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LE CANTIQUE DES CANNIBALES
COUAO-ZOTTI FLORENT
SERPENT A PLUME
18,10 €
Épuisé
EAN :9782842614850
Canaille au c?ur d'ange", "carnassière de feu", tels sont les surnoms de Gloh; une femme exceptionnelle, fière amazone régnant sur une bande de malfrats. Véritable légende à Cotonou, elle redistribue aux pauvres le butin de ses folles et périlleuses équipées. Un tel panache lui vaudra d'être arrêtée, le gouvernement ayant mis tout en ?uvre pour cela. Les hommes au pouvoir tenteront même de l'acheter afin de gagner les prochaines élections grâce à l'ascendant qu'elle exerce sur le petit peuple béninois: mais peut-on acheter ce qui n'a pas d'entrave? Gloh, incarnation de la liberté et de l'indépendance, appartient à la fière tribu des montagnes et non au monde véreux de la politique. Son personnage est directement inspiré de Phoolan Devi, la fameuse "reine des bandits" indienne. Dans sa fuite, elle entraîne avec elle son amant, l'inspecteur Alabi, lui-même en marge de ce monde corrompu et impitoyable. De rebondissements en rebondissements, porté par une écriture lyrique, sauvage, entre mélopée et poésie parfois, mais une écriture faisant aussi la part belle à l'action, le Cantique des cannibales mêle habilement intrigue policière, histoire d'amour et satire politique. Elections truquées, politiciens en déroute, histoire d'amour entre un policier père de famille et une fière amazone régnant sans partage sur une troupe de brigands: voici les quelques éléments de ce foisonnant roman qui ne laisse aucun répit au lecteur et dont l'écriture soignée et jubilatoire séduit.
Deux garçons se retrouvent en vacances, le plus grand initie le plus jeune au maniement du lance-pierres. Jeu, découverte, émulation : l'histoire est universelle. Sauf que nous sommes à Porto-Novo, dans le Bénin contemporain. Loin de l'Afrique figée des contes, les immeubles décrépits en arrière-plan sont les vestiges d'une colonisation bien réelle. Néanmoins, l'aventure est là, merveilleuse et entraînante. Si l'oiseau visé est tombé comme une pierre, impossible de le retrouver, en effet. Et la vieille femme qui s'éloigne semble en savoir long... Elle vit recluse dans une cour, encombrée d'oiseaux multicolores, dont elle est la protectrice. Adénikè a mauvaise réputation. Elle porte malheur, dit-on. Ne mange-t-elle pas les enfants ? Bien su^r, la réalité est tout autre, comme le petit héros de l'album le découvrira avec le lecteur, au terme d'une épopée émouvante mêlant réalisme et envolées magiques.Notes Biographiques : Lauréat du Prix Ahmadou Kourouma 2010 et du prix de la Francophonie de littérature de jeunesse, Florent Couao-Zotti est né en 1964 au Bénin et vit à Cotonou. Enseignant, journaliste, scénariste de bandes dessinées, auteur de romans policiers et pièces de théâtre, cet écrivain protéiforme et talentueux possède une plume frétillante : " On en prend plein les yeux, les oreilles, la langue ; souvent, avec un arraché de sourire ravi. " Son oeuvre est traduite en cinq langues. Jeune illustratrice diplômée de l'excellente école Émile Cohl de Lyon, Alexandra Huard est née à Annecy. Primée à la Foire de Bologne début 2010, elle déploie peu à peu un talent singulier, d'abord remarqué avec La Chose, puis confirmé avec La Chanson de Richard Strauss et Un week-end de repos absolu, ses grands albums peints à la gouache publiés chez Sarbacane. Elle vit à Lyon.
Charly a perdu son père, un sergent accusé de trahison, puis tué par des rebelles et sa mère a été enlevée en plein camp de réfugiés de la Croix-Rouge par une des nombreuses factions armées qui se livrent combat dans le pays. Agé d'une dizaine d'années, il ne comprend rien à cette guerre civile. Enrôlé de force, il doit marcher sans cesse pour obéir à John, qui a six ou sept ans de plus que lui. John est dur et Charly doit résister. Ils deviennent quand même amis, se sauvant respectivement la vie pour échapper aux dangers de la brousse et à des poursuivants à moitié fous. Mais Charly est tenace, et la pensée de sa mère l'obsède. Est-elle toujours vivante ? Comment traversera-t-il toutes ces épreuves ?
Dans les nouvelles de Florent Couao-Zotti, la rue est le théâtre de toutes les misères, de tous les dangers et de toutes les turpitudes. Les hommes, les femmes et les enfants y sont exposés au pire. Ils y sévissent, ils y survivent, ils y rencontrent l'amour, ils y rencontrent la mort. Dans Ci-gît ma passion, Gaspard, qu'a renié Afy, vit une passion macabre avec celle qui fut sa femme. Prosper Natchaba, dans L'Homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, séquestre jalousement une enfant et, en visionnaire, assène des discours prophétiques sur la servitude de l'homme africain. Pour Lysa, en manque de drogues dures, dans L'Avant-jour du paradis, Marc vole et tue afin de lui offrir ce dont elle a tant besoin tandis qu'elle s'offre aux caresses d'un chien. Florent Couao-Zotti en appelle parfois, dans ces textes violents et âpres, au surnaturel pour accentuer la dérive de ses personnages en proie à leurs démons. D'une beauté toute théâtrale, les dix nouvelles qui composent ce recueil marquent un évident renouveau dans les lettres africaines.
Il y a d'abord une miss, belle et longiligne, qu'on retrouve mutilée sur la berge de Cotonou. Il y a ensuite une autre galante, toute aussi irrésistible, qui vient proposer à un homme d'affaires libanais d'échanger de l'argent contre une valise de cocaïne. Il y a enfin un détective privé, contacté par une troisième chérie, qui voudrait un acquéreur pour la même poussière d'ange. Par-dessus le marché, deux flics de la brigade des stupéfiants sont prêts à bousculer les habitudes établies dans la hiérarchie. Ils refusent de faire ami-ami avec les trafiquants et s'engagent dans une course-poursuite contre le principal suspect: Smaïn, l'homme d'affaires. Mais les nuits à Cotonou ont de multiples saveurs, qu'elles proviennent des fantômes teigneux, des amazones ou des populations elles-mêmes. Des gens qui aiment se rendre justice et charcuter au couteau tous ceux qui, dans leurs quartiers, sont surpris en flagrant délit de "pagaille nocturne". Pour eux, personne ne peut leur donner de leçon: si la cour du mouton est sale, ce n'est pas au porc de le dire!
Editeur de Jules verne, mais aussi de Balzac, de George Sand, de Victor Hugo, Hetzel est au cœur de la littérature de son époque. Découvreur de talents, il n'hésite pas à "rewriter" les œuvres de ses auteurs. Il accueille des dessinateurs prestigieux tels Grandville, Gavarni et Gustave Doré, et fait travailler ses "reporters d'images" à l'illustration des Voyages extraordinaires de Jules Verne. Ignorant les frontières, il adapte des auteurs anglais et russes, invente le marketing éditorial, lutte contre la contrefaçon, lance les cartonnages de luxe. C'est le créateur de la littérature de jeunesse avec des ouvrages du Magasin des enfants, sa revue le Magasin d'Education et de Récréation et les Albums Stahl de Mademoiselle Lili. C'est aussi un auteur qui signe Stahl ou "un papa". Autodidacte, idéaliste, loyal et fidèle, résolument moderne, il contribue à l'instauration de la IIe République. Exilé après le coup d`Etat de 1851, il milite pour une éducation républicaine et laïque dont les lois de Jules Ferry assureront la consécration. Cette vie passionnée d'un homme aussi célèbre par ses colères que par son humour est racontée ici, illustrée par des cahiers hors texte et complétée par des annexes documentaires.
Un proverbe algérien dit : " Accompagne le menteur jusqu'à la porte de sa demeure. " Latifa Ben Mansour nous offre dans ce livre " les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de mensonges ". Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les venelles d'une mémoire engloutie. A l'heure du " choc des civilisations ", elle s'emploie à venir à bout des remparts de la haine en ressuscitant des textes majeurs occultés. Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane - ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui connaît les " Perles du Hidjaz et des Quraych " : Sukaïna Bint Al Hussaïn et Aiche Bint Talha ? Elles furent les mécènes des poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger " Al'Usma : 1'impeccabilité " et la monogamie de leurs époux à la signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ? L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt, Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacrés : le Coran et la Tradition du Prophète.
Le roman du drame qui déchire actuellement la Côte-d'Ivoire (pays nommé Zamba) et, au-delà, tous les pays où la population est prise en otage, lorsque le régime politique est instable, prévaricateur, et que des soulèvements incessants opposent, jusqu'à la barbarie, les différentes factions. Tanella Boni nous raconte le calvaire vécu par la narratrice en butte aux tracasseries de la police parallèle et de son chef le machiavélique Arsène K qui, l'assignant à résidence durant neuf mois, mettra " son âme en grossesse ". L'occasion pour elle de réfléchir sur le cours de son existence et de se remémorer les grandes figures des femmes de sa famille. Celle de sa mère en particulier, qui endura le pire de la part de son père. Ce qu'elle-même ne voulut pas, incapable de continuer à aimer Timothée, cet homme à femmes, toujours absent, n'assumant rien de ses infidélités constantes. Une satire pleine d'humour, parfois féroce, de la société ivoirienne prisonnière de ses démons : la pauvreté, l'ethnicisation, la violence, l'ivresse du pouvoir, les enfants-soldats meurtriers, les différents visages des matins et des nuits de couvre-feu lorsque la mort décime à l'aveugle les familles.