Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Anthologie de la poésie irlandaise du XXe siècle. 1890-1990
Lambert Pierre-Yves ; Masson Jean-Yves
VERDIER
38,54 €
Épuisé
EAN :9782864322283
En Irlande plus que dans n'importe quel autre pays d'Europe, les poètes ont leur place au cœur de la cité. Depuis qu'à la fin du siècle dernier la " Renaissance celtique " a rendu au pays son autonomie culturelle par rapport à la tradition anglo-saxonne renforcée par des siècles de colonisation, et au fur et à mesure que la langue gaélique longtemps réprimée retrouvait les voies de la création littéraire abandonnées depuis le XVIIIe siècle, la poésie en Irlande est devenue le mode d'expression privilégié d'un imaginaire collectif où se reflètent tous les enjeux de la création. Pour la première fois en dehors du monde anglo-saxon, cette anthologie propose un panorama aussi complet que possible de la floraison poétique qui a marqué le XXe siècle, au nord comme au sud de l'île, tant en anglais qu'en gaélique. Une centaine d'auteurs nés entre 1845 et 1956 (dont un bon nombre traduits pour la première fois) sont ici présentés à travers près de quatre cents poèmes. On y verra que les figures majeures de ce siècle, de Yeats à Heaney, de Kavanagh à Kinsella, de MacNeice à Montague, sont apparues dans un contexte d'une richesse exceptionnelle où de fortes personnalités comme Mairtin O Direain, Sean O Riordain, Denis Devlin, John Hewitt, Brendan Kennelly ou Padraic Fallon, pour ne citer que quelques noms, demeurent encore à découvrir. La génération née autour de 1950, ici largement représentée, se distingue par l'émergence de voix féminines marquantes (de Nuala Ni Dhomhnaill à Mary O'Malley). Elle illustre de façon neuve la persistance de la double tentation de l'engagement politique ou du repli aux marges du silence qui traverse l'œuvre des aînés, et qui confère à la poésie irlandaise, anglophone autant que gaélique, une place essentielle dans l'Europe d'aujourd'hui.
Résumé : Les contes médiévaux gallois (parfois appelés Mabinogion) sont pour l'essentiel conservés dans deux manuscrits du XIVe siècle. Les Quatre Branches du Mabinogi sont des récits associés à la fondation de deux dynasties royales (provinces de Dyfed et de Gwynedd). Ces quatre histoires expriment les idéaux d'une société archaïque de type indo-européen. On y apprend, par exemple, comment un roi (Pwyll) fait prospérer son pays en contractant une alliance personnelle avec le dieu de l'Au-delà ; comment un druide (Gwydion) va élever son neveu de façon à le rendre digne de la fonction royale. D'autres contes sont des "légendes royales". Le roi le plus important, dans l'histoire légendaire du Pays de Galles, c'est Arthur : il apparaît déjà dans le conte archaïque de Kulhwch et Olwen, un conte de type traditionnel, mêlant des thèmes internationaux (les Six à la conquête du monde) et les traditions locales. Kulhwch pourra-t-il trouver les quarante objets merveilleux demandés par le père de celle qu'il aime, l'horrible géant Yspaddaden ? Heureusement il reçoit l'aide du roi Arthur, son cousin, et de tous les hommes de sa cour. D'autres récits traduisent une forme tardive de la légende arthurienne. On a inclus aussi L'histoire de Taliesin, car il met en scène un poète mythique qui a été la référence constante des écrivains gallois de toute époque.
Résumé : Longtemps perçu comme une langue mystérieuse, le gaulois enfin fait entendre sa voix et l'on doit tenir compte de son existence dans l'histoire des langues celtiques. Les découvertes et l'étude de nombreuses inscriptions permettent de déchiffrer une grande partie de ces messages que nous ont laissés les Gaulois. Ce livre présente un état de nos connaissances les plus sûres. Il montre quelles en sont les sources et comment elles ont pu être contrôlées par l'examen des inscriptions, et la reconstitution étymologique, qui s'appuie sur la comparaison avec les autres dialectes indo-européens, ou avec les autres langues celtiques. Plusieurs chapitres linguistiques font le point sur la phonologie, la morphologie et la syntaxe gauloise, ainsi que sur l'élément lexical celtique conservé en français moderne. Une partie importante de l'ouvrage est consacrée aux commentaires d'inscriptions : qu'elles soient en alphabet étrusque, grec ou latin, qu'elles soient sur pierre, sur poterie, ou sur du métal. L'épigraphie gallo-latine est présentée dans toute sa variété : offrandes officielles sur pierre, calendrier, estampilles de potiers, comptes de potiers, inscriptions familières sur bagues, inscriptions bachiques ou érotiques sur des coupes, et textes magiques plus ou moins tardifs sur des lamelles de plomb. Pour tous ces documents, accompagnés le plus souvent d'une illustration, l'auteur présente l'état d'avancement de l'interprétation avec parfois les différentes hypothèses possibles. L'ouvrage se termine par la présentation d'une sélection de 140 mots français d'origine gauloise.
Fondée en 1936, Etudes celtiques publie des recherches en archéologie, en numismatique et en histoire de l'art, et des études linguistiques et littéraires orientées surtout vers la reconstruction du celtique ancien, ou l'étude des documents antiques et médiévaux. Ce numéro accorde une importance particulière à la linguistique et à l'épigraphie du celtique antique (celtibère, gaulois), comprenant en particulier des articles de scientifiques espagnols traduits en français. En épigraphie, il comprend la relecture d'une inscription gauloise d'Italie du Nord, et la découverte d'un signe passé jusqu'ici inaperçu dans les inscriptions celtibères en écriture latine. Plusieurs autres contributions s'attachent à l'étude du lexique gaulois, soit le nom de l'homme libre ((p)riyo-, cf. anglais free), soit un nom d'animal, le cerf. Concernant les langues médiévales et modernes, Jacopo Bisagni produit l'étude exhaustive du thème du " roi taureau ", dans une traduction irlandaise du poème de Stace ; Hervé Le Bihan donne des notes de moyen-breton (notamment sur l'expression de la négation) et Erwan Le Pipec livre des observations sur la phonétique et l'origine dialectale de quelques phrases bretonnes citées par un érudit du XVIIIe siècle. L'archéologie comprend un essai de localisation d'un oppidum gaulois cité par César, Gorgobina, et l'interprétation de fouilles archéologiques sur un promontoire armoricain.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".