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La forêt malade. Débats anciens et phénomènes nouveaux XVIIe-XXe siècles
Corvol Andrée
L'HARMATTAN
25,40 €
Épuisé
EAN :9782738427946
L'homme contemporain confond volontiers les difficultés que traversent les forêts tropicales (diminution des surfaces et appauvrissement des couverts) avec celles que connaissent les forêts tempérées (affaiblissement lié à l'acidité des sols et aux méfaits de la pollution). Le présent ouvrage étudie comment cet amalgame s'est constitué au cours des siècles passés. En fait, l'état des forêts n'inquiète qu'aux lendemains d'une crise profonde, déclenchée par l'enchaînement des guerres ou parla transformation des économies. La forêt aurait souffert des ces événements, par suite de prélèvements excessifs, en raison, aussi, d'une adaptation qui altère sa beauté. Ces diagnostics ne sont pas toujours exacts. Ils sont, par contre, toujours intéressés. Que cachent ces discours alarmistes ? Quels en sont les auteurs ? Comment expliquer leur audience ? Quels effets cela a-t-il sur le comportement des hommes ? Ces quatre questions, qui se posent tout naturellement dans un XXe siècle façonné par les médias, sont moins neuves qu'il y paraît : déjà, au XVIIe siècle, la forêt, enjeu socio-économique, était objet de manipulations politiques. On a toujours craint que les forêts ne meurent et cela, avant même de savoir qu'un arbre pouvait être malade. C'est l'histoire de cette peur obscure qui explique les angoisses du citoyen devant un monde qu'il comprend et maîtrise de moins en moins, même s'il est de mieux en mieux informé du progrès des sciences. Les lunettes de nos lointains ancêtres déformeraient-elles encore les mots et les images d'à présent ? Le Groupe d'Histoire des Forêts Françaises, que préside Andrée Corvol , directeur de recherches au CNRS, est une association pluridisciplinaire de scientifiques qui étudient le patrimoine sylvicole et communiquent au public le résultat de leurs travaux.
Le massif vosgien a échappé à l'urbanisation et à la dénaturation sylvicole. Cela tient aux circonstances historiques : elles en firent l'obstacle qui protégeait l'hexagone des invasions ; elles empêchèrent ensuite d'y attenter. Sa ligne bleutée n'avait-elle pas été la limite du territoire national et l'incarnation du devoir patriotique : récupérer les régions perdues en 1870 ? Ces données expliquent que les Vosges paraissent d'un bloc. L'impression est confortée par la couverture végétale. Le Sapin unifie, mieux, identifie la contrée. Chacun pense qu'il en fut toujours ainsi. Rien n'est moins exact, comme le montre ce livre : les aspects actuels datent des lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, quand les hommes quittèrent les vallées et laissèrent les prairies envahies par la broussaille, les parcours occupés par la friche et la forêt. Naguère, la tradition des emplois multiples mariait agriculture et industrie, agriculture et foresterie. Le travail aux bois qu'imposaient les pratiques affouagères, familiarisait avec les métiers du bois et de son transport, prolongés par la charpente et la menuiserie, voire par la boissellerie là où l'on fabriquait les fromages. L'emploi en usine facilitait le maniement du fer, de la soudure, de l'électricité, de la mécanique, d'où l'aptitude au bricolage qui pérennisait l'exploitation d'hectares boisés près d'un ruisseau ou d'une source. La forêt fut l'emblème des Vosges ? Elle l'est restée. Le vert est à l'honneur, puisque les peuplements de sapin et d'épicéa dominent. La " sapinière " désigne les peuplements où le sapin constitue plus des trois quarts du couvert résineux. C'est le cas pour 43 % du domanial, 47 % du communal et 10 % du privatif. Le sapin l'emporte même sur tout autre dans les parcelles de cette dernière catégorie. La chanson " Mon beau sapin, roi des forêts " retentit ici plus qu'ailleurs. Mais cette pureté des peuplements engendre des problèmes. Problèmes sanitaires en raison de l'absence de cloisons végétales pour contenir les maladies, les attaques parasitaires. Problèmes commerciaux en raison d'une production insuffisamment diversifiée. Ces difficultés préoccupent également les voisins transalpins, helvétiques et germaniques, ainsi que l'aire scandinave. Le présent ouvrage compare diagnostics et solutions. Il révèle ainsi le Sapin européen dans tous ses états, au propre comme au figuré.
Longtemps, la forêt a été considérée comme hostile aux déplacements et aux combats d'une année régulière. Aussi les populations qui y menaient des actions de guérilla étaient-elles réputées farouches. Mieux valait éviter le couvert des arbres et choisir comme terrain d'opération un espace découvert. D'où l'idée que les forêts renforçaient la défense naturelle que constituaient fleuves et montagnes. On a vu pendant la Seconde Guerre mondiale que l'obstacle se franchissait dès qu'existait une route. On a déploré alors l'inefficacité des leçons prodiguées tant parle XIXe siècle que par le premier conflit mondial. Le legs des guerres anciennes, de l'Antiquité à la Révolution, est toujours perceptible, qu'il s'agisse des mentalités ou des paysages. Pourtant, les forêts actuelles ne pourraient arrêter une armée régulière : le soldat est entraîné aux méthodes de guérilla ; les techniques de bombardement anéantissent le couvert végétal. La forêt demeure cependant associée à la guerre ou, plutôt, à l'après-guerre : lorsque la paix revient, c'est en créant des forêts que l'on cache les cicatrices du paysage et que l'on emploie les terrains devenus incultivables. Reste à savoir comment évolueront ces massifs et, demain, de quelle valeur seront leurs récoltes.
Certains arbres retiennent l'attention par leur âge ou par leur taille. Objets d'admiration, ils participent à la description d'un paysage, au repérage d'un site, à l'estimation d'un terrain. En effet, comment dissocier les Vosges de leurs sapins, le Forez de ses douglas ou la Provence de ses cyprès; l'Espagne de ses oliviers, la Toscane de ses pins ou le Japon de ses mélèzes ? Pourtant, il en est davantage qui correspondent à des plantations contemporaines qu'à des peuplements historiques. Combien de temps s'écoule-t-il avant que les unes et les autres soient regardés avec le même intérêt ? Mieux, avec la même affection ? Car l'appropriation, la défense et l'entretien d'un paysage sylvicole demandent plusieurs générations. Ce serait une erreur que d'attacher une image positive à tout panorama forestier. L'image l'est en fonction d'une histoire familiale et d'une mémoire collective. Car, avant d'être réserves ligneuses, les espaces forestiers furent réserves foncières, époque qui a laissé des traces. De fait,le paysage aimable reflète la présence humaine et le paysage inquiétant, son absence. Ce subtil dosage entre Nature et Culture fait l'objet du présent livre.
Le XXe siècle ? Les manuels scolaires nous ont appris que c'était l'âge des innovations en accéléré : la généralisation de l'électricité, la venue de la puce électronique, l'émergence du nucléaire civil après l'apparition du nucléaire militaire, la facilité des transports, la désertification des campagnes, l'accès aux médias, l'uniformisation des modes de vie, des manières de manger, l'élargissement de notre monde quotidien à la planète entière, bref la marche forcée vers la mondialisation des façons de consommer et de raisonner, et l'universalisation des problèmes environnementaux liés au coût de l'eau, à la pollution de l'air et du sol, à la concentration de la main d'oeuvre et à la densification des zones résidentielles. De fait, les problèmes environnementaux que nous connaissons aujourd'hui et qu'il nous faut sinon résoudre du moins gérer ne sont pas nés après la Seconde Guerre Mondiale mais avant l'éclatement de la Première. II en va de même des discours que nous imaginons être le propre de notre génération. Ils ne font souvent que répéter en d'autres termes les angoisses qu'éprouvaient nos arrière-grands-parents. C'est parce que nous ignorons ce qu'étaient la nature, les paysages et l'environnement de leur époque que nous croyons être les premiers à appréhender l'avenir. L'ouvrage présente le bilan des modifications et des permanences qui caractérisent ce siècle, de l'engagement dans le premier conflit mondial à l'entrée dans un siècle nouveau où rien n'est résolu, où tout est encore possible. Il propose de ce fait réflexions et recherches. Sont ainsi recensées les sources de documentation qui permettront de répondre aux nombreuses interrogations que posent des choix économiques différents de ceux de nos voisins, ainsi que des évolutions régionales pour le moins contrastées. L'historien des villes comme celui des campagnes, le spécialiste des mentalités, comme celui des technologies y trouveront donc la matière de maints sujets. Mais ce livre ne s'adresse pas qu'aux universitaires, voire aux ressortissants de telle ou telle science de l'Homme et de la Société, économie, géographie, sociologie, ethnologie, psychologie, droit. Il concerne tout administrateur conscient d'inscrire son action dans la longue durée, tout citoyen désireux d'explorer les racines de son passé.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !