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Sciences de la Société N° 83/2011 : Médias : la fabrique du genre
Coulomb-Gully Marlène
PU MIDI
21,00 €
Épuisé
EAN :9782810702114
Hommes, femmes, masculin, féminin : comment la presse, la radio, la télévision et Internet en parlent-ils ? En prenant comme point de départ la vaste étude de l'Observatoire mondial des Médias sur le Genre - Global Media Monitoring Project ou GMMP- à laquelle ont participé plusieurs contributrices de ce dossier, le présent numéro de Sciences de la Société analyse la dialectique entre la société et des médias qui, descriptifs et prescriptifs, ne se contentent pas de " refléter " le réel mais contribuent à sa fabrication. Dans les années soixante, les féministes accusaient les médias de conforter la domination masculine et la société patriarcale en maintenant les femmes dans des jeux de rôle convenus. Cinquante ans plus tard, si l'étau des assignations " genrées " s'est desserré, la place des médias dans la socialisation des individus s'est affirmée, rendant leur analyse plus que jamais nécessaire.
Quinze ans après l'effondrement des pays communistes, alors qu'une forme militante du féminisme reflue en Europe comme en Amérique du Nord et que la situation des femmes s'est dégradée dans de nombreux pays de la planète sous l'effet de poussées religieuses intégristes, qu'en est-il aujourd'hui de la célébration de la Journée internationale des femmes dans le monde ? Quel rôle les médias, dont on sait la place centrale dans l'espace public contemporain, jouent-ils dans la " publicisation " de cette journée symbolique ? Pour tenter de répondre à ces questions, un groupe international de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales a étudié la façon dont a été médiatisé le 8 mars 2005 dans 10 pays d'Europe et d'Amérique du Nord. L'objectif de cette recherche est double : d'une part l'étude des formes de médiatisation proprement dites, et d'autre part l'étude des représentations des femmes et de leur rôle dans la société à travers les prises de paroles, les mises en images et plus globalement les mises en scènes multiples auxquelles cette journée donne lieu.
Depuis toujours, les monstres font partie de notre vie. Dans les légendes antiques, il était question de chiens à trois têtes, de taureaux géants gardant des labyrinthes, de femmes-poissons... Plus tard sont venus les dragons, terrifiant toutes les nations de la planète durant des siècles... Les religions monothéistes nous ont offert leur lot de monstres également, avec diables, démons et autres goules. Puis la littérature et le cinéma ont démultiplié les monstres. De Dracula à Elephant Man, des freaks aux créatures nippones du kaiju eiga (Godzilla et consorts), des gremlins aux piranhas volants, cinéma, bande dessinée, télévision, gaming et littérature ont créé de nouvelles galeries de monstres qui, souvent, mettent aussi en scène des classiques du genre (dragons, vampires, loups-garous, etc). Ce livre pioche ici et là dans tous ces bestiaires de l'horreur, montrant à voir des créatures parfois plus drôles qu'inquiétantes, plus philosophiques que réellement monstrueuses. Sans exhaustivité, ceci n'est pas un dictionnaire, mais plutôt une balade au parc d'attractions. Have fun !
Dire « je suis candidate à l?élection présidentielle » constitue un acte fort, tant individuel que collectif, qui s?inscrit contre une domination sociale et masculine dont le monde politique reste un des bastions les plus visibles. Car si les femmes au pouvoir, de Cléopâtre, Catherine II de Russie, Élisabeth 1re d?Angleterre et bien d?autres, ont souvent marqué l?Histoire, les femmes chefs d?État, démocratiquement élues, restent l?exception. En France, le fait est (encore) inédit.N?ayant acquis qu?en 1944 le droit de voter et d?être élues, les femmes sont encore peu nombreuses à s?être portées candidates depuis l?élection au suffrage universel du Président de la République en 1962. Elles sont neuf (Arlette Laguiller, Huguette Bouchardeau, Marie-France Garaud, Dominique Voynet, Corinne Lepage, Christine Boutin, Christiane Taubira, Marie-George Buffet et Ségolène Royal), sans compter celles à l?élection de 2012 (Nathalie Arthaud, Eva Joly, Marine Le Pen, Martine Aubry?). Pour exceptionnelles que soient ces candidatures, elles ont connu durant ces dernières années une nette montée en puissance. Pourtant, la geste de ces pionnières est jusqu?en 2007 avant tout symbolique. Ostracisées avec constance de la vie politique, les femmes ont vu leur identité se construire en contrepoint des normes du pouvoir et des qualités masculines supposées requises pour l?assurer. Entre le côté volontairement androgyne d?une Arlette Laguiller et la féminité revendiquée d?une Ségolène Royal se déploie tout un spectre d?images stratégiques, dont les médias rendent compte tout en les façonnant. À travers l?analyse de la presse nationale, comme de la télévision, l?auteure tente de comprendre les mécanismes de cette médiatisation. Quels portraits les médias brossent-ils de ces femmes hors du commun et en quels termes les évoquent-ils? Que nous disent-ils des rapports entre sexe et pouvoir et comment s?articulent le masculin et le féminin au regard de la légitimité politique?Auteure de La démocratie mise en scènes. Télévision et élections (CNRS Editions, 2001) et de Les informations télévisées (PUF, Que sais-je?, 1995), Marlène Coulomb-Gully est professeure en sciences de l?information et de la communication à l?université de Toulouse 2-Mirail et coordinatrice pour la France d?une enquête mondiale sur le Genre et les médias (Global Media Monitoring Project, 2010).
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.