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Vérité et miséricorde. L'enjeu du Synode
Cottier Georges ; Garrigues Jean-Miguel ; Spadaro
CERF
13,20 €
Épuisé
EAN :9782204106665
Le message premier de l'Eglise est celui de la miséricorde divine. telle est la conviction profonde du pape François. Or celle-ci se heurte à deux obstacles : le premier est celui d'un langage exclusivement juridique qui déconcerte beaucoup d'âmes. La vérité du Christ Sauveur ne peut être ramenée purement et simplement à un ordre légal. Le second, plus sournois, est de présenter la miséricorde divine, laquelle a sa suprême expression dans le sacrifice du Christ sur la croix, comme un accommodement avec un conformisme social plus mondain que théologal. L'indulgence de l'Eglise ne peut s'exercer qu'au bénéfice du salut des âmes. Si chaque intervenant est responsable de son propre texte, néanmoins entre nous existe un accord profond sur l Orientation que l'on peut souhaiter voir guider les décisions et le style pastoraux du prochain Synode extraordinaire des évêques sur la famille.
L'Église a toujours emprunté à la culture les éléments nécessaires à sa propre vie. Qu'on pense à l'usage liturgique de la langue, de la musique, de l'architecture et des arts plastiques : les réalités culturelles assumées par la foi ont rempli une fonction instrumentale pour la vie ecclésiale elle-même. Mais là ne s'arrête pas l'influence de l'Église et de la foi : elles imprègnent aussi la culture en respectant et en promouvant sa légitime autonomie. Ici l'influence chrétienne sera peut-être moins visible, mais non moins réelle. Elle aidera la culture à se développer dans la ligne qui lui appartient en propre. Usage instrumental ou fécondation de la culture respectée dans son autonomie : l'inculturation du christianisme et son influence sur la culture se sont opérées jadis d'une manière plus ou moins spontanée, avec des heurs variés ; aujourd'hui le problème est d'ampleur mondiale et il est devenu plus conscient. Il est l'objet de vocation explicite pour les chrétiens. . . Le cardinal Georges Cottier, o.p., est né le 25 avril 1922 à Genève. Ancien professeur de philosophie aux universités de Genève et de Fribourg, il est théologien émérite de la Maison pontificale.
Charles Journet est connu pour son oeuvre majeure, L'Église du Verbe incarné, qui s'impose aujourd'hui comme l'un des plus grands chefs-d'?uvre théologiques du XXe siècle. Mais on ignore encore trop souvent qu'à côté de la figure du théologien thomiste existait aussi celle du poète, de l'homme de Dieu qui connaissait par expérience cette brûlure de l'âme que provoque la beauté au contact de toute véritable ?uvre d'art. C'est ce que révèle la correspondance échangée avec Paul Claudel de 1934 à 1950. A travers l'évocation des hommes et des événements qui formèrent le cadre de leur échange-la politique, la guerre, le retour de la paix, l'?uvre de Claudel en cours d'élaboration-, le théologien écoute le poète, cherche à faire partager sa joie de le lire, ou corrige un mot, une expression que la poésie ne nécessite pas, mais que la vérité exige. A la suite de cette correspondance, Michel Cagin a rassemblé tous les écrits de Charles Journet sur l'auteur du Soulier de satin, ainsi que les textes de Claudel publiés dans la revue Nova et Vetera, qu'il dirigeait. Sous des formes diverses-une préface, des recensions ou de simples notes bibliographiques, des annotations en marge de textes de Claudel -, ces pages restituent une part du dialogue, la part la plus intériorisée, entre le théologien et le poète. Avec la correspondance, elles montrent dans ce regard croisé une attention commune chez l'auteur de L'Église du Verbe incarné et celui du Soulier de satin à ce que Claudel lui-même appellera la " substance de la beauté qui est le sens ".
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
Résumé : Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage. Marie Rouanet propose un véritable petit traité du dépouillement, une variation profonde et belle sur le thème du détachement. Ecrivain, auteur de films et interprète de chansons en langue d'oc, Marie Rouanet a notamment publié La Marche lente des glaciers, L'Ordinaire de Dieu et Luxueuse austérité.
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
Scola Angelo ; Geninazzi Luigi ; Armogathe Jean-Ro
Le plus intellectuel et le plus cultivé des papabile se livre ici en transmettant une leçon de vie. Comment, archevêque de Milan, cardinal à Rome, artisan du dialogue inter-religieux aux quatre coins du monde, reste-t-on libre, c'est-à-dire soumis à Dieu ? Un livre-événement. Ces entretiens autobiographiques racontent l'ascension d'un fils de camionneur lombard, né en 1943, et devenu successivement professeur de philosophie, évêque d'un petit diocèse italien, président d'une université romaine, puis patriarche de Venise et archevêque de Milan, le plus grand diocèse du monde. Telle est la vie d'Angelo Scola, considéré comme papabile au conclave de 2005. Dans ce récit d'une vie qui a parié sur la liberté, on assiste à sa rencontre, avec don Giussani le fondateur charismatique d'un mouvement d'étudiants ; on découvre ceux qui furent ses maîtres à penser - de Lubac, Balthasar, Ratzinger. Dépassant l'anecdote, Scola rappelle toujours l'essentiel : son expérience de la rencontre personnelle avec le Christ et avec son prochain, ses convictions pastorales, son engagement intellectuel. Quarante ans d'histoire de l'Eglise dans des années tourmentées, mais aussi un saisissant témoignage de foi et d'espérance.