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La réforme du catholicisme (1480-1620)
Bedouelle Guy
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204070751
Cet ouvrage de Guy Bedouelle, directeur de la collection "Histoire du christianisme", a pour but de proposer une synthèse sur la réforme catholique qui a façonné l'Eglise, mais aussi la culture européenne du XVIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. En effet, la recherche spécialisée et érudite a été extrêmement riche et intéressante depuis une vingtaine d'années, mais elle reste ignorée du grand public cultivé.La question historique à laquelle ces pages veulent répondre est simple: pourquoi la réforme tellement désirée, et même amorcée depuis le XIVe siècle dans l'Eglise catholique, a-t-elle dû attendre la fin du XVIe siècle, et souvent le XVIIe siècle, pour s'établir durablement? En d'autres termes, pourquoi le concile de Trente a-t-il pu porter des fruits durables, là où tant de projets conciliaires ou pontificaux, là où tant de mouvements suscités par des saints, de Catherine de Sienne et Vincent Ferrier, semblaient avoir échoué? Biographie de l'auteur Guy Bedouelle, professeur d'histoire de l'Eglise à l'université de Fribourg, a publié de nombreux ouvrages sur la Bible au XVIe siècle et sur l'humanisme (Lefèvre d'Étaples, dont il est le spécialiste, Érasme, les humanistes anglais) et sur le XIXe siècle.
Saint Dominique et les premiers frères prêcheurs n'avaient pas prévu cela: la prédication à laquelle ils se vouaient dans un Ordre naissant était un acte de parole, très vite aussi d'écriture, mais nul d'entre eux ne pensait au rôle de l'image. Par esprit de pauvreté, tout décor était même officiellement banni de leurs couvents. Cela ne put durer. Dès le milieu du XIIIe siècle, il fallut, non sans débats, inventer une conciliation entre le dénuement de la vita apostolica et un certain "luxe" de l'art. Les artistes dominicains, certes, furent rares, même s'il y en eut de belle qualité. Fra Angelico les surplombe, qu'on reconnut peu à peu comme un théologien majeur, aux côtés de Thomas d'Aquin. Mais l'Ordre fit naître une copieuse iconographie de ses saints et de ses bienheureux. Nombre de couvents passèrent commande de ce que nous appelons aujourd'hui des "oeuvres d'art", à la fois présence visible du mystère chrétien et support d'enseignement pour les fidèles. Le Rosaire fut aussi une source féconde d'images. Issu d'un colloque organisé par le couvent des dominicains de Nice en 2004, cet ouvrage sillonne, au fil des premiers siècles de l'Ordre, l'espace entre la basilique de Saint-Maximin et le splendide couvent de Gênes. Conjuguant les regards d'historiens de l'art, d'historiens de l'Ordre et de théologiens, il présente et analyse des oeuvres et des corpus iconographiques, souvent aussi admirables que méconnus, suscités par les dominicains. Il s'attarde sur la fin du XVe siècle, dans la lumière de Louis Brea, et sur les richesses du baroque. Car ces bords de Méditerranée recèlent des trésors, même s'ils n'ont pas eu l'éclat de Venise, Florence ou Rome. Or, cette modestie permet d'autant mieux, peut-être, de comprendre les défis posés à l'Ordre par sa rencontre avec l'image et d'éclairer des questions qui sous-tendent ce livre. Certaines ont d'abord un intérêt historique: qu'a su offrir la tradition dominicaine à la figuration des mystères de la foi? pourquoi se mettre en scène soi-même à travers les grandes figures de sa propre histoire? D'autres questions sont d'une vivante actualité: quelle est la juste relation entre des religieux et des artistes? les séductions de la beauté s'accordent-elles avec la passion de la Parole? qu'en est-il d'une prédication par l'image? bref, quelle place tient l'art dans la mission des prêcheurs?
L'Ancien Testament est un trésor littéraire spirituel. Pour permettre à tout un chacun de le découvrir, le P. Guy Bedouelle et André Turcat proposent un choix de textes qui va de la Genèse, jusqu'au dernier prophète, Malachie. Chaque livre fait l'objet d'une présentation simple qui en facilite la lecture et la compréhension; chaque texte est introduit et mis en perspective. L'Ancien Testament apparaît comme un album de famille que l'on parcourt avec bonheur, comme un arbre de vie qui offre son fruit à qui s'approche. Le lecteur en découvrira toute la densité humaine et la profondeur. Biographie: Entré dans l'ordre dominicain en 1965 après des études de droit et de sciences politiques, Guy Bedouelle est professeur d'histoire de l'Eglise à l'université de Fribourg (Suisse), et président du Centre d'études dominicain du Saulchoir à Paris. Membre depuis l'origine du comité de rédaction de la revue catholique internationale Communio, et rédacteur des revues Mémoire dominicaine et Pierre d'angle, il a également publié de nombreux livres sur l'humanisme, français et anglais, sur l'exégèse biblique au moment de la Réforme, et sur les catholiques libéraux au XIXe siècle. Il est aussi l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma dans ses rapports avec le spirituel. Daniel Bourgeois: Entré dans l'ordre dominicain en 1965, il fonde en 1977, avec Jean-Philippe Revel, une Fraternité de moines diocésains à Aix-en-Provence. Il enseigne la théologie dogmatique dans les séminaires d'Aix-en-Provence, Nice et Toulon, et la théologie pastorale à l'université de Fribourg (Suisse). Il dirige avec Guy Bedouelle la revue Pierre d'angle. Raymond Dodré: Pasteur de l'Eglise réformée de France ayant exercé son ministère en Provence, et spécialement au temple de la rue Grignan, ancien président du Consistoire de Marseille, il est membre fondateur de Marseille Espérance (groupe de dialogue interreligieux) et membre de l'académie des sciences et lettres de cette même ville. Francette Joanne. Elle appartient à l'Eglise réformée de France au sein de laquelle elle exerce des responsabilités peur la région Ouest. Membre de l'académie de Saintonge, historienne et animatrice de la vie culturelle locale, elle est l'auteur de nombreuses contributions érudites, notamment sur le protestantisme. pour le grand public, elle a publié un Guide des Eglises de Charente-Maritime (Nouvelles Editions latines, 1969). Elle prépare avec André Turcat un ouvrage sur le thème iconographique de la pesée des âmes à l'époque médiévale. Né à Marseille, André Turcat est connu par sa carrière aéronautique: il fut pilote d'essais pendant vingt-cinq ans, et en particulier du Concorde entre 1964 et 1976, une aventure scientifique, technologique et humaine qu'il a racontée en détail dans Pilote d'essais, mémoire (Cherche Midi, 2005). La retraite fut pour lui le début de nouveaux domaines de recherche, tout d'abord l'histoire de l'art, plus spécialement de l'iconographie médiévale, puis la théologie. il est l'initiateur et le coordinateur du présent ouvrage.
Pour comprendre la ténacité, le courage et la foi de Laure Sabès (1841-1911), fondatrice en 1868 des sœurs de Notre-Dame de la Délivrande, qui rallieront ensuite l'Ordre dominicain, il fallait la replacer pleinement dans le contexte contrasté et douloureux de son époque. Fonder une communauté religieuse féminine ouverte à tous les besoins pour libérer l'Evangile aux Antilles, ce fut aussi affronter les catastrophes naturelles, mais aussi les mesquineries et les incompréhensions. La transplanter dans la France de la révolution industrielle, ce fut traverser les combats d'une laïcité agressive mais aussi gagner ceux de la charité et du dévouement. Parmi tant d'autres, Laure Sabès fut une " aventurière de Dieu " selon l'expression d'Elisabeth Dufourcq qui préface le livre.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones