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Christianisme et cultures. La culture du point de vue de l'anthropologie philosophique
Cottier Georges
AD SOLEM
10,10 €
Épuisé
EAN :9782884820868
L'Église a toujours emprunté à la culture les éléments nécessaires à sa propre vie. Qu'on pense à l'usage liturgique de la langue, de la musique, de l'architecture et des arts plastiques : les réalités culturelles assumées par la foi ont rempli une fonction instrumentale pour la vie ecclésiale elle-même. Mais là ne s'arrête pas l'influence de l'Église et de la foi : elles imprègnent aussi la culture en respectant et en promouvant sa légitime autonomie. Ici l'influence chrétienne sera peut-être moins visible, mais non moins réelle. Elle aidera la culture à se développer dans la ligne qui lui appartient en propre. Usage instrumental ou fécondation de la culture respectée dans son autonomie : l'inculturation du christianisme et son influence sur la culture se sont opérées jadis d'une manière plus ou moins spontanée, avec des heurs variés ; aujourd'hui le problème est d'ampleur mondiale et il est devenu plus conscient. Il est l'objet de vocation explicite pour les chrétiens. . . Le cardinal Georges Cottier, o.p., est né le 25 avril 1922 à Genève. Ancien professeur de philosophie aux universités de Genève et de Fribourg, il est théologien émérite de la Maison pontificale.
Kant, Schleiermacher, Hegel puis Feuerbach, Marx, Freud ou, plus près de nous, Jacques Bouveresse et Régis Debray : la philosophie de la religion s'est instituée avec la modernité pour tâcher de définir quelle peut être l'essence du fait religieux. Dans le sillage des Lumières, ses principaux représentants ont considéré comme un préalable absolu à leurs travaux la négation de la Révélation. Rien n'est moins sûr qu'ils aient eu raison. A preuve, sous les feux de l'actualité, le besoin d'une herméneutique intégrale est toujours plus pressant. C'est à cette tâche que, au bout d'une vie consacrée à penser, s'est attelé le cardinal Cottier qui a longtemps exercé le métier unique de "théologien du pape" qui consiste à être l'ultime interlocuteur de l'évêque de Rome pour tout ce qui relève de la doctrine. Revenant de manière innovante à l'épistémologie élaborée par Thomas d'Aquin, qui n'entend rien ignorer ni de la raison ni de la foi, le dernier grand témoin de Vatican II montre ici que cette disjonction est contingente et que cette discipline représente une branche féconde et prometteuse du savoir philosophique, qui attend d'être pleinement développée. Un essai décisif pour un début de siècle tourmenté par le retour du religieux que doivent lire d'urgence tous ceux qui sont soucieux de refonder la culture humaniste dans son universalité.
Résumé : Le message premier de l'Eglise est celui de la miséricorde divine. telle est la conviction profonde du pape François. Or celle-ci se heurte à deux obstacles : le premier est celui d'un langage exclusivement juridique qui déconcerte beaucoup d'âmes. La vérité du Christ Sauveur ne peut être ramenée purement et simplement à un ordre légal. Le second, plus sournois, est de présenter la miséricorde divine, laquelle a sa suprême expression dans le sacrifice du Christ sur la croix, comme un accommodement avec un conformisme social plus mondain que théologal. L'indulgence de l'Eglise ne peut s'exercer qu'au bénéfice du salut des âmes. Si chaque intervenant est responsable de son propre texte, néanmoins entre nous existe un accord profond sur l Orientation que l'on peut souhaiter voir guider les décisions et le style pastoraux du prochain Synode extraordinaire des évêques sur la famille.
Résumé : Loin de n'être qu'un amuse-gueule servi à l'heure de l'apéritif, l'olive fait partie du patrimoine culturel méditerranéen, dont elle a constitué un aliment de base. Verte, violette ou noire, avant d'arriver sur notre table, l'olive fraîche doit subir une préparation propre à supprimer son amertume. Les quelque 180 recettes de traitement artisanal des olives, réunies dans ce livre répondent au désir de procéder soi-même à cette préparation du fruit frais tout en redécouvrant les saveurs et les arômes des pays du bassin méditerranéen.
Résumé : Homme d'expérience, missionnaire sous plusieurs latitudes, Francisco Esplugues Ferrero est conscient de l'impact qu'une réception plus complète du Concile pourrait avoir sur l'engagement missionnaire de l'Eglise ; il veut contribuer pour sa part à cette oeuvre de réception. Pour y parvenir, il entreprend une recherche fondée sur l'étude patiente et méticuleuse des textes dans leur histoire conciliaire. Son étude met en lumière un fait indiscutable : de Sacrosanctum Concilium à Dignitatis Humanae , le Concile lit l'Ecriture Sainte dans le but unique de se laisser informer et transformer par le Christ, témoin fidèle et véritable. Au centre de tout, se donne à voir l'Acte du Christ , Créateur et Sauveur. Vatican II ouvre un espace adapté pour susciter, former et soutenir des témoins du Christ pour le monde d'aujourd'hui. Un ouvrage novateur, à prendre en compte pour (ré)organiser la formation intellectuelle et humaine des baptisés. Un ouvrage qui offre au zèle apostolique de quoi s'orienter, se ressourcer, se convertir, pour servir, dans la force de l'Esprit Saint, au plus près des défis du temps.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine