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La sécurité sociale, son histoire à travers les textes. Tome 6, 1981-2005
Laroque Michel
CHSS
52,00 €
Épuisé
EAN :9782905882639
Le sixième tome de "La Sécurité sociale: son histoire à travers les textes" poursuit une série entreprise de longue date, sous l'impulsion du président Pierre Laroque. Ce travail est le fruit d'une analyse des documents administratifs ou parlementaires, replacés dans le contexte du moment, par des experts sollicités pour leur compétence particulière dans chacun des domaines inventoriés. Cette contribution éclaire les sujets actuels de préoccupation qui se sont multipliés: couverture des plus démunis, politique active de l'emploi, mobilisation des nouveaux financements, nouvelle gouvernance, incidences démographiques, perspectives à moyen terme... Les auteurs ont également étendu le champ d'étude à l'assurance chômage qui fait partie du concept de sécurité sociale au sens de l'Union européenne, du Conseil de l'Europe et du Bureau international du travail. L'objectif était de fournir dans le cadre de la commémoration du 60e anniversaire de la Sécurité sociale une documentation complète et riche d'apports diversifiés. Au-delà des experts et des historiens, ce nouveau tome s'adresse aussi au grand public.
L'hypnose n'est donc pas un phénomène isolé relevant d'une explication autonome. Elle est au contraire indissociable des lois générales du psychisme. Elle n'a pu apparaître comme un mystère que dans la mesure où l'on n'a pas rattaché cette conséquence aux prémisses qui la fondent et l'éclairent. Une théorie de l'hypnose dépasse donc la simple explication d'un fait rare et quelque peu marginal; elle enveloppe une interrogation plus ample sur la nature de la conscience et les conditions de son émergence. L'hypnose est un retour à la simplicité native dont l'effort nous avait éloignés. Dans cette perspective, l'être réaliserait à l'occasion de la suggestion une plongée dans la vie instinctive. De ce retour aux origines naturelles, on a surtout décrit les aspects négatifs: l'abolition de la synthèse réfléchie du temps interdit le jugement, la pesée des moyens et des fins qui caractérisent le comportement conscient et volontaire. L'homme redevient en quelque sorte un être instantané et irréfléchi. Mais il peut arriver que la finalité naturelle assure le relais d'une volonté qui renonce à prendre en charge le déroulement des choses. Nous l'avons vérifié chez les somnambules étudiés par Janet, dont le comportement témoigne d'une activité intelligente mais étrangère à la délibération et cependant capable de réaliser des tâches parfois fort compliquées. Il en est de même dans la suggestion. Baudoin souligne le caractère inventif de l'idée suggérée qui appelle et coordonne des moyens nombreux et complexes pour produire une fin, mais, à l'inverse de la volonté, de façon inconsciente. Il dégage de ses observations la « loi de la finalité subconsciente »: « l'idée qui fait l'objet de la suggestion agit comme un but ou une fin. L'activité subconsciente qui est en jeu dans la suggestion consiste dans une invention et adaptation de moyens propres à réaliser cette fin ». C'est en vertu de cette loi que dans l'autosuggestion il suffit de se concentrer sur une formule évoquant l'amélioration générale en laissant à l'inconscient la charge de la spécifier en bénéfices psychophysiologiques plus précis. Cette idée d'un abandon à la finalité naturelle se retrouve chez Erickson. Pour lui, l'idée d'un hypnotiseur tout-puissant imposant de l'extérieur des réponses à son patient est un mythe ridicule. Au contraire, tout ce qui peut apparaître dans l'hypnose existe déjà à l'état potentiel chez le sujet. Les phénomènes spécifiques de l'hypnose peuvent toujours se produire spontanément: ils sont donc en quelque sorte naturels. C'est le cas pour les réponses thérapeutiques: elles ne sont pas des créations artificielles de l'hypnotiseur car le sujet a déjà en lui sans le savoir les possibilités de résoudre ses difficultés. L'hypnose consiste seulement à réveiller et à cultiver ces puissances inconscientes. Ainsi le but commun des procédés de suggestion serait de retrouver la vie dont la pensée nous a progressivement détachés. L'homme qui réfléchit (et toute conscience implique réflexion) devient peu à peu étranger à la nature qu'il porte en lui. Pourtant, sa conscience qui la juge ne saurait complètement s'en séparer. Il est à la fois conscience et nature. C'est « l'animal malade » dont parlait Hegel. La suggestion endort la conscience pour retrouver la nature. Ainsi comprise, elle n'est pas un pouvoir artificiel acquis à la faveur de quelque gymnastique mentale, mais un retour aux sources.
L'amour est éprouvé comme révélation de valeur : il n'est irrésistible que dans la mesure où son objet lui semble irrécusable. Il découvre, à partir du visage aimé, la gloire poétique du monde. Il est donc saisi du bien et du beau à travers un être singulier, investi d'un caractère sacré, et parfois même, dans la passion, transfiguré en absolu vivant. Ainsi le vécu amoureux apparaît, dans son essence, comme une expérience spirituelle. Mais cette expérience prend sa source dans l'instinct : on ne peut aimer qu'un être avec lequel l'union physique est envisageable et, le plus souvent, tout à la fois désirée et impossible. Cette parenté entre l'amour et la sexualité a inspiré des thèses psychanalytiques sur l'idéalisation et la sublimation. Leur mérite est de révéler des faits essentiels longtemps occultés, mais elles les interprètent à travers un préjugé matérialiste qui en fausse le sens. Il faut donc comprendre autrement le lien fondamental qui rattache la visée religieuse de l'amour à son enracinement biologique.
Le cours sur les grands problèmes sociaux de Pierre Laroque, cofondateur de la Sécurité sociale en 1945, président de la section sociale du Conseil d'Etat et, pendant plus de 25 ans, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, estfondamental pour la compréhension des politiques sociales. Ce cours magistral a été enseigné à l'Institut d'études politiques de Paris, Sciences Po, de 1946 à 1970, formant aux questions sociales des générations principalement de futurs hauts fonctionnaires. S'inscrivant dans une démarche pédagogique, il s'efforce de faire découvrir les problèmes sociaux à travers une approche à la fois historique, juridique, démographique, économique et sociologique qui, de l'analyse des problèmes sociaux, conduit à la définition des politiques sociales et à leur mise en oeuvre. Pour restituer ce cours, dont le contenu variait chaque année, la présente publication s'appuie sur les trois derniers cours dispensés par Pierre Laroque en 1967-1968, 1968-1969 et 1969-1970. Sans pouvoir être exhaustif, cet ouvrage aborde principalement, après une réflexion générale sur les politiques sociales, les aspects démographiques, les questions relatives à la famille, au travail, aux rapports entre employeurs et salariés, à l'organisation médicale et sanitaire, avant de consacrer sa dernière partie aux problèmes sociaux de la distribution des revenus et au rôle à cet égard de la Sécurité sociale. Il est accompagné d'une préface de Michel Laroque, inspecteur général des affaires sociales honoraire, qui a préparé cette présentation, et d'une remarquable postface de Marie Scot, chercheuse au Centre d'histoire de Sciences Po, Pierre Laroque, maître à penser des questions sociales à Sciences Po. Le Comité d'histoire de la Sécurité sociale, soutenu par Sciences Po, a décidé de mettre à la disposition du public le plus large possible cet enseignement non seulement dans une perspective historique mais aussi parce qu'il reste d'une étonnante actualité cinquante ans après.
Le 4 octobre 2015, l'ordonnance portant création de la Sécurité sociale aura 70 ans. C'est l'occasion de revenir sur les origines de la Sécurité sociale, sa construction (notamment avec deux textes peu connus de Pierre Laroque), de rappeler son évolution jusqu'aux années 1990, puis d'analyser les infléchissements qui tendent à faire passer de l'Etat providence à un Etat d'investissement social, permettant le soutien des bénéficiaires tout au long de leur vie, et en particulier, de façon préventive.
Mme Goldstein née le 29 novembre 1914 dans le Bas-Rhin, fille de M. Meyer, adjoint au maire de la ville d'Haguenau et membre du comité exécutif du Parti radical et radical socialiste, avocate stagiaire au barreau de Strasbourg, Melle Meyer postule en 1937 et est admise en 1939 comme rédacteur stagiaire au ministère du Travail (le ministre était alors M. Paul Ramadier), avec la bienveillante attention de M. Edouard Daladier (président du Conseil et ministre de la Défense nationale et de la guerre, auquel était directement rattachée une direction générale des Services d'Alsace et de Lorraine). En 1954, elle laissait encore en Alsace le souvenir de l'étudiante parfaite et fidèle des mauvais jours qu'elle fût. Dès 1938, doctorante en droit, elle obtient la publication de sa thèse sous la forme d'un ouvrage portant sur Les régimes de retraites des agents des collectivités locales et établissements publics locaux. Son supérieur direct, M. Huossal, à la direction des Assurances sociales et de la Mutualité, signalait en 1940, combien, dans ses fonctions encore modestes mais remplies avec intelligence, activité et conscience, elle a pu rendre de véritables services à l'Administration contribuant, pour une large part, à mettre a jour un service très chargé qui, à son arrivée, présentait un retard considérable. Ayant intégré la nouvelle direction générale de la Sécurité sociale créée par Pierre Laroque comme sous-chef du 14e bureau, elle y était promue administrateur civil le 1er janvier 1946 et en gravira tous les échelons de son corps jusqu'à sa retraite, début 1972. Très consciencieuse, ardente au travail, exerçant une forte ascendance sur ses collègues dès ses premières années, organisatrice, Mme Goldstein a largement contribué à l'application de la nouvelle législation de la sécurité sociale dans son secteur d'activité sur lequel elle avait acquis des connaissances professionnelles et juridiques approfondies, sur les régimes spéciaux et leurs principes. Elle y était devenue la spécialiste des affaires complexes, pendantes devant les juridictions administratives. Son dynamisme et sa vive intelligence se font sentir jusqu'à la dernière période de sa carrière.