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Forêt et vigne, bois et vin. XVIème-XXème siècle
Corvol Andrée
L'HARMATTAN
45,50 €
Épuisé
EAN :9782747528269
Forêt et Vigne, Bois et Vin ont de temps immémorial entretenu d'étroites et complexes relations. Comme l'espace agricole, les terroirs consacrés à la vigne se sont constitués aux dépens de la sylve primitive. Celle-ci a en outre, à tout âge et dans toute époque, fourni le bois destiné tant à la confection des piquets et des treilles pour la culture des ceps qu'à la confection des cuves, barriques et vaisselles nécessaires à l'élaboration, à la conservation et à la dégustation des vins. Ces relations ont évolué au gré de l'histoire en fonction, de l'évolution de la société, des mentalités, des mœurs, du niveau de vie ; en fonction aussi des connaissances scientifiques et de la maîtrise technique ; en fonction également des interventions économiques et politiques au niveau international comme aux plans national et régional. Ainsi, en termes d'occupation du territoire, si les places respectives de la Forêt et de la Vigne reflètent les pratiques alimentaires et hygiéniques d'une population donnée, leurs fluctuations parfois brutales traduisent les pénuries liées au contexte des guerres ou à une catastrophe écologique comme le mildiou, l'oïdium. le phylloxéra. La place du bois dans l'élaboration du vin a changé selon la conception technique qui en régissait la fabrication. La notion même de terrain propre à la vigne ne tend-elle pas à s'estomper ? La notion de terrain propre à la forêt pour merrain n'est-elle pas en train d'apparaître, voire de s'imposer ? Bref, les données d'autrefois constituent l'héritage d'aujourd'hui et les contraintes de naguère, livrer du merrain, des piquets, laisser le vin vieillir et se bonifier, sont celles de maintenant. Les temps anciens régissent donc toujours notre présent et notre futur tout en livrant la clé de leurs compréhensions.
Le XIXe siècle ? Les manuels scolaires 110115 Ont appris que c'était Page de la machine à vapeur, le règne du roi-charbon, la révolution des transports, l'apparition de l'électricité, la concentration de la main-d'oeuvre, In taylorisation du travail, la ruée vers les villes, l'acceptation du suffrage universel, la formation des syndicats, la défense des ouvriers, bref un ensemble d'innovations techniques et de transformations sociales qui prépare le monde contemporain - notre monde. De fait, les problèmes environnementaux que nous connaissons. aujourd'hui et qu'il nous faut sinon résoudre du moins gérer ne sont pas nés après la Seconde Guerre mondiale nais avant l'éclatement de la Pr, mitre. Il en va de même des discours que nous imaginons être le propre de notre génération. Ils ne font souvent que répéter en d'autres termes les angoisses qu'éprouvaient nos arrière-grands-parents. C'est parce que nous ignorons ce qu'étaient la nature, les paysages et l'environnement de leur époque que nous croyons être les premiers à appréhender l'avenir. L'ouvrage présente le bilan des modifications et des permanences qui caractérisent ce siècle, de la reconstruction, qui suivit la période napoléonienne la gestation du premier conflit mondial, et propose de ce fait réflexions et recherches. Il recense les sources de documentation qui permettront de répondre aux nombreuses interrogations que posent des choix économiques différents de ceux de nos voisins, ainsi que des évolutions régionales pour le moins contrastées. L'historien des villes comme celui des campagnes, le spécialiste des mentalités comme celui des technologies y trouveront donc la matière de maints sujets. Mais ce livre ne s'adresse pas qu'aux universitaires, voire aux ressortissants de telle ou telle science de l'Homme et de la Société, économie, géographie, sociologie, ethnologie, psychologie, droit. Il concerne tout administrateur conscient d'inscrire son action dans la longue durée, tout citoyen désireux d'explorer les racines de son passé.
Longtemps, la forêt a été considérée comme hostile aux déplacements et aux combats d'une année régulière. Aussi les populations qui y menaient des actions de guérilla étaient-elles réputées farouches. Mieux valait éviter le couvert des arbres et choisir comme terrain d'opération un espace découvert. D'où l'idée que les forêts renforçaient la défense naturelle que constituaient fleuves et montagnes. On a vu pendant la Seconde Guerre mondiale que l'obstacle se franchissait dès qu'existait une route. On a déploré alors l'inefficacité des leçons prodiguées tant parle XIXe siècle que par le premier conflit mondial. Le legs des guerres anciennes, de l'Antiquité à la Révolution, est toujours perceptible, qu'il s'agisse des mentalités ou des paysages. Pourtant, les forêts actuelles ne pourraient arrêter une armée régulière : le soldat est entraîné aux méthodes de guérilla ; les techniques de bombardement anéantissent le couvert végétal. La forêt demeure cependant associée à la guerre ou, plutôt, à l'après-guerre : lorsque la paix revient, c'est en créant des forêts que l'on cache les cicatrices du paysage et que l'on emploie les terrains devenus incultivables. Reste à savoir comment évolueront ces massifs et, demain, de quelle valeur seront leurs récoltes.
Certains arbres retiennent l'attention par leur âge ou par leur taille. Objets d'admiration, ils participent à la description d'un paysage, au repérage d'un site, à l'estimation d'un terrain. En effet, comment dissocier les Vosges de leurs sapins, le Forez de ses douglas ou la Provence de ses cyprès; l'Espagne de ses oliviers, la Toscane de ses pins ou le Japon de ses mélèzes ? Pourtant, il en est davantage qui correspondent à des plantations contemporaines qu'à des peuplements historiques. Combien de temps s'écoule-t-il avant que les unes et les autres soient regardés avec le même intérêt ? Mieux, avec la même affection ? Car l'appropriation, la défense et l'entretien d'un paysage sylvicole demandent plusieurs générations. Ce serait une erreur que d'attacher une image positive à tout panorama forestier. L'image l'est en fonction d'une histoire familiale et d'une mémoire collective. Car, avant d'être réserves ligneuses, les espaces forestiers furent réserves foncières, époque qui a laissé des traces. De fait,le paysage aimable reflète la présence humaine et le paysage inquiétant, son absence. Ce subtil dosage entre Nature et Culture fait l'objet du présent livre.
Pour l'homme d'aujourd'hui, les bois représentent la liberté. Il ne doute pas que ses ancêtres y circulaient et en vivaient sans la moindre contrainte. Et en effet autrefois, la forêt s'offrait aux cultures, fournissait le bois de chauffe et le bois d'oeuvre, nourrissait les bêtes et sauvait les villageois quand tout allait mal. Mais cet équilibre entre agriculture et forêt se détériore dès le milieu du XVIIIe siècle, lorsque les autorités découvrent que la forêt constitue un capital. Les paysans ne sont plus traités en producteurs mais en prédateurs et en ennemis de l'arbre. Eux pour qui la forêt signifiait abondance se révoltent. Leur opposition aux pouvoirs publics ne cessera qu'avec l'exode rural. Dans le même temps, les élites prennent conscience de la vulnérabilité de l'environnement et s'ouvrent à une sensibilité nouvelle : l'arbre devient l'élément constitutif du paysage. La forêt n'est plus l'espace des paysans. Elle dépend des citadins et ceux-ci l'adaptent à leurs besoins. Ces ruptures sont à l'origine des préoccupations écologiques contemporaines. Depuis plus d'un siècle, l'arbre s'est imposé comme l'antidote du monde industriel. L'Etat doit intervenir pour protéger les milieux naturels et non pour favoriser leur exploitation économique. De fait, les grands débats nés autour de la politique forestière du XIXe siècle sont plus actuels que jamais : libéralisme ou dirigisme ? Privatisation ou nationalisation ? La forêt est le miroir de la société. Andrée Corvol, agrégée de l'Université et docteur ès Lettres, chercheur au CNRS est l'auteur de L'Homme et l'Arbre sous l'Ancien Régime(Economica). Elle prépare un ouvrage sur l'économie des sciences de la Nature en Occident.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.