Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vie Sociale N° 41-42 : L'enchevêtrement des administrations sociales. Simplification ou coopération
Laroque Michel ; Montalembert Marc de ; Bouquet Br
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749278100
La multiplicité des administrations sociales en France n'est pas sans interroger sur l'efficacité de ses politiques sociales et médico-sociales. On rencontre en effet, à côté d'administrations centrales et de leurs établissements publics nationaux relevant de ministres différents, de nombreux acteurs, administratifs locaux qu'ils relèvent des services déconcentrés de l'Etat, de services publics décentralisés par secteurs (organismes de Sécurité sociale, agences régionales de santé) ou des collectivités territoriales (régions, départements, communes, communautés de communes...) ou issus de démembrements (CCAS, CIAS, établissements publics locaux). Encadrés et généralement financés au moins en partie par ces administrations, interviennent des opérateurs publics, associatifs, mutualistes ou lucratifs, gérant des services ou établissements de statuts divers par délégation publique ou non. Il en résulte un enchevêtrement administratif que ce numéro de Vie sociale vise à éclairer, en examinant son histoire, ses modalités, ses conséquences sur le plan de certaines politiques d'action sociale et médico-sociale et en s'interrogeant sur les possibilités de simplification ou d'adaptation afin d'assurer un meilleur service public pour les bénéficiaires.
L'hypnose n'est donc pas un phénomène isolé relevant d'une explication autonome. Elle est au contraire indissociable des lois générales du psychisme. Elle n'a pu apparaître comme un mystère que dans la mesure où l'on n'a pas rattaché cette conséquence aux prémisses qui la fondent et l'éclairent. Une théorie de l'hypnose dépasse donc la simple explication d'un fait rare et quelque peu marginal; elle enveloppe une interrogation plus ample sur la nature de la conscience et les conditions de son émergence. L'hypnose est un retour à la simplicité native dont l'effort nous avait éloignés. Dans cette perspective, l'être réaliserait à l'occasion de la suggestion une plongée dans la vie instinctive. De ce retour aux origines naturelles, on a surtout décrit les aspects négatifs: l'abolition de la synthèse réfléchie du temps interdit le jugement, la pesée des moyens et des fins qui caractérisent le comportement conscient et volontaire. L'homme redevient en quelque sorte un être instantané et irréfléchi. Mais il peut arriver que la finalité naturelle assure le relais d'une volonté qui renonce à prendre en charge le déroulement des choses. Nous l'avons vérifié chez les somnambules étudiés par Janet, dont le comportement témoigne d'une activité intelligente mais étrangère à la délibération et cependant capable de réaliser des tâches parfois fort compliquées. Il en est de même dans la suggestion. Baudoin souligne le caractère inventif de l'idée suggérée qui appelle et coordonne des moyens nombreux et complexes pour produire une fin, mais, à l'inverse de la volonté, de façon inconsciente. Il dégage de ses observations la « loi de la finalité subconsciente »: « l'idée qui fait l'objet de la suggestion agit comme un but ou une fin. L'activité subconsciente qui est en jeu dans la suggestion consiste dans une invention et adaptation de moyens propres à réaliser cette fin ». C'est en vertu de cette loi que dans l'autosuggestion il suffit de se concentrer sur une formule évoquant l'amélioration générale en laissant à l'inconscient la charge de la spécifier en bénéfices psychophysiologiques plus précis. Cette idée d'un abandon à la finalité naturelle se retrouve chez Erickson. Pour lui, l'idée d'un hypnotiseur tout-puissant imposant de l'extérieur des réponses à son patient est un mythe ridicule. Au contraire, tout ce qui peut apparaître dans l'hypnose existe déjà à l'état potentiel chez le sujet. Les phénomènes spécifiques de l'hypnose peuvent toujours se produire spontanément: ils sont donc en quelque sorte naturels. C'est le cas pour les réponses thérapeutiques: elles ne sont pas des créations artificielles de l'hypnotiseur car le sujet a déjà en lui sans le savoir les possibilités de résoudre ses difficultés. L'hypnose consiste seulement à réveiller et à cultiver ces puissances inconscientes. Ainsi le but commun des procédés de suggestion serait de retrouver la vie dont la pensée nous a progressivement détachés. L'homme qui réfléchit (et toute conscience implique réflexion) devient peu à peu étranger à la nature qu'il porte en lui. Pourtant, sa conscience qui la juge ne saurait complètement s'en séparer. Il est à la fois conscience et nature. C'est « l'animal malade » dont parlait Hegel. La suggestion endort la conscience pour retrouver la nature. Ainsi comprise, elle n'est pas un pouvoir artificiel acquis à la faveur de quelque gymnastique mentale, mais un retour aux sources.
Le cours sur les grands problèmes sociaux de Pierre Laroque, cofondateur de la Sécurité sociale en 1945, président de la section sociale du Conseil d'Etat et, pendant plus de 25 ans, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, estfondamental pour la compréhension des politiques sociales. Ce cours magistral a été enseigné à l'Institut d'études politiques de Paris, Sciences Po, de 1946 à 1970, formant aux questions sociales des générations principalement de futurs hauts fonctionnaires. S'inscrivant dans une démarche pédagogique, il s'efforce de faire découvrir les problèmes sociaux à travers une approche à la fois historique, juridique, démographique, économique et sociologique qui, de l'analyse des problèmes sociaux, conduit à la définition des politiques sociales et à leur mise en oeuvre. Pour restituer ce cours, dont le contenu variait chaque année, la présente publication s'appuie sur les trois derniers cours dispensés par Pierre Laroque en 1967-1968, 1968-1969 et 1969-1970. Sans pouvoir être exhaustif, cet ouvrage aborde principalement, après une réflexion générale sur les politiques sociales, les aspects démographiques, les questions relatives à la famille, au travail, aux rapports entre employeurs et salariés, à l'organisation médicale et sanitaire, avant de consacrer sa dernière partie aux problèmes sociaux de la distribution des revenus et au rôle à cet égard de la Sécurité sociale. Il est accompagné d'une préface de Michel Laroque, inspecteur général des affaires sociales honoraire, qui a préparé cette présentation, et d'une remarquable postface de Marie Scot, chercheuse au Centre d'histoire de Sciences Po, Pierre Laroque, maître à penser des questions sociales à Sciences Po. Le Comité d'histoire de la Sécurité sociale, soutenu par Sciences Po, a décidé de mettre à la disposition du public le plus large possible cet enseignement non seulement dans une perspective historique mais aussi parce qu'il reste d'une étonnante actualité cinquante ans après.
La philosophie n'est pas une spécialité parmi d'autres. Elle décrypte le sens du vécu, éclaire les choix, fonde la citoyenneté. Dans une république laïque, elle constitue l'essence de l'éducation. Mais les résultats de son enseignement, dans les lycées, trahissent sa visée. La disparité des cours, qui est actuellement la règle, interdit tout examen sérieux, autorise certaines dérives, livre l'élève à son professeur, pour le meilleur et pour le pire. L'enseignement de la philosophie obtiendrait le crédit qui lui est dû par une plus grande rigueur des programmes. Il faudrait, pour cela, substituer aux notions qui le composent, beaucoup trop vagues, des problèmes précis, tels qu'ils se sont posés dans l'histoire de la pensée, avec des références obligatoires aux auteurs. Aux antipodes d'une érudition stérile, un enseignement véritablement philosophique de l'histoire des idées ouvrirait l'élève, par l'intériorisation de problématiques éternelles, à une pensée personnelle authentique, la seule qui lui soit accessible à dix-huit ans.
L'hypnose n'est pas un phénomène isolé relevant d'une explication indépendante. Elle est, au contraire, indissociable des lois générales du psychisme. Sa nature en est déductible comme une conséquence l'est des prémisses qui la fondent. Une réflexion sur l'hypnose enveloppe donc une interrogation philosophique sur la nature de la conscience pour rendre compte de faits particuliers. Le sujet en état d'hypnose est un être unifié qui coïncide avec la mouvance de la durée, forme de tout vécu, mais ignore, faute de recul, sa temporalité : il ne pense pas le temps et ne se pense pas dans le temps. Cette hypothèse s'accorde avec les procédés d'induction de l'hypnose ; elle permet aussi d'éclairer ses principaux effets : hallucinations positives et négatives, régression, amnésie posthypnotique... Longtemps reléguée au silence par la psychanalyse, l'hypnose connaît aujourd'hui, sous d'autres noms, un renouveau attesté par le succès de méthodes de relaxation qui en procèdent. Mais, de tout temps, l'état mental où elle s'enracine a inspiré la recherche d'expériences libératrices : c'est le cas des diverses formes de prières ou de la spiritualité propre au quiétisme et au zen. Différentes de l'hypnose, ces expériences naissent de la même source et s'en rapprochent comme des espèces au sein d'un genre.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.