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La mémoire des sources. Pour une philosophie de la religion
Cottier Georges
CERF
31,90 €
Épuisé
EAN :9782204103541
Kant, Schleiermacher, Hegel puis Feuerbach, Marx, Freud ou, plus près de nous, Jacques Bouveresse et Régis Debray : la philosophie de la religion s'est instituée avec la modernité pour tâcher de définir quelle peut être l'essence du fait religieux. Dans le sillage des Lumières, ses principaux représentants ont considéré comme un préalable absolu à leurs travaux la négation de la Révélation. Rien n'est moins sûr qu'ils aient eu raison. A preuve, sous les feux de l'actualité, le besoin d'une herméneutique intégrale est toujours plus pressant. C'est à cette tâche que, au bout d'une vie consacrée à penser, s'est attelé le cardinal Cottier qui a longtemps exercé le métier unique de "théologien du pape" qui consiste à être l'ultime interlocuteur de l'évêque de Rome pour tout ce qui relève de la doctrine. Revenant de manière innovante à l'épistémologie élaborée par Thomas d'Aquin, qui n'entend rien ignorer ni de la raison ni de la foi, le dernier grand témoin de Vatican II montre ici que cette disjonction est contingente et que cette discipline représente une branche féconde et prometteuse du savoir philosophique, qui attend d'être pleinement développée. Un essai décisif pour un début de siècle tourmenté par le retour du religieux que doivent lire d'urgence tous ceux qui sont soucieux de refonder la culture humaniste dans son universalité.
Résumé : L'invitation faite en 1986 par l'Université libre de Bruxelles au père dominicain Georges Cottier était en elle-même un geste significatif de la volonté d'établir un dialogue entre la Franc-Maçonnerie et l'Eglise catholique, ou du moins d'en éclaircir les conditions. Le texte de cette intervention se place fermement sur le plan du dialogue, dont il explore l'historique ainsi que les principes fondamentaux. L'auteur s'interroge d'abord sur les conditions qui permettent d'accueillir le passé dans ses richesses comme dans sa nécessité de purification : l'accueil de l'héritage "ne signifie pas acceptation passive et répétitive ; il suppose au contraire, l'exercice du discernement critique". Ensuite le père Cottier parcourt de façon exhaustive l'histoire des documents, soit pour les purifier des éléments liés aux conditions contingentes et historiques, soit pour en dégager les principes et les questions de fond, qui restent valables et significatives au-delà du développement de l'Histoire.
L'indifférentisme souvent pointé par le pape Benoît XVI pose aux catholiques la question du magistère de l'Eglise, et spécialement de trois réalités dont l'harmonie ne va pas de soi dans les mentalités contemporaines, celles des croyants y compris: autorité, vérité et liberté. Face aux multiples remises en doute engendrées par la poussée dans l'opinion des dogmes et des slogans de la sécularisation, les baptisés, clercs ou laïcs, sont partagés, et la notion de magistère effraie bien souvent. Certains théologiens tentent, quant à eux, d'en revoir le rôle, voire la nature. La crise majeure de la foi que traversent nos vieilles contrées de chrétienté se manifeste d'abord par une crise de l'autorité magistérielle, de la réception de la Parole de l'Eglise. C'est de cette constatation que sont partis les auteurs de ce recueil pour tenter d'apporter un éclairage synthétique sur sa délicate fonction d'enseignement. Il en va de sa fidélité à la mission qu'elle a reçue du Christ et du service de la vérité auprès des hommes de notre temps. Il en va de l'intelligence de la foi et de la joie véritable, si essentiels à la fécondité de la Nouvelle évangélisation, comme l'illustre en finale de cet ouvrage la méditation du Cardinal Honoré sur le parcours exemplaire du Vénérable John Henry Newman.
Résumé : Le message premier de l'Eglise est celui de la miséricorde divine. telle est la conviction profonde du pape François. Or celle-ci se heurte à deux obstacles : le premier est celui d'un langage exclusivement juridique qui déconcerte beaucoup d'âmes. La vérité du Christ Sauveur ne peut être ramenée purement et simplement à un ordre légal. Le second, plus sournois, est de présenter la miséricorde divine, laquelle a sa suprême expression dans le sacrifice du Christ sur la croix, comme un accommodement avec un conformisme social plus mondain que théologal. L'indulgence de l'Eglise ne peut s'exercer qu'au bénéfice du salut des âmes. Si chaque intervenant est responsable de son propre texte, néanmoins entre nous existe un accord profond sur l Orientation que l'on peut souhaiter voir guider les décisions et le style pastoraux du prochain Synode extraordinaire des évêques sur la famille.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...