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L'écorcobaliseur
Cournut Bérengère
ATTILA
16,25 €
Épuisé
EAN :9782917084038
L'écorcobaliseur a disparu. Avec, au bout du bras, la tête ensanglantée de son frère. Dans Menfrez, le village où ils ont grandi, tout le monde s'interroge... Et leur soeur la première, qui doit maintenant conjurer sa solitude. Frères et soeur ont jusqu'ici formé un équilibre parfait, rigoureusement autonome, et rien, surtout pas les obstacles extérieurs, n'a encore perturbé cette mécanique. Or ils ont fait front si longtemps au monde que celui-ci, humilié, se venge... Dans cette plongée au tréfonds de sa propre histoire, qui prend la forme d'une quête aussi bien que d'une enquête, la soeur de l'écorcobaliseur est assistée par des bédouins en exil, des loups de mer philosophes et des rockers au grand coeur. Récit intime et maritime, servi par une écriture dense et fantaisiste, L'Ecorcobaliseur est un roman singulier sur l'absence et sur la mémoire.
Résumé : A la veille de la Seconde Guerre mondiale, à Saint-Malo, une femme adresse une lettre à un ancien amant. Elle y fait le bilan de sa vie tumultueuse et y défend farouchement sa liberté - y compris face à la mort. Des hommes aimés et disparus aux enfants qu'elle a reçus, du chaos des guerres au miracle toujours renouvelé du vivant, elle se souvient de tout, et ne regrette rien...
Un très beau portrait d'une femme solaire surpassant les épreuves de l'histoire du XXe siècle, une ode à la maternité et à la création en réponse aux logiques de la guerre et de la mort.Elisabeth a 20 ans quand elle rencontre à Paris Werner, lieutenant-poète et peintre allemand. Mais la Première Guerre Mondiale éclate... Des décennies après, Elisabeth adresse une lettre à Werner, en réponse à celle, pleine d'idéal, qu'il lui avait envoyée du front juste avant de mourir. Elle y décrit ce que sa vie est devenue après leur rencontre et comment les épreuves ont fait d'elle une femme plusieurs fois aimante et aimée, traversée par le désir, le miracle de la maternité, la mort et l'absence.Après Née contente à Oraibi, Bérengère Cournut nous offre avec Par-delà nos corps le destin d'une femme farouche, une ode à la vie.
Le destin solaire d'une jeune femme inuit ! Elle se retrouve séparée de sa famille suite à une fracture de la banquise... Devant survivre, seule, dans le monde polaire hostile, elle trouve réconfort dans le monde chamanique. La vie de cette jeune femme nous emporte d'un bout à l'autre du récit ! Texte totalement dépaysant, poétique et empreint de chamanisme ! Superbe !
Dupuy Jean-Daniel ; Boulard Georges ; Virot Benoît
Quoi? Une société contre-utopique, après une apocalypse industrielle. Où? Dans une société gouvernée par les experts, les médecins et les journalistes officiels... qui entretient d'étranges ressemblances avec le monde actuel. Comment? Le livre explore la généalogie des éléments réfractaires au Régime: groupes sociaux en marge ou déclassés; figures mythiques qui nourrissent l'imaginaire et s'opposent aux discours de propagande (le grand singe Gom Golopür, le marchand de sable, le Roi des rues, Décembre aux mille visages...). Quand? Tout tourne autour d'un événement obscur, mal connu, qui a transformé les cartes, les villes et la répartition des populations: "la Catastrophe".
Vaculík Ludvík ; Ranoux Marion ; Boulard Le Fur Jé
Fils de charpentier, né en 1926 en Moravie (dont il gardera des traces de la langue, populaire, drue, volontiers anticonformiste), le Tchèque Ludvik Vaculik fait un apprentissage de cordonnier, puis des études de sciences politiques. Journaliste, il déploie sa critique sociale dans les plus importants organes de l'intelligentsia réformiste. Son roman La Hache évoque le sort de son père et l'itinéraire d'un jeune journaliste confronté, d'un idéal à l'autre, à l'usurpation du pouvoir. En 1967, son discours au Congrès des écrivains ("aucune question humaine n'a été résolue en l'espace de vingt ans") est analysé comme l'un des signaux du Printemps de Prague, dans lequel il s'engage avec force. Il rédige durant l'événement le manifeste des "Deux mille mots", où il demande à la population de défendre sans faillir une culture et un socialisme purifiés des tares du passé. Ce texte est dénoncé par le régime issu de l'occupation de la Tchécoslovaquie en août 1968 comme une plate-forme de la contre-révolution et aboutit à sa seconde exclusion du parti. Son oeuvre est mise à l'index. Au ban de la société, mais se refusant à l'exil, Vaculik publie de manière clandestine, sous forme de samizdats, deux romans: Les Cobayes (1973) et La Clef des songes (1981), chronique de l'oppression témoignant de son expérience et de sa surveillance policière, au jour le jour, sous le régime communiste. Vaculik crée les éditions Petlice ("du Cadenas"), où il publie Jaroslav Seifert, Hrabal, Havel, Ivan Klima, ce qui lui vaut les poursuites persévérantes de la police d'Etat, la STB. Après la chute du régime communiste, il publie des textes à caractère autobiographique. Et continue de commenter, dans des feuilletons hebdomadaires, la vie politique et sociale, dans la tradition de Capek ou Havel. Dans l'utilisation d'une voix faussement neutre et apaisante pour signifier des allégories troublantes, l'auteur des Cobayes a été comparé à Vonnegut et à Roald Dahl.
Un homme traqué trouve refuge dans le clocher d'une église. Là, dans son clocher, seul, privé de nourriture, comme un rat pris au piège, le héros observe la vie du village... qu'il domine, mais qui ne le voit pas. Il amorce un dialogue avec trois pantins appartenant au système de cloches de l'église, et qu'il identifie aux trois femmes de sa vie: prétexte à des méditations et des digressions, volontiers philosophiques, sur l'amour, la liberté, l'engagement. Peu à peu, il se détache de la vie. Cherchant à se suicider, il se pend au système de cloches... ce qui le met en branle, et il est découvert... puis arrêté, jugé et condamné à mort. Face à son indifférence de la mort, ses bourreaux décident néanmoins qu'il ne mourra pas tant qu'il n'aura pas retrouvé le goût de la vie. Une longue attente commence. Le Fugitif est une sorte de reflet du Requiem pour un paysan espagnol: le roman d'un innocent persécuté qui échappe, par le désir de mourir, à ses poursuivants... Roman de l'exil intérieur, écrit dix ans avant la mort de l'auteur, ces confessions d'un héros ayant juré de se suicider révèlent un Sender jusqu'alors inconnu en français.
Madrid, 1936. dans la piscine de son palais, la duchesse d'Arlanza se montre nue à son jardinier, Romulo, au prétexte que celui-ci n'est pas un homme... Le lendemain de cette scène, la guerre civile éclate. Les deux êtres vont passer toute la durée du conflit face à face à l'intérieur du château, dans un huis clos aussi burlesque qu'angoissant. Si les premiers jours de la guerre répandent une atmosphère festive, le tragique s'insinue peu à peu. Entre fantômes et fantasmes, chacun se sent à la merci de l'autre, de ses pensées intimes, de ses troubles... Romulo développe une étrange passion pour la duchesse, dont il veut à la fois assurer la protection et empêcher la fuite. Réfugiée dans le donjon du château pour échapper aux "rouges", celle-ci est bien consciente de la passion éveillée chez son domestique, qu'elle passe son temps à fuir et à attendre tout à la fois. Au milieu des affrontements, Romulo s'interroge sur la vie. Poursuivi par des images de nudité féminine, il amorce une réflexion sur les hasards de la vie, sur la sincérité des êtres, sur les illusions. Ici, rien de la guerre ne paraît sérieux. Assiégés par la folie, cernés par la fatalité, les personnages du Roi et la Reine ne savent plus très bien s'ils sont des hommes et des femmes, des rêves ou des êtres de chair, des morts ou des vivants.