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Les sources de l'histoire de l'environnement. Tome 3, Le XXe siècle
Corvol Andrée
L'HARMATTAN
61,50 €
Épuisé
EAN :9782747537926
Le XXe siècle ? Les manuels scolaires nous ont appris que c'était l'âge des innovations en accéléré : la généralisation de l'électricité, la venue de la puce électronique, l'émergence du nucléaire civil après l'apparition du nucléaire militaire, la facilité des transports, la désertification des campagnes, l'accès aux médias, l'uniformisation des modes de vie, des manières de manger, l'élargissement de notre monde quotidien à la planète entière, bref la marche forcée vers la mondialisation des façons de consommer et de raisonner, et l'universalisation des problèmes environnementaux liés au coût de l'eau, à la pollution de l'air et du sol, à la concentration de la main d'oeuvre et à la densification des zones résidentielles. De fait, les problèmes environnementaux que nous connaissons aujourd'hui et qu'il nous faut sinon résoudre du moins gérer ne sont pas nés après la Seconde Guerre Mondiale mais avant l'éclatement de la Première. II en va de même des discours que nous imaginons être le propre de notre génération. Ils ne font souvent que répéter en d'autres termes les angoisses qu'éprouvaient nos arrière-grands-parents. C'est parce que nous ignorons ce qu'étaient la nature, les paysages et l'environnement de leur époque que nous croyons être les premiers à appréhender l'avenir. L'ouvrage présente le bilan des modifications et des permanences qui caractérisent ce siècle, de l'engagement dans le premier conflit mondial à l'entrée dans un siècle nouveau où rien n'est résolu, où tout est encore possible. Il propose de ce fait réflexions et recherches. Sont ainsi recensées les sources de documentation qui permettront de répondre aux nombreuses interrogations que posent des choix économiques différents de ceux de nos voisins, ainsi que des évolutions régionales pour le moins contrastées. L'historien des villes comme celui des campagnes, le spécialiste des mentalités, comme celui des technologies y trouveront donc la matière de maints sujets. Mais ce livre ne s'adresse pas qu'aux universitaires, voire aux ressortissants de telle ou telle science de l'Homme et de la Société, économie, géographie, sociologie, ethnologie, psychologie, droit. Il concerne tout administrateur conscient d'inscrire son action dans la longue durée, tout citoyen désireux d'explorer les racines de son passé.
On a souvent abordé l'extrême sensibilité du second XVIIIe siècle, celui des " torrents " de larmes et des rires "en cascade". Ce vocabulaire témoigne de l'imbrication des phénomènes naturels et des sentiments humains. On a aussi beaucoup glosé sur le spleen des jeunes, leur désenchantement lorsque s'écroule le rêve impérial alors qu'aucun grand dessein ne se profile plus à l'horizon européen. On n'a guère discuté en revanche des fils tissés d'une période à l'autre tant la cassure de 1789 focalisait l'attention. Là est l'originalité de cet ouvrage, éclairer différemment les réalités françaises. Le projecteur révèle des spectacles inouïs pour les générations antérieures et dévoile l'ordonnancement d'une France unifiée, d'une Europe conquise. Y contribuent tous ceux qui lancent des ponts, percent des canaux, ouvrent des routes. Ils brisent l'isolement. Ils façonnent les villes. Ils incarnent le Progrès. Celui de la technique. Celui de l'homme. L'homme régénéré, voilà qui inquiète aujourd'hui mais hier, qu'en était-il ? Cet homme nouveau que les politiques annonçaient, ils ne le concevaient que dans le cadre d'une Nature revigorée, une nature qui mérite d'être protégée, une nature, aussi, où chacun exprime sa récente liberté. Cette liberté qui signifie jouir de ses biens ne compromet-elle pas le bien de tous, cette Nature dont on entrevoit déjà la fragilité ? Toutes les angoisses actuelles sont au rendez-vous du VXIIIe siècle finissant. Les réponses du XIXe siècle sont hésitantes, contradictoires. Elles préfigurent plus d'une fois les attitudes présentes : profiter de la Nature tout en la préservant mais sans réviser modes de vie et de pensée. La nature en révolution invite donc le lecteur à regarder agir ses ancêtres, lesquels ont cru qu'il suffisait de le vouloir pour embellir le monde et ses habitants.
Pour l'homme d'aujourd'hui, les bois représentent la liberté. Il ne doute pas que ses ancêtres y circulaient et en vivaient sans la moindre contrainte. Et en effet autrefois, la forêt s'offrait aux cultures, fournissait le bois de chauffe et le bois d'oeuvre, nourrissait les bêtes et sauvait les villageois quand tout allait mal. Mais cet équilibre entre agriculture et forêt se détériore dès le milieu du XVIIIe siècle, lorsque les autorités découvrent que la forêt constitue un capital. Les paysans ne sont plus traités en producteurs mais en prédateurs et en ennemis de l'arbre. Eux pour qui la forêt signifiait abondance se révoltent. Leur opposition aux pouvoirs publics ne cessera qu'avec l'exode rural. Dans le même temps, les élites prennent conscience de la vulnérabilité de l'environnement et s'ouvrent à une sensibilité nouvelle : l'arbre devient l'élément constitutif du paysage. La forêt n'est plus l'espace des paysans. Elle dépend des citadins et ceux-ci l'adaptent à leurs besoins. Ces ruptures sont à l'origine des préoccupations écologiques contemporaines. Depuis plus d'un siècle, l'arbre s'est imposé comme l'antidote du monde industriel. L'Etat doit intervenir pour protéger les milieux naturels et non pour favoriser leur exploitation économique. De fait, les grands débats nés autour de la politique forestière du XIXe siècle sont plus actuels que jamais : libéralisme ou dirigisme ? Privatisation ou nationalisation ? La forêt est le miroir de la société. Andrée Corvol, agrégée de l'Université et docteur ès Lettres, chercheur au CNRS est l'auteur de L'Homme et l'Arbre sous l'Ancien Régime(Economica). Elle prépare un ouvrage sur l'économie des sciences de la Nature en Occident.
L'arbre grandit et grossit, dépérit, brûle ou casse (on l'a encore constaté en janvier 2009 dans le Sud-Ouest de la France). Ces phénomènes reflètent le nombre des années ou la colère des cieux. Voilà 400 millions d'années qu'il démontre ses capacités évolutives. Il connaît le sort de tous les vivants: l'éloignement des anciens conditionne le développement des jeunes - leçon de tout temps difficile à admettre. Mais si les individus meurent, l'espèce demeure. Pourtant, inerte, l'arbre semble immuable, immortel même. Son espérance de vie excède celle des hommes et des animaux. Comment imaginer qu'un sujet si familier puisse disparaître? Comment ne pas honorer un individu très vieux? Comment ne pas lui attribuer des pouvoirs extraordinaires? Comment ne pas conserver, parfois à tout prix, ce témoin de notre existence? Il la rappellera peut-être lorsqu'elle sera éteinte. Jadis, les arbres furent des dieux ou des messagers. Naguère, ils fournissaient de quoi soulager les gens souffrants, combattre les maladies, éviter le malheur, obtenir le bonheur. Hier encore, en plantant un arbre, l'homme célébrait la naissance et le mariage; il espérait la prospérité de la famille et la tranquillité de l'au-delà. Mais aujourd'hui, victimes des pollutions et des déboisements, les arbres n'écartent plus tous les maux de la terre: ils les dévoilent. Sans conteste, l'arbre est un objet d'histoire fascinant. Cette histoire-là, trop mal connue du public, réserve des surprises innombrables et est souvent plus prenante que celle de beaucoup de personnes ou de collectivités humaines. Biographie de l'auteur Directrice de recherche au CNRS, présidente du Groupe d'histoire des forêts françaises (CHEF), spécialiste de l'histoire des forêts et de la place du bois dans la civilisation occidentale, Andrée Corvol a déjà publié, chez Fayard, en 1987, L'Homme aux bois. Histoire des relations de l'homme et de la forêt (XVIIe - XXe siècle).
Le massif vosgien a échappé à l'urbanisation et à la dénaturation sylvicole. Cela tient aux circonstances historiques : elles en firent l'obstacle qui protégeait l'hexagone des invasions ; elles empêchèrent ensuite d'y attenter. Sa ligne bleutée n'avait-elle pas été la limite du territoire national et l'incarnation du devoir patriotique : récupérer les régions perdues en 1870 ? Ces données expliquent que les Vosges paraissent d'un bloc. L'impression est confortée par la couverture végétale. Le Sapin unifie, mieux, identifie la contrée. Chacun pense qu'il en fut toujours ainsi. Rien n'est moins exact, comme le montre ce livre : les aspects actuels datent des lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, quand les hommes quittèrent les vallées et laissèrent les prairies envahies par la broussaille, les parcours occupés par la friche et la forêt. Naguère, la tradition des emplois multiples mariait agriculture et industrie, agriculture et foresterie. Le travail aux bois qu'imposaient les pratiques affouagères, familiarisait avec les métiers du bois et de son transport, prolongés par la charpente et la menuiserie, voire par la boissellerie là où l'on fabriquait les fromages. L'emploi en usine facilitait le maniement du fer, de la soudure, de l'électricité, de la mécanique, d'où l'aptitude au bricolage qui pérennisait l'exploitation d'hectares boisés près d'un ruisseau ou d'une source. La forêt fut l'emblème des Vosges ? Elle l'est restée. Le vert est à l'honneur, puisque les peuplements de sapin et d'épicéa dominent. La " sapinière " désigne les peuplements où le sapin constitue plus des trois quarts du couvert résineux. C'est le cas pour 43 % du domanial, 47 % du communal et 10 % du privatif. Le sapin l'emporte même sur tout autre dans les parcelles de cette dernière catégorie. La chanson " Mon beau sapin, roi des forêts " retentit ici plus qu'ailleurs. Mais cette pureté des peuplements engendre des problèmes. Problèmes sanitaires en raison de l'absence de cloisons végétales pour contenir les maladies, les attaques parasitaires. Problèmes commerciaux en raison d'une production insuffisamment diversifiée. Ces difficultés préoccupent également les voisins transalpins, helvétiques et germaniques, ainsi que l'aire scandinave. Le présent ouvrage compare diagnostics et solutions. Il révèle ainsi le Sapin européen dans tous ses états, au propre comme au figuré.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.