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A LA VEILLE DE L'AN 2000. Lourdes 1998, Assemblée plénière des évêques de France
CONF EVEQUES FRANC
CERF
25,30 €
Épuisé
EAN :9782204062695
Parmi les travaux de l'assemblée des évêques, deux dossiers amorcés l'an dernier arrivent à terme : le premier porte sur les relations entre les catholiques et les musulmans en France. Comment dans notre pays, où l'islam a pris place dans les traditions religieuses, la rencontre est-elle devenue l'étape indispensable pour aboutir au dialogue ? Le second dossier pose les nouvelles structures de la communication de l'Eglise catholique. Deux chantiers sont aussi ouverts ; d'une part, l'apostolat des laïcs, comment appeler les mouvements à un témoignage adapté au monde moderne ; d'autre part, la vocation des prêtres diocésains. Les autres travaux concernent la situation actuelle du Secours catholique, le comité du Jubilé, le 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage. A la veille du Jubilé, l'Eglise catholique en France assume pleinement son passé et son présent pour avancer avec lucidité dans sa mission : proposer la foi dans la société actuelle.
Nous tous, croyants par héritage, nous sommes très sensibles aux sondages, surtout quand ils nous disent la baisse de la pratique religieuse, la perte d'une certaine mémoire chrétienne et la montée d'une indifférence tranquille. Mais sommes-nous aussi sensibles aux signes insistants, qui manifestent une disponibilité nouvelle à la recherche du dieu vivant ? C'est cette nouveauté de la foi, dans le contexte de la société actuelle, que met en relief le rapport présenté par Mgr Claude Dagens à l'assemblée des évêques de France, à Lourdes, en novembre 1994. Ce rapport peut devenir un instrument de réflexion et de travail. Il est dédié à ses inspirateurs réels : - aux hommes et aux femmes qui demandent le baptême et dont la foi naissante interroge celle de tout le peuple de dieu, - aux jeunes qui reçoivent le sacrement de confirmation et qui cherchent dans la foi des raisons de vivre et d'aimer la vie, en un temps d'incertitude, - à tous ces croyants qui osent dire comment leur foi au Christ construit et soutient leur existence, - à ces responsables de la société civile qui nous révèlent que l'Evangile est aujourd'hui attendu d'une façon nouvelle : comme une ressource pour vivre et pour fonder des engagements durables. Ce rapport n'a pas d'autre but que de susciter cette libre proposition de la foi, qui vaut pour notre société entière.
A l'approche des élections présidentielles de 2022, le Conseil permanent a souhaité publier un document dans la continuité de Dans un monde qui change, Retrouver le sens du politique afin d'aider les catholiques et celles et ceux qui voudront s'en saisir à réfléchir en vue des élections. A l'approche de l'élection présidentielle de 2022, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a souhaité proposer très largement un document de réflexion et de discernement. Il s'inscrit dans le sillage des textes publiés au seuil des années électorales précédentes : Qu'as-tu fait de ton frère ? (2006), Un vote pour quelle société (2011), Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique (2016). Avec humilité et détermination, les membres du Conseil permanent veulent attirer l'attention des candidats, des catholiques et de tous les citoyens sur ce qu'implique le choix de vivre en société, le respect inconditionnel de toute vie humaine, l'authentique promotion de la liberté et l'écologie intégrale. Ils manifestent ainsi à quel point les religions ne sont pas une menace pour la société mais peuvent au contraire contribuer à sa vitalité et à sa paix.
« À de nombreuses reprises, depuis 1966, la Conférence des évêques de France s'est préoccupée du rétablissement puis du développement du diaconat permanent pour le service des communautés catholiques de notre pays. » En 1967, le Comité national du diaconat, avec l'approbation de Rome, était chargé de la formation des premiers diacres permanents. Puis les régions apostoliques et les diocèses se sont eux-mêmes organisés dans la poursuite de cette tâche en coordination avec le Comité national. Aujourd'hui 1500 hommes environ se sont déjà engagés à servir le Christ et son Église. Tous les diocèses de France bénéficient de leur ministère. C'est pourquoi les évêques de France n'ont cessé de marquer leur intérêt pour les diacres, leur formation et leur place dans les communautés chrétiennes. Ce document, adopté à l'Assemblée de Lourdes en 1999, vient donc compléter les orientations votées en 1996, le directoire et les normes rendus publics par Rome en 1998 et publiés en France sous le titre « Les Diacres permanents. Directoire et normes ». « Comme toute "ratio", celle-ci relève d'un genre littéraire un peu austère... Mais c'est bien sûr l'expérience vivante, et elle seule, qui peut faire découvrir toute la richesse et toute la saveur d'une vie donnée au service du Christ et de son Église. » [Mgr Hippolyte Simon, évêque de Clermont]
Ce livre n'est ni un traité sur la mission ni une synthèse sur des approches nouvelles. Il est avant tout un témoignage sur la démarche entreprise par les évêques au cours de leur Assemblée. Il ne la présente pas comme exemplaire, mais comme un chantier passionnant, susceptible de mobiliser des énergies dans un domaine essentiel. Notre souhait est que d'autres s'en emparent : communautés, mouvements, services, mais aussi tout groupe motivé par l'urgence de la mission. Chaque diocèse verra comment poursuivre la route.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.