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Hypnose et autohypnose. Edition revue et augmentée
Larroque Michel
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296564565
L'hypnose n'est pas un phénomène isolé relevant d'une explication indépendante. Elle est, au contraire, indissociable des lois générales du psychisme. Sa nature en est déductible comme une conséquence l'est des prémisses qui la fondent. Une réflexion sur l'hypnose enveloppe donc une interrogation philosophique sur la nature de la conscience pour rendre compte de faits particuliers. Le sujet en état d'hypnose est un être unifié qui coïncide avec la mouvance de la durée, forme de tout vécu, mais ignore, faute de recul, sa temporalité : il ne pense pas le temps et ne se pense pas dans le temps. Cette hypothèse s'accorde avec les procédés d'induction de l'hypnose ; elle permet aussi d'éclairer ses principaux effets : hallucinations positives et négatives, régression, amnésie posthypnotique... Longtemps reléguée au silence par la psychanalyse, l'hypnose connaît aujourd'hui, sous d'autres noms, un renouveau attesté par le succès de méthodes de relaxation qui en procèdent. Mais, de tout temps, l'état mental où elle s'enracine a inspiré la recherche d'expériences libératrices : c'est le cas des diverses formes de prières ou de la spiritualité propre au quiétisme et au zen. Différentes de l'hypnose, ces expériences naissent de la même source et s'en rapprochent comme des espèces au sein d'un genre.
L'amour est éprouvé comme révélation de valeur : il n'est irrésistible que dans la mesure où son objet lui semble irrécusable. Il découvre, à partir du visage aimé, la gloire poétique du monde. Il est donc saisi du bien et du beau à travers un être singulier, investi d'un caractère sacré, et parfois même, dans la passion, transfiguré en absolu vivant. Ainsi le vécu amoureux apparaît, dans son essence, comme une expérience spirituelle. Mais cette expérience prend sa source dans l'instinct : on ne peut aimer qu'un être avec lequel l'union physique est envisageable et, le plus souvent, tout à la fois désirée et impossible. Cette parenté entre l'amour et la sexualité a inspiré des thèses psychanalytiques sur l'idéalisation et la sublimation. Leur mérite est de révéler des faits essentiels longtemps occultés, mais elles les interprètent à travers un préjugé matérialiste qui en fausse le sens. Il faut donc comprendre autrement le lien fondamental qui rattache la visée religieuse de l'amour à son enracinement biologique.
La philosophie n'est pas une spécialité parmi d'autres. Elle décrypte le sens du vécu, éclaire les choix, fonde la citoyenneté. Dans une république laïque, elle constitue l'essence de l'éducation. Mais les résultats de son enseignement, dans les lycées, trahissent sa visée. La disparité des cours, qui est actuellement la règle, interdit tout examen sérieux, autorise certaines dérives, livre l'élève à son professeur, pour le meilleur et pour le pire. L'enseignement de la philosophie obtiendrait le crédit qui lui est dû par une plus grande rigueur des programmes. Il faudrait, pour cela, substituer aux notions qui le composent, beaucoup trop vagues, des problèmes précis, tels qu'ils se sont posés dans l'histoire de la pensée, avec des références obligatoires aux auteurs. Aux antipodes d'une érudition stérile, un enseignement véritablement philosophique de l'histoire des idées ouvrirait l'élève, par l'intériorisation de problématiques éternelles, à une pensée personnelle authentique, la seule qui lui soit accessible à dix-huit ans.
Le cours sur les grands problèmes sociaux de Pierre Laroque, cofondateur de la Sécurité sociale en 1945, président de la section sociale du Conseil d'Etat et, pendant plus de 25 ans, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, estfondamental pour la compréhension des politiques sociales. Ce cours magistral a été enseigné à l'Institut d'études politiques de Paris, Sciences Po, de 1946 à 1970, formant aux questions sociales des générations principalement de futurs hauts fonctionnaires. S'inscrivant dans une démarche pédagogique, il s'efforce de faire découvrir les problèmes sociaux à travers une approche à la fois historique, juridique, démographique, économique et sociologique qui, de l'analyse des problèmes sociaux, conduit à la définition des politiques sociales et à leur mise en oeuvre. Pour restituer ce cours, dont le contenu variait chaque année, la présente publication s'appuie sur les trois derniers cours dispensés par Pierre Laroque en 1967-1968, 1968-1969 et 1969-1970. Sans pouvoir être exhaustif, cet ouvrage aborde principalement, après une réflexion générale sur les politiques sociales, les aspects démographiques, les questions relatives à la famille, au travail, aux rapports entre employeurs et salariés, à l'organisation médicale et sanitaire, avant de consacrer sa dernière partie aux problèmes sociaux de la distribution des revenus et au rôle à cet égard de la Sécurité sociale. Il est accompagné d'une préface de Michel Laroque, inspecteur général des affaires sociales honoraire, qui a préparé cette présentation, et d'une remarquable postface de Marie Scot, chercheuse au Centre d'histoire de Sciences Po, Pierre Laroque, maître à penser des questions sociales à Sciences Po. Le Comité d'histoire de la Sécurité sociale, soutenu par Sciences Po, a décidé de mettre à la disposition du public le plus large possible cet enseignement non seulement dans une perspective historique mais aussi parce qu'il reste d'une étonnante actualité cinquante ans après.
L'hypnose n'est donc pas un phénomène isolé relevant d'une explication autonome. Elle est au contraire indissociable des lois générales du psychisme. Elle n'a pu apparaître comme un mystère que dans la mesure où l'on n'a pas rattaché cette conséquence aux prémisses qui la fondent et l'éclairent. Une théorie de l'hypnose dépasse donc la simple explication d'un fait rare et quelque peu marginal; elle enveloppe une interrogation plus ample sur la nature de la conscience et les conditions de son émergence. L'hypnose est un retour à la simplicité native dont l'effort nous avait éloignés. Dans cette perspective, l'être réaliserait à l'occasion de la suggestion une plongée dans la vie instinctive. De ce retour aux origines naturelles, on a surtout décrit les aspects négatifs: l'abolition de la synthèse réfléchie du temps interdit le jugement, la pesée des moyens et des fins qui caractérisent le comportement conscient et volontaire. L'homme redevient en quelque sorte un être instantané et irréfléchi. Mais il peut arriver que la finalité naturelle assure le relais d'une volonté qui renonce à prendre en charge le déroulement des choses. Nous l'avons vérifié chez les somnambules étudiés par Janet, dont le comportement témoigne d'une activité intelligente mais étrangère à la délibération et cependant capable de réaliser des tâches parfois fort compliquées. Il en est de même dans la suggestion. Baudoin souligne le caractère inventif de l'idée suggérée qui appelle et coordonne des moyens nombreux et complexes pour produire une fin, mais, à l'inverse de la volonté, de façon inconsciente. Il dégage de ses observations la « loi de la finalité subconsciente »: « l'idée qui fait l'objet de la suggestion agit comme un but ou une fin. L'activité subconsciente qui est en jeu dans la suggestion consiste dans une invention et adaptation de moyens propres à réaliser cette fin ». C'est en vertu de cette loi que dans l'autosuggestion il suffit de se concentrer sur une formule évoquant l'amélioration générale en laissant à l'inconscient la charge de la spécifier en bénéfices psychophysiologiques plus précis. Cette idée d'un abandon à la finalité naturelle se retrouve chez Erickson. Pour lui, l'idée d'un hypnotiseur tout-puissant imposant de l'extérieur des réponses à son patient est un mythe ridicule. Au contraire, tout ce qui peut apparaître dans l'hypnose existe déjà à l'état potentiel chez le sujet. Les phénomènes spécifiques de l'hypnose peuvent toujours se produire spontanément: ils sont donc en quelque sorte naturels. C'est le cas pour les réponses thérapeutiques: elles ne sont pas des créations artificielles de l'hypnotiseur car le sujet a déjà en lui sans le savoir les possibilités de résoudre ses difficultés. L'hypnose consiste seulement à réveiller et à cultiver ces puissances inconscientes. Ainsi le but commun des procédés de suggestion serait de retrouver la vie dont la pensée nous a progressivement détachés. L'homme qui réfléchit (et toute conscience implique réflexion) devient peu à peu étranger à la nature qu'il porte en lui. Pourtant, sa conscience qui la juge ne saurait complètement s'en séparer. Il est à la fois conscience et nature. C'est « l'animal malade » dont parlait Hegel. La suggestion endort la conscience pour retrouver la nature. Ainsi comprise, elle n'est pas un pouvoir artificiel acquis à la faveur de quelque gymnastique mentale, mais un retour aux sources.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.