Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Esquisse d'une psychophilosophie de l'amour
Larroque Michel
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782738464934
L'amour est éprouvé comme révélation de valeur : il n'est irrésistible que dans la mesure où son objet lui semble irrécusable. Il découvre, à partir du visage aimé, la gloire poétique du monde. Il est donc saisi du bien et du beau à travers un être singulier, investi d'un caractère sacré, et parfois même, dans la passion, transfiguré en absolu vivant. Ainsi le vécu amoureux apparaît, dans son essence, comme une expérience spirituelle. Mais cette expérience prend sa source dans l'instinct : on ne peut aimer qu'un être avec lequel l'union physique est envisageable et, le plus souvent, tout à la fois désirée et impossible. Cette parenté entre l'amour et la sexualité a inspiré des thèses psychanalytiques sur l'idéalisation et la sublimation. Leur mérite est de révéler des faits essentiels longtemps occultés, mais elles les interprètent à travers un préjugé matérialiste qui en fausse le sens. Il faut donc comprendre autrement le lien fondamental qui rattache la visée religieuse de l'amour à son enracinement biologique.
La philosophie n'est pas une spécialité parmi d'autres. Elle décrypte le sens du vécu, éclaire les choix, fonde la citoyenneté. Dans une république laïque, elle constitue l'essence de l'éducation. Mais les résultats de son enseignement, dans les lycées, trahissent sa visée. La disparité des cours, qui est actuellement la règle, interdit tout examen sérieux, autorise certaines dérives, livre l'élève à son professeur, pour le meilleur et pour le pire. L'enseignement de la philosophie obtiendrait le crédit qui lui est dû par une plus grande rigueur des programmes. Il faudrait, pour cela, substituer aux notions qui le composent, beaucoup trop vagues, des problèmes précis, tels qu'ils se sont posés dans l'histoire de la pensée, avec des références obligatoires aux auteurs. Aux antipodes d'une érudition stérile, un enseignement véritablement philosophique de l'histoire des idées ouvrirait l'élève, par l'intériorisation de problématiques éternelles, à une pensée personnelle authentique, la seule qui lui soit accessible à dix-huit ans.
L'hypnose n'est pas un phénomène isolé relevant d'une explication indépendante. Elle est, au contraire, indissociable des lois générales du psychisme. Sa nature en est déductible comme une conséquence l'est des prémisses qui la fondent. Une réflexion sur l'hypnose enveloppe donc une interrogation philosophique sur la nature de la conscience pour rendre compte de faits particuliers. Le sujet en état d'hypnose est un être unifié qui coïncide avec la mouvance de la durée, forme de tout vécu, mais ignore, faute de recul, sa temporalité : il ne pense pas le temps et ne se pense pas dans le temps. Cette hypothèse s'accorde avec les procédés d'induction de l'hypnose ; elle permet aussi d'éclairer ses principaux effets : hallucinations positives et négatives, régression, amnésie posthypnotique... Longtemps reléguée au silence par la psychanalyse, l'hypnose connaît aujourd'hui, sous d'autres noms, un renouveau attesté par le succès de méthodes de relaxation qui en procèdent. Mais, de tout temps, l'état mental où elle s'enracine a inspiré la recherche d'expériences libératrices : c'est le cas des diverses formes de prières ou de la spiritualité propre au quiétisme et au zen. Différentes de l'hypnose, ces expériences naissent de la même source et s'en rapprochent comme des espèces au sein d'un genre.
Le 4 octobre 2015, l'ordonnance portant création de la Sécurité sociale aura 70 ans. C'est l'occasion de revenir sur les origines de la Sécurité sociale, sa construction (notamment avec deux textes peu connus de Pierre Laroque), de rappeler son évolution jusqu'aux années 1990, puis d'analyser les infléchissements qui tendent à faire passer de l'Etat providence à un Etat d'investissement social, permettant le soutien des bénéficiaires tout au long de leur vie, et en particulier, de façon préventive.
Le sixième tome de "La Sécurité sociale: son histoire à travers les textes" poursuit une série entreprise de longue date, sous l'impulsion du président Pierre Laroque. Ce travail est le fruit d'une analyse des documents administratifs ou parlementaires, replacés dans le contexte du moment, par des experts sollicités pour leur compétence particulière dans chacun des domaines inventoriés. Cette contribution éclaire les sujets actuels de préoccupation qui se sont multipliés: couverture des plus démunis, politique active de l'emploi, mobilisation des nouveaux financements, nouvelle gouvernance, incidences démographiques, perspectives à moyen terme... Les auteurs ont également étendu le champ d'étude à l'assurance chômage qui fait partie du concept de sécurité sociale au sens de l'Union européenne, du Conseil de l'Europe et du Bureau international du travail. L'objectif était de fournir dans le cadre de la commémoration du 60e anniversaire de la Sécurité sociale une documentation complète et riche d'apports diversifiés. Au-delà des experts et des historiens, ce nouveau tome s'adresse aussi au grand public.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.