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La fille du comte de Ponthieu. Versions du XIIIe siècle. Version du XVe siècle
Croizy-Naquet Catherine
CHAMPION
29,00 €
Épuisé
EAN :9782380960976
Mariage stérile, pèlerinage, viol, tentative de meurtre, châtiment, mariage fertile, retrouvailles, rédemption, Saladin... Ces moments-clés fondent le scénario original de ce roman médiéval. Mariage stérile, pèlerinage, viol, tentative de meurtre, châtiment, mariage fertile, retrouvailles, rédemption, Saladin... Ces moments-clés fondent le scénario original de La fille du comte de Ponthieu autour de la scène matricielle du viol de l'héroïne. Ils sont déroulés au XIIIe siècle dans deux versions, l'une brève et épurée, l'autre plus longue, constellée de moralisations. La dernière, datée du XVe siècle, pivot central du cycle de Jehan d'Avesnes, joue de l' amplificatio et de l'invention pour combler les attentes de l'auditoire bourguignon. Les trois récits ouvrent à une pluralité de lectures sur la toile de fond d'une rencontre entre l'Orient et l'Occident, incarnée par le prestigieux sultan.
L'analyse des formes architecturales et urbaines est un domaine de recherche qui, en France comme à l'étranger, a considérablement progressé dans les vingt dernières années. Ce livre offre aux lecteurs la possibilité de découvrir la diversité des terrains, corpus documentaires et objets auxquels les enseignants-chercheurs des écoles d'architecture, de l'Université ou du C.N.R.S. s'intéressent, ainsi que les méthodes qu'ils mettent en oeuvre pour traiter de la typologie et des types architecturaux. Ces contributions à une approche scientifique de l'architecture ont été réunies à l'occasion d'une table ronde internationale organisée par le Centre de Recherche sur l'Habitat (U.R.A. 1248 du C.N.R.S.) les 16 et 17 mars 1989 à l'Ecole d'Architecture de Paris-La Défense.
Les hommes du Moyen Âge ont eu la passion des sommes encyclopédiques dans lesquelles ils espéraient réunir l'ensemble des connaissances humaines. Mais paradoxalement ils ont aussi eu le souci de la brièveté. Partagés entre le désir de dire tout ce qu'il leur fallait dire et celui de bien dire dans un exposé ramassé et synthétique, les écrivains ont trouvé un équilibre entre les deux pôles de l'amplification et de la brièveté en faisant jouer ensemble les notions plutôt qu'en les opposant. C'est à cette tension, à la manière dont les auteurs du Moyen Âge l'ont appréhendée, dépassée et utilisée à leurs propres fins que ce recueil d'articles est consacré. Analysée sous différents aspects, rhétoriques, esthétiques ou philosophiques, la notion de brièveté engage une réflexion sur l'efficacité du discours, sur le temps, sur la mémoire, sur l'inconscient individuel et collectif.
Ce recueil s'intéresse à la matérialité du manuscrit médiéval pour en analyser les éléments constitutifs et les enjeux et faire l'histoire de ses usages. Les manuscrits sont les précieux témoins de lectures diverses dont ils ont gardé la trace. Les articles couvrent une large période, des manuscrits carolingiens aux premiers incunables, et portent sur des textes aussi bien latins que français. Au fil des pages surgissent deux figures complémentaires, celle du lecteur, lecteur réel qui annote le manuscrit ou le salit lorsqu'il le consulte, ou lecteur modèle que l'écrivain projette dans son texte pour en assurer une réception conforme à ses attentes ;- et celle de l'auteur, silhouette imaginée par les compilateurs qui ont réuni ses oeuvres dans un recueil manuscrit, ou dessinée par l'écrivain lui-même qui adopte des postures variées. Les enluminures sont également prises en compte puisqu'elles témoignent, par un autre medium, de la réception des oeuvres. Mises en recueil, mises en images, traductions, gloses sont appréhendées ici comme autant de moyens de saisir la manière dont les textes ont été lus et compris tout au long du Moyen Age.
L'amplification médiévale, qui irrigue en profondeur la poétique des textes, est généralement entendue en son sens de "faire long" , d' "allonger" . Mais l'amplification s'envisage également, en contrepoint et en complémentarité, d'après sa définition latine de "rehausser, élever le propos" , dans sa faculté de resserrement qui, privilégiant la brevitas au lieu de la copia, provoque le surgissement du sens dans sa force brute. Les différentes figures qui la constituent fournissent en effet au récit des protocoles descriptifs, des canevas narratifs, des partitions lyriques, qui sont un mode d'exploration du monde et des savoirs et une entrée progressive dans l'intime des sociétés. Les articles réunis dans ce volume examinent, à l'épreuve de textes de genres et de registres, de périodes et de milieux différents, la gamme inventive des pratiques. Celles-ci témoignent de l'extraordinaire effervescence créative et intertextuelle de la littérature médiévale, dont l'amplification est assurément l'essence et "l'âme" .