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JANSENISMES ET LUMIERES. Pour un autre XVIIIème siècle
Cottret Monique
ALBIN MICHEL
27,75 €
Épuisé
EAN :9782226104755
Quoi de plus contraire, en apparence, que le catholicisme janséniste, hérité de saint Augustin et de Pascal, et la philosophie rationaliste et conquérante des Lumières ? Volontiers antichrétiennes, les Lumières rejettent le jansénisme : les jansénistes dénoncent la confiance des philosophes en l'homme, héritée selon eux des jésuites. Pourtant Voltaire, Montesquieu, Diderot, et Rousseau sont aussi les contemporains de Barral, Duguet, Legros, Lepaige et Maultrot. L'âge de l'Encyclopédie est également celui des Nouvelles Ecclésiastiques. En 1713, avec la bulle Unigenitus, le pape pense en terminer avec le jansénisme. Il ne réussira qu'à renforcer une culture d'opposition utilisée par les parlementaires contre Louis XV. Dans les années 1780, les jansénistes, évoquant Montesquieu et Rousseau, réclameront la " tolérance civile " pour les protestants. C'est une rencontre tumultueuse et conflictuelle, un autre visage du XVIIIe siècle, qu'évoque le livre de Monique Cottret, maître de conférences d'histoire moderne à l'université de Paris X-Nanterre. Sans trouver trace d'un " complot " janséniste aux origines de la Révolution française, l'auteur éclaire d'un jour nouveau ces formes paradoxales de solidarité qui se sont nouées dans une société d'Ancien Régime en crise. Ainsi sont réévalués les liens entre politique, religion et philosophie à l'aube de la modernité.
Résumé : Le XVIIIe siècle est mouvement et diversité, libertin et libertaire, cosmopolite et patriote, voué au bonheur et apôtre du sacrifice... Siècle des Lumières, il se place d'emblée sous le signe de la culture et évoque avant tout une triade de philosophes, Montesquieu, Voltaire, Rousseau et une entreprise littéraire, l'Encyclopédie. Il renvoie au triomphe toujours fragile des idées de raison, progrès et tolérance. Michelet l'a appelé " le Grand siècle " et Saint-Just l'a placé au " panthéon de l'histoire "... La culture, donc, une évidence, mais la politique ? On pourrait évoquer la séparation des pouvoirs, l'invention des droits de l'homme et du contrat social, l'interrogation sur la souveraineté et la représentation en des termes qui sont toujours les nôtres. Le XVIIIe siècle a pourtant ses détracteurs et la présente étude prétend en restituer toute l'épaisseur et la complexité, de la mort de Louis XIV à celle de la monarchie, à la recherche de convergences, d'imbrications, de rencontres. Un livre pour tous les curieux d'une époque d'exception. Celle qui, de Fragonard à David, est allée, selon la formule de Jean Starobinski, " de l'escarpolette à l'échafaud ".
Résumé : L'histoire politique renvoie à des catégories différentes, parfois complémentaires, souvent contradictoires. Le politique se situe dans le domaine des savoirs, des idées et des débats. C'est un genre noble qui s'exprime au travers de programmes, d'analyses, de réflexions et qui évoque des conceptions du monde, des idéaux, des engagements et des espérances. Mais la politique, que l'on dit souvent "politicienne", rejoint des pratiques plus quotidiennes, et parfois contestables : les coups bas, les manipulations, les tractations, les compromis, voire les trahisons en forment la chronique ordinaire. C'est surtout à ce niveau que se rencontrent les peurs, les rumeurs et les calomnies qui font l'objet de cet ouvrage. Susciter la peur, répandre des rumeurs, calomnier l'adversaire appartiennent à l'arsenal commun des affrontements peu glorieux. Cependant depuis Bazile, le personnage du Barbier de Séville de Beaumarchais mis en musique par Rossini, nul ne s'est risqué à chanter les louanges de cet art néfaste. Il convient de le pratiquer dans l'ombre. Rassembler des études de cas, comparer dans le temps et dans l'espace de telles pratiques, permet de dégager des constantes, d'entrevoir des répétitions, de repérer des glissements d'un domaine à l'autre. Toutes les peurs cependant ne relèvent pas de la manipulation. Toutes les rumeurs ne sont pas du domaine de l'irrationnel. L'histoire des émotions, celle des imaginaires donnent une dimension passionnante à cet univers mouvant. Pendant une dizaine d'années Monique Cottret et Caroline Galland ont animé dans le cadre de l'université Paris Ouest Nanterre un séminaire doctoral qui tournait autour de ces questions. Le rejet, la haine et l'anathème ont été étudiés dans Les Damnés du ciel et de la terre (PULIM, Limoges, 2010). Les modalités de la croyance ont été au coeur d'un second volume Croire ou ne pas croire (Paris, Kimé, 2013). Le troisième et dernier volume de cette trilogie propose modestement des instruments pour mieux comprendre la politique, et pourquoi pas la réenchanter ?
La Renaissance catholique qui suivit le concile de Trente est justiciable de deux lectures historiques concomitantes. Elle fut durcissement des structures, enrégimentement des masses par un clergé mieux tenu en main, puissante entreprise de catéchèse, et cela grâce à l'appui de l'État. Mais elle fut aussi sainteté et piété. Ces deux aspects, qui peuvent paraître contradictoires l'un avec l'autre, cohabitèrent en réalité dans le vécu quotidien. Et si une christianisation quantitativement importante résulta de l'action méthodique de l'Église romaine, c'est parce que cette action fut qualitativement doublée, appuyée, vivifiée de l'intérieur par des trésors de dévouement, d'héroïsme, de charité, de spiritualité, d'imagination créatrice. Se pose toutefois la question des limites de la christianisation ainsi réalisée entre l'arrivée de Luther sur la scène historique et l'époque de la mort de Voltaire. À peine remis de la secousse protestante, le catholicisme dut affronter le choc des « Lumières ».
Résumé : Le verbe croire renvoie à des réalités diverses et contradictoires. Croire c'est à la fois être certain, tenir pour vrai, adhérer avec conviction, mais c'est aussi, penser, admettre comme probable, envisager comme possible, et donc ouvrir la voie au doute, à l'opinion, au débat. Le verbe croire possède de multiples usages. Songeons que l'on croit en Dieu alors que l'on croit au diable. On croit à, on croit en, on croit que. Les historiens mobilisés dans cet ouvrage s'interrogent sur ces modalités complexes de la croyance dans tous les domaines du champ social. Privilégier les temps de ruptures, de déconstruction des croyances, les seuils épistémologiques fut le fil conducteur de cette recherche entre "croire" et "ne pas croire".
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.