Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les laïcités à la française
Bedouelle Guy ; Costa Jean-Paul
PUF
7,61 €
Épuisé
EAN :9782130489870
Il ne manque pas d'ouvrages sur la laïcité en France, récents et souvent excellents. L'originalité de ce livre réside dans la conjonction des approches reposant sur la complémentarité des deux auteurs. Unis par une formation initiale commune, ils associent la pratique du droit et son enseignement à ceux de l'histoire et de la théologie. Cet ouvrage est fondé sur une idée simple que l'inhabituel pluriel contenu dans le titre exprime. La " laïcité " dans le contexte français n'est nullement un concept univoque, mais complexe et varié. En un siècle ou presque, on est passé d'une laïcité de combat à une neutralité armée, se muant en coexistence qui tend à se développer en coopération. La laïcité à la française est polymorphe dans l'espace et évolutive dans le temps. La laïcité est un sujet aux multiples ramifications politiques, philosophiques et théologiques mais aussi passionnelles. Elle fait partie de l'être de la France, et on a pu parler, dans le contexte européen, de " spécificité française " dans son exigence de séparation des religions et de l'Etat. Mais de quelle laïcité parle-t-on alors ? De celle du passé avec ses combats et ses raideurs qui s'engendraient réciproquement dans les deux camps ? Ou de celle, parfois paradoxale dans les faits, que la loi et la jurisprudence ne cessent de faire bouger, d'affiner, d'adapter ? Ou bien encore de la laïcité rêvée, espérée, programmée par les participants de l'actuel débat ? Des trois à la fois. L'objet de ce livre est en effet de fournir pour l'avenir, sans oublier le passé, une contribution réaliste au débat.
Hommes et femmes, religieux ou laïcs, ils ont été saisis, à la suite de Dominique, par l'urgence de la prédication. Neuf portraits de famille, de Jourdain de Saxe à Lacordaire, déploient ici les harmoniques de la grâce propre des Prêcheurs. C'est à travers l'histoire de ses frères et de ses soeurs que l'intuition de Dominique se laisse deviner et comprendre. Thomas d'Aquin dans sa théologie, Fra Angelico par sa peinture, Martin de Porrès à travers son humble service pour les pauvres : chacun participe à sa façon à l'édification d'un Ordre, à l'approfondissement d'une spiritualité de la Parole.
Cet ouvrage de Guy Bedouelle, directeur de la collection "Histoire du christianisme", a pour but de proposer une synthèse sur la réforme catholique qui a façonné l'Eglise, mais aussi la culture européenne du XVIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. En effet, la recherche spécialisée et érudite a été extrêmement riche et intéressante depuis une vingtaine d'années, mais elle reste ignorée du grand public cultivé.La question historique à laquelle ces pages veulent répondre est simple: pourquoi la réforme tellement désirée, et même amorcée depuis le XIVe siècle dans l'Eglise catholique, a-t-elle dû attendre la fin du XVIe siècle, et souvent le XVIIe siècle, pour s'établir durablement? En d'autres termes, pourquoi le concile de Trente a-t-il pu porter des fruits durables, là où tant de projets conciliaires ou pontificaux, là où tant de mouvements suscités par des saints, de Catherine de Sienne et Vincent Ferrier, semblaient avoir échoué? Biographie de l'auteur Guy Bedouelle, professeur d'histoire de l'Eglise à l'université de Fribourg, a publié de nombreux ouvrages sur la Bible au XVIe siècle et sur l'humanisme (Lefèvre d'Étaples, dont il est le spécialiste, Érasme, les humanistes anglais) et sur le XIXe siècle.
Saint Dominique et les premiers frères prêcheurs n'avaient pas prévu cela: la prédication à laquelle ils se vouaient dans un Ordre naissant était un acte de parole, très vite aussi d'écriture, mais nul d'entre eux ne pensait au rôle de l'image. Par esprit de pauvreté, tout décor était même officiellement banni de leurs couvents. Cela ne put durer. Dès le milieu du XIIIe siècle, il fallut, non sans débats, inventer une conciliation entre le dénuement de la vita apostolica et un certain "luxe" de l'art. Les artistes dominicains, certes, furent rares, même s'il y en eut de belle qualité. Fra Angelico les surplombe, qu'on reconnut peu à peu comme un théologien majeur, aux côtés de Thomas d'Aquin. Mais l'Ordre fit naître une copieuse iconographie de ses saints et de ses bienheureux. Nombre de couvents passèrent commande de ce que nous appelons aujourd'hui des "oeuvres d'art", à la fois présence visible du mystère chrétien et support d'enseignement pour les fidèles. Le Rosaire fut aussi une source féconde d'images. Issu d'un colloque organisé par le couvent des dominicains de Nice en 2004, cet ouvrage sillonne, au fil des premiers siècles de l'Ordre, l'espace entre la basilique de Saint-Maximin et le splendide couvent de Gênes. Conjuguant les regards d'historiens de l'art, d'historiens de l'Ordre et de théologiens, il présente et analyse des oeuvres et des corpus iconographiques, souvent aussi admirables que méconnus, suscités par les dominicains. Il s'attarde sur la fin du XVe siècle, dans la lumière de Louis Brea, et sur les richesses du baroque. Car ces bords de Méditerranée recèlent des trésors, même s'ils n'ont pas eu l'éclat de Venise, Florence ou Rome. Or, cette modestie permet d'autant mieux, peut-être, de comprendre les défis posés à l'Ordre par sa rencontre avec l'image et d'éclairer des questions qui sous-tendent ce livre. Certaines ont d'abord un intérêt historique: qu'a su offrir la tradition dominicaine à la figuration des mystères de la foi? pourquoi se mettre en scène soi-même à travers les grandes figures de sa propre histoire? D'autres questions sont d'une vivante actualité: quelle est la juste relation entre des religieux et des artistes? les séductions de la beauté s'accordent-elles avec la passion de la Parole? qu'en est-il d'une prédication par l'image? bref, quelle place tient l'art dans la mission des prêcheurs?
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.