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Faire long. L'amplification médiévale
Croizy-Naquet Catherine ; Szkilnik Michelle
SORBONNE PSN
19,90 €
Épuisé
EAN :9782379060663
L'amplification médiévale, qui irrigue en profondeur la poétique des textes, est généralement entendue en son sens de "faire long" , d' "allonger" . Mais l'amplification s'envisage également, en contrepoint et en complémentarité, d'après sa définition latine de "rehausser, élever le propos" , dans sa faculté de resserrement qui, privilégiant la brevitas au lieu de la copia, provoque le surgissement du sens dans sa force brute. Les différentes figures qui la constituent fournissent en effet au récit des protocoles descriptifs, des canevas narratifs, des partitions lyriques, qui sont un mode d'exploration du monde et des savoirs et une entrée progressive dans l'intime des sociétés. Les articles réunis dans ce volume examinent, à l'épreuve de textes de genres et de registres, de périodes et de milieux différents, la gamme inventive des pratiques. Celles-ci témoignent de l'extraordinaire effervescence créative et intertextuelle de la littérature médiévale, dont l'amplification est assurément l'essence et "l'âme" .
Mariage stérile, pèlerinage, viol, tentative de meurtre, châtiment, mariage fertile, retrouvailles, rédemption, Saladin... Ces moments-clés fondent le scénario original de ce roman médiéval. Mariage stérile, pèlerinage, viol, tentative de meurtre, châtiment, mariage fertile, retrouvailles, rédemption, Saladin... Ces moments-clés fondent le scénario original de La fille du comte de Ponthieu autour de la scène matricielle du viol de l'héroïne. Ils sont déroulés au XIIIe siècle dans deux versions, l'une brève et épurée, l'autre plus longue, constellée de moralisations. La dernière, datée du XVe siècle, pivot central du cycle de Jehan d'Avesnes, joue de l' amplificatio et de l'invention pour combler les attentes de l'auditoire bourguignon. Les trois récits ouvrent à une pluralité de lectures sur la toile de fond d'une rencontre entre l'Orient et l'Occident, incarnée par le prestigieux sultan.
Ecrire l'histoire : La petite histoire Julie, avec importance. J'ai lu dans un livre qui s'appelle Les coulisses de l'histoire, qu'un bâtard de Louis XV avait failli mourir à sept ans des suites d'une constipation opiniâtre. Follavoine Eh ! bien oui ! mais elle était opiniâtre et il était bâtard, ce qui n'est le cas de Toto ni d'un côté ni de l'autre. Julie Oui, mais Toto a sept ans comme lui ! et il est constipé comme lui ! Follavoine Eh ! bien, mon Dieu ! il n'y a qu'à le purger. Georges Feydeau, On purge bébé
Résumé : Lire et comprendre un texte du Moyen âge dans sa forme originelle : tel est l'objectif prioritaire de ce " Petit traité ", visant à présenter ce qui, du français médiéval, fait ordinairement difficulté à qui veut l'aborder ; il a, en effet, été conçu par une équipe enseignante en fonction d'un public précisément défini : celui des étudiants de Lettres qui ont à suivre un enseignement sur l'histoire de notre langue. Mais ce balisage d'un savoir minimal, à partir duquel s'est élaboré le volume, peut être aussi un fondement à des études de linguistique médiévale comme un récapitulatif des formes anciennes du français.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.