incunables, et portent sur des textes aussi bien latins que français. Au fil des pages surgissent deux figures complémentaires, celle du lecteur, lecteur réel qui annote le manuscrit ou le salit lorsqu'il le consulte, ou lecteur modèle que l'écrivain projette dans son texte pour en assurer une réception conforme à ses attentes ;- et celle de l'auteur, silhouette imaginée par les compilateurs qui ont réuni ses oeuvres dans un recueil manuscrit, ou dessinée par l'écrivain lui-même qui adopte des postures variées. Les enluminures sont également prises en compte puisqu'elles témoignent, par un autre medium, de la réception des oeuvres. Mises en recueil, mises en images, traductions, gloses sont appréhendées ici comme autant de moyens de saisir la manière dont les textes ont été lus et compris tout au long du Moyen Age.
Mariage stérile, pèlerinage, viol, tentative de meurtre, châtiment, mariage fertile, retrouvailles, rédemption, Saladin... Ces moments-clés fondent le scénario original de ce roman médiéval. Mariage stérile, pèlerinage, viol, tentative de meurtre, châtiment, mariage fertile, retrouvailles, rédemption, Saladin... Ces moments-clés fondent le scénario original de La fille du comte de Ponthieu autour de la scène matricielle du viol de l'héroïne. Ils sont déroulés au XIIIe siècle dans deux versions, l'une brève et épurée, l'autre plus longue, constellée de moralisations. La dernière, datée du XVe siècle, pivot central du cycle de Jehan d'Avesnes, joue de l' amplificatio et de l'invention pour combler les attentes de l'auditoire bourguignon. Les trois récits ouvrent à une pluralité de lectures sur la toile de fond d'une rencontre entre l'Orient et l'Occident, incarnée par le prestigieux sultan.
L'oeuvre médiévale, une esthétique de l'inachèvement. La question de la fin du texte a soulevé de la part de la critique et de la théorie littéraire un intérêt très vif, mais plus récent que celle de son début, et c'est à la fin des années 60, avec l'ouvrage de Frank Kermode, The Sense of an Ending (1967), que les travaux sur ce sujet se sont multipliés. Dans les années 80, les études médiévales se sont intéressées à leur tour à la question. On explore alors, aux Etats-Unis puis en France, tantôt dans les fictions courtoises, tantôt dans les romans arthuriens, la question de l'impossible clôture de l'oeuvre. Etendant cette enquête au texte médiéval dans sa diversité, lyrique, didactique, narrative, et bénéficiant des apports critiques et théoriques les plus récents, ce volume est le premier à offrir une réflexion d'ensemble sur ce sujet. En posant la question de la fin de l'oeuvre, il plonge le lecteur dans la poétique particulière du texte médiéval et de ses fins.
Résumé : Lire et comprendre un texte du Moyen âge dans sa forme originelle : tel est l'objectif prioritaire de ce " Petit traité ", visant à présenter ce qui, du français médiéval, fait ordinairement difficulté à qui veut l'aborder ; il a, en effet, été conçu par une équipe enseignante en fonction d'un public précisément défini : celui des étudiants de Lettres qui ont à suivre un enseignement sur l'histoire de notre langue. Mais ce balisage d'un savoir minimal, à partir duquel s'est élaboré le volume, peut être aussi un fondement à des études de linguistique médiévale comme un récapitulatif des formes anciennes du français.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.